Giorgio Agamben

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Giorgio Agamben
Giorgio Agamben, wall portrait.jpg

Portrait d' Agamben (graffiti) à
La Demeure du Chaos (Musée l'Organe)

Naissance
(74 ans)
À Rome
Drapeau de l'Italie Italie
Nationalité
Principaux intérêts
Influencé par
Distinction

Giorgio Agamben (né le à Rome) est un philosophe italien, spécialiste de la pensée de Walter Benjamin, de Heidegger, de Carl Schmitt et d'Aby Warburg ; il est particulièrement tourné vers l'histoire des concepts, surtout en philosophie médiévale et dans l'étude généalogique des catégories du droit et de la théologie. La notion de biopolitique, empruntée à Foucault, est au cœur de nombre de ses ouvrages.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Diplômé en droit et philosophie, Agamben fait sa thèse sur Simone Weil, puis participe, en tant que post-doctorant, aux séminaires de Heidegger sur Hegel et Héraclite[1].

Après avoir enseigné successivement à l'université de Macerata et à l'université de Vérone, Giorgio Agamben devient en 2003 professeur d'Esthétique à l'université IUAV de Venise. Il démissionne de l'enseignement universitaire italien en 2009[2]. Il a aussi tenu un séminaire au Collège international de philosophie, dont il a présidé l'assemblée collégiale de 1986 à 1993.

Giorgio Agamben est un grand lecteur de Walter Benjamin et de Jacob Taubes, dont il a édité en Italie les œuvres complètes[1]. Après sa formation avec et autour de Heidegger, l'œuvre de Michel Foucault constitue pour lui une référence, œuvre dont il fournit une lecture très personnelle (passionnante, mais qui suscite les discussions). Parmi les autres philosophes ayant influencé ses travaux, on peut citer J. Derrida, Guy Debord, H. Arendt, l'historien de l'art Aby Warburg (il travailla à la Warburg Institute Library en 1974-75[1]), Carl Schmitt ou encore Nietzsche. Il s'appuie en outre sur les travaux de nombreux autres champs, dont en particulier l'histoire du droit, la théologie (évoquant régulièrement la mystique juive ou chrétienne), et l'histoire de l'art.

Ses ouvrages abordent des questions assez diverses, concernant le langage, la théologie de Paul de Tarse sous l'influence des travaux de Taubes, l'animal et l'homme, dans la ligne de Heidegger, le désir, les passions, d'après Aristote et Freud.

En 2006, Giorgio Agamben a reçu le prestigieux Prix européen de l'essai Charles Veillon[3] pour l’ensemble de son œuvre.

Aujourd'hui encore il intervient régulièrement en organisant des séminaires à l'université Paris VIII (Vincennes–Saint-Denis) comme en 2011 où il propose un séminaire intitulé « Je le veux. Je l'ordonne. Archéologie du commandement et de la volonté. »

Philosophie politique[modifier | modifier le code]

Giorgio Agamben développe une philosophie politique, amorcée dans sa trilogie Homo Sacer. Il examine la notion d'« état d'exception », la question du droit et du dépassement du droit par le souverain en commentant la controverse Carl Schmitt-Walter Benjamin à ce sujet (Homo Sacer. I, Le pouvoir souverain et la vie nue). Il défend l'idée que l'état d'exception tend à devenir indiscernable de la situation « normale », reprenant celle-ci des Thèses sur la philosophie de l'histoire de Benjamin. De Michel Foucault, il reprend le thème de la biopolitique développé dans le tome I de l'Histoire de la sexualité, soit l'ambition, qui est celle du pouvoir contemporain, d'intervenir jusque dans la vie biologique des individus (dans le sens même de zoé, ou « vie nue ») et de gérer les citoyens comme de simples vivants. Ce faisant il établit une ligne de continuité entre la conception de la politique des nazis et celle de l'occident contemporain, notamment dans Moyens sans fins, où il analyse le camp comme « l'espace biopolitique le plus absolu », dans la mesure où l'homme y essaie de réduire l'homme à une pure « vie nue ». Les interrogations sur le nazisme sont au cœur de ses préoccupations, et l'ont aussi conduit à questionner la notion de témoignage en problématisant celle-ci, après les travaux de J.-F. Lyotard, à la lumière du débat soulevé par l'émergence du négationnisme (Homo sacer. III, Ce qui reste d'Auschwitz : l'archive et le témoin).

La Nymphe et le Berger, tableau du Titien commenté dans L'Ouvert. De l'homme à l'animal.

Dans L'Ouvert : de l'homme à l'animal (2002), il enquête sur ce qu'il appelle le « dispositif anthropogénique » constituant l'humanité de l'homme par différence avec l'animal, cette frontière passant au sein de l'homme lui-même via la distinction aristotélicienne entre « vie végétative », « vie animale » et « vie contemplative ». Commentant tour à tour Kojève, Bataille, Guillaume de Paris, Thomas d'Aquin, von Uexküll, Heidegger, Walter Benjamin, le gnostique Basilide et Titien, il s'interroge ainsi sur la constitution de ce dispositif et son avenir à l'âge de la biopolitique.

