Julien Haton de La Goupillière

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Julien Napoléon Haton de La Goupillière, né le à Bourges et mort le à Pau, est un savant français, directeur de l'École des mines de Paris de 1887 à 1900, président de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale de 1888 à 1892 et de la Société mathématique de France en 1890, et vice-président du conseil général des mines de 1900 à 1903. Il était doyen de l'Académie des sciences.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julien Haton de La Goupillière est le petit-fils du général Jean Martin Petit (1772-1856) et de Louis Haton, et le fils de Charles Haton de La Goupillière, président à la Cour d'appel de Paris, et de Rose Eugénie Claire Petit. Il est le beau-frère de Maurice de Lélée[1].

Julien Haton de La Goupillière est diplomé de Polytechnique promotion 1850 et Corps des Mines 1852. Il passe son doctorat es sciences mathématiques en 1857[1]. Il fut le plus jeune de sa promotion, puis le dernier survivant des promotions Polytechnique antérieures au Second Empire[1].

Il est chargé des cours préparatoires de Mines, couvrant la chimie générale en 1855-56, la mécanique et les machines en 1855-62, la mécanique et analyses en 1856-75, et y enseigne la topographie en 1857-62. Il est professeur suppléant puis professeur d'exploitation des machines à Mines de 1872 à 1888 (succédant à Pierre Jules Callon), et professeur suppléant en mécanique physique et expériementale à la faculté des sciences de Paris. Il est examinateur d'admission à Polytechnique de 1862 à à 1879[a], et directeur de l'école des Mines de Paris de 1887 à 1900 et lance les cours de Chimie et électricité industrielles[1].

En 1901, le ministre des travaux publics l'appelle à prendre la présidence du Conseil général des Mines[1].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Les travaux de Julien Haton de La Goupillière ont porté sur les développées et développoïdes successives des courbes planes, les méthodes de transformation en géométrie et en physique mathématique, et sur la géométrie des masses[1].

À la tête de la commission du grisou, il œuvre à l'amélioration de la sécurité des mines, l'introduction des explosifs de sûreté et contribue à la mise en place de la grisoumétrie[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1900 : Grand officier de la Légion d'honneur[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il aurait fait passer un concours d'entrée à 21.000 étudiants toutes écoles confondues selon ses propres dires.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]