Judith Revel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Revel.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Cet article ou cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (février 2008).

Pour améliorer la vérifiabilité de l'article, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).

Judith Revel
Description de l'image Silhouette-personne.svg.
Naissance (49 ans)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession
Enseignant-chercheur
Activité principale
Professeur des universités, université Paris Ouest Nanterre La Défense
Formation
Conjoint

Judith Revel, née le 12 juin 1966, est philosophe, italianiste et traductrice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'historien et ancien président de l'EHESS Jacques Revel, ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, Judith Revel est spécialiste des pensées française et italienne contemporaines. Après un premier doctorat de philosophie obtenu en Italie sous la double direction de Giacomo Marramao et de Vincent Descombes, elle a soutenu en France une thèse de doctorat en philosophie préparée sous la direction de Marcel Gauchet, intitulée Différence et discontinuité dans la pensée de Michel Foucault : langage, histoire, subjectivité (EHESS, 2005)[1].

Après avoir passé de nombreuses années en Italie, elle a été élue maître de conférences à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Elle est depuis 2014 professeur de philosophie contemporaine à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense et membre du laboratoire Sophiapol (EA3532).

Elle est membre du Bureau scientifique du Centre Michel Foucault, qui gère l'archive du philosophe déposé auprès de l'IMEC,; et membre du Conseil Scientifique de l'IMEC.

Elle est régulièrement professeur invitée à l'université nationale de San Martín (UNSAM), Buenos Aires, Argentine, dont elle fait partie du Collège Doctoral.

Ses recherches dont en grande partie axées sur la pensée de Michel Foucault, à qui elle a consacré plusieurs livres et de nombreux articles, en particulier autour de deux thèmes - les rapports entre philosophie du langage et littérature (développés en particulier par Foucault dans les années 1960), et le passage de la biopolitique à la subjectivation (chez Foucault entre la fin des années 1970 et au début des années 1980). Elle est en particulier redevable aux travaux du philosophe américain d'Arnold I. Davidson, avec lequel elle a en commun une tentative de réactualisation des thématiques éthico-politiques foucaldiennes.

Depuis le début des années 2010, elle travaille plus généralement sur la philosophie du second après-guerre, et sur la manière dont une certaine pratique de la philosophie a tenté de problématiser à la fois sa propre situation historique et la possibilité d'intervenir dans le présent en entrecroisant les références à la pensée politique, à l'historiographie et à l'esthétique.

Dans ce contexte, elle étudie aujourd'hui les différentes représentations de l'histoire dans la pensée française depuis les années 1950; elle prolonge aussi son enquête du côté de certaines lectures italiennes du poststructuralisme français (opéraisme et post-opéraisme italiens, pensées de Giorgio Agamben et de Roberto Esposito, Italian Theory).

Elle développe par ailleurs une série de thèses sur les théorisations du politique avant et après 1968 et sur la refonte nécessaire des concepts politiques de la modernité, dans le silage de l'opéraïsme italien et plus particulièrement des analyses du philosophe Antonio (dit Toni) Negri, dont elle est la compagne.

Depuis 2010, elle travaille en particulier sur la notion de "commun" comme alternative à la dichotomie publique/privé.

Parallèlement aux enseignements qu'elle tient dans son université, Judith Revel a animé entre 2008 et 2015 un séminaire de recherche à l'EHESS consacré à l'histoire des engagements intellectuels au XXe siècle (avec Perrine Simon-Nahum et Vincent Duclert; puis avec P. Simon-Nahum et Danilo Scholz).

Elle co-anime depuis 2011 un séminaire à l'ENS Ulm (avec P. Simon-Nahum) sur les rapports entre pensée politique, linguistique et expérimentation littéraire en France depuis 1945.

Bibliographie (livres en français)[modifier | modifier le code]

  • Michel Foucault, expériences de la pensée éd. Bordas 2005 (ISBN 978-2047299449)
  • Qui a peur de la banlieue? éd. Bayard jeunesse 2008 (ISBN 978-2227477575)
  • Dictionnaire Foucault éd. Ellipses 2009 (ISBN 978-2729841799)
  • Foucault, une pensée du discontinu éd. Fayard/Mille et une nuits 2010 (ISBN 978-2755501452)
  • Dictionnaire politique à l'usage des gouvernés, éd. Bayard, 2012.
  • Un malentendu philosophique. Foucault, Derrida et l'affaire Descartes, éd. Bayard Culture 2015 (ISBN 978-2227487185).
  • Foucault avec Merleau-Ponty. Ontologie politique, présentisme et histoire, éd. Vrin, 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche sur le site officiel de recensement des thèses, avec résumé.
  2. http://www.univ-paris1.fr/recherche/page-perso/page/?tx_oxcspagepersonnel_pi1[uid]=jrevel