Cette lecture de Foucault, à la lumière de Schmitt et de Heidegger, ainsi que son insistance à s'attacher au thème de la « vie nue » (zoé, par contraste avec bios (βίος)), ont donné lieu à de très vifs débats avec les foucaldiens, et plus généralement avec tous ceux qui appréhendent le thème de la biopolitique de manière politique, pour lesquels G. Agamben renaturalise le politique tout en en faisant une instance du négatif ou, au mieux, un « reste » [réf. nécessaire][4].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Stanze : parole et fantasme dans la culture occidentale, traduit par Yves Hersant, Paris, Christian Bourgois, 1981 (réédition augmentée d'une préface, Paris, Payot & Rivages, 1994)
  • La fin de la pensée, traduit par Gérard Macé, Paris, Nouveau Commerce, 1982 (reprise du texte publié dans la revue Le nouveau commerce no 53-54, Paris, automne 1982)
  • Enfance et histoire, traduit par Yves Hersant, Paris, Payot, 1989, 2000
  • Le Langage et la mort, traduit par Marilène Raiola, Paris, Christian Bourgois, 1997
  • Idée de la prose, traduit par Gérard Macé, Paris, Christian Bourgois, 1988 (réédition poche chez le même éditeur, collection "Titre", 1998)
  • La Communauté qui vient : théorie de la singularité quelconque, traduit par Marilène Raiola, Paris, Éditions du Seuil, 1990.
  • Moyens sans fins, Paris, Payot & Rivages, 1995
  • Bartleby, ou La création, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 1995
  • L'Homme sans contenu, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 1996
  • Homo Sacer. I, Le pouvoir souverain et la vie nue, traduit par Marilène Raiola, Paris, Éditions du Seuil, 1997
  • Image et mémoire, traduit par Gilles A. Tiberghien, Éditions Hoebeke, 1998
  • Homo Sacer. III, Ce qui reste d'Auschwitz : l'archive et le témoin, traduit par Pierre Alfieri, Paris, Payot & Rivages, 1999
  • Le Temps qui reste : un commentaire de l'Épître aux Romains, traduit par Judith Revel, Paris, Payot & Rivages, 2000
  • La Fin du poème, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 2002
  • L'Ouvert : de l'homme et de l'animal, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2002
  • Homo Sacer. II, 1, État d'exception, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, 2003
  • L'Ombre de l'amour : le concept d'amour chez Heidegger (avec Valeria Piazza), traduit par Joël Gayraud et Charles Alunni, Paris, Payot & Rivages, 2003
  • Profanations, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2005, Prix européen de l'essai Charles Veillon 2006 (également décerné pour l'ensemble de son œuvre[5])
  • La Puissance de la pensée : essais et conférences, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2006
  • Qu'est-ce qu'un dispositif?, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2007
  • L'Amitié, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2007
  • Signatura rerum : sur la méthode, traduit par Joël Gayraud, Paris, Vrin, 2008
  • Qu'est-ce que le contemporain ?, traduit par Maxime Rovere, Paris, Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque », 2008 (repris in Nudités)
  • Homo Sacer. II, 2, Le Règne et la gloire, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Paris, Éditions du Seuil, 2008[6]
  • Homo Sacer, II, 3, Le Sacrement du langage archéologie du serment), traduit par Joël Gayraud, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques – Poche », 2009
  • Nudités, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, coll. « Bibliothèques rivages », 2009
  • Homo Sacer. IV, 1, De la très haute pauvreté : règles et forme de vie, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2011
  • Homo Sacer. II, 5, Opus Dei: archéologie de l'office, traduit par Martin Rueff, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 2012
  • Qu'est-ce que le commandement ?, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2013
  • Pilate et Jésus, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, coll. « Bibliothèque Rivages », 2014
  • Homo Sacer II, 4, La Guerre civile : pour une théorie politique de la stasis, traduit par Joël Gayraud, Paris, Points, 2015
  • Homo Sacer, IV, 2, L'Usage des corps, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique, 2015
  • L'Aventure, Paris, Payot & Rivages, 2016 (à paraitre en août 2016) http://www.edizioninottetempo.it/it/foreign-rights/book/i/-244

Articles[modifier | modifier le code]

  • La glossolalie comme problème philosophique, in Discours psychanalytique no 6, Paris, Joseph Clims, octobre 1983
  • Le philosophe et la Muse, in Le nouveau commerce no 62-63, Paris, 1985
  • Fictions philosophiques et Science-fiction de Guy Lardreau, in Annuaire philosophique 1988-1989 (collectif, dir. François Wahl, Paris, Seuil, 1989)
  • La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque, in Futur Antérieur 1, Paris, L'Harmattan, mars, 1990 (extrait de l'ouvrage du même titre)
  • Gloses marginales aux Commentaires sur la société du spectacle, in Futur Antérieur 2, Paris, L'Harmattan, 1990 (repris in Moyens sans fin)
  • Notes sur le geste, in Trafic no 1, Paris, POL, 1991
  • Pour une éthique du cinéma, in Trafic no 3, Paris, POL, 1992
  • Le commun: comment en faire usage, in Futur antérieur 9 1992/1, Association Multitudes, 1992
  • Forme-de-vie, in Futur Antérieur 15, Paris, Association Multitude, 1993
  • Au-delà des droits de l'homme, in Libération, 9/10 juin 1993
  • Avant Berlusconi. Voyage dans l'Italie des années quatre-vingt, in Futur Antérieur 23-24, Paris, Association Multitude, 1994
  • Le silence des mots, in La Nouvelle Revue française no 508, Paris, nrf, mai 1995
  • La vie nue, in Revue de littérature générale 95/1, Paris, POL, 1995
  • Du noir, in Dédale 1-2, Paris, Maisonneuve et Larose, 1995
  • A propos de jean-Luc Godard, in Le monde des livres, 6 octobre 1995
  • Bataille et le paradoxe de la souveraineté, in Liberté Volume 38, numéro 3 (225), Collectif Liberté, juin 1996
  • Le corps à venir, in Les saisons de la danse 292, Au bureau de la revue, 1997
  • L'immanence absolue, in Gilles Deleuze. une vie philosophique (collectif, dir. Eric Alliez), Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo, 1998 (actes des Rencontres Internationales autour de gilles Deleuze, Rio de Janeiro - Sao Paulo des 10-14 juin 1996)
  • L'atelier absent, in Vacarme 2001/2 (no 15), Association Vacarme, 2001
  • Gènes et la peste, in L'humanité, 27 août 2001
  • Le pire des régimes, in Le monde diplomatique, 23 mars 2002
  • Europe des libertés ou Europe des polices?, in Le monde diplomatique, 4 octobre 2002
  • L’état d'exception, in Le monde diplomatique, 12 décembre 2002
  • Préface du catalogue d'exposition Henri Michaux Opera Graffica, libri illustrati, Venise, Galerie Bordas, 2003
  • "Mauvais souvenirs": À propos de la difficulté d'une amnistie en Italie, in Multitude, Association Multitude, 2004
  • Non au tatouage biopolitique, in Le monde diplomatique, 10 janvier 2004
  • Archipel de l'exception, in Cultures & Conflits 68: Circulation et archipels de l'exception, hivers 2007
  • Terrorisme ou Tragi-Comédie, in Libération, 19 novembre 2008
  • Idées neuves - Le Règne et la Gloire, in Le magazine littéraire 480, 2008
  • Le Messie, in Saint Paul, juif et apôtre des nations: conférences de Carême à Notre-dame de Paris (collectif), Paris, Parole et silence, avril 2008 (Actes des conférences - conférence de G. Agamben, le 8 mars 2008)
  • De la guerre civile permanente (Agamben lit Tiqqun), in Contretemps, 29 avril 2009
  • Note liminaire sur le concept de démocratie, in Démocratie, dans quel état ? (collectif), Paris, La Fabrique, 2009 (avec Alain Badiou, Daniel Bensaïd, Wendy Brown, Jean-Luc Nancy, Jacques Rancière, Kristin Ross et Slavoj Zizek, )
  • Qu'est ce qu'un mystère, in Le voyage initiatique (collectif, dir. Nadia Benjelloun), Paris, Albin Michel, 2011 (avec Ali Benmakhlouf, Marie Balmary, Karima Berger, Barbara Cassin, Dany-Robert Dufour, Jean-Michel Hirt, Robert Lanquart, Abdelwahab Meddeb, Jean-Luc Nancy, Daniel Mesguich, Max-Jean Zins)
  • Le livre face au piège de la marchandisation (avec Michel Butel), in Le Monde, 5 septembre 2012
  • Introduction, in Baudelaire de Walter Benjamin (édition établie par G. Agamben, B. Chitussi et C-C. Harle), Paris, La Fabrique, 2013
  • Art, désœuvrement, politique, in Failles no 3: Existence / Inexistence, Caen, Nous, 2014
  • Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie, in Le monde diplomatique, janvier 2014 (repris in Manière de voir 140; Vous avez dits terrorisme?, avril-mai 2016, sous le titre Sécurité contre libertés)
  • Un auteur messianique, in Critique no 1034-1035, Juin-Juillet 2015: Pierre Klossowxki, Paris, Minuit Éditions, 2015
  • Klossowski et la question de l'image, in Critique no 1034-1035, Juin-Juillet 2015: Pierre Klossowxki, Paris, Minuit Éditions, 2015
  • L'état d'urgence n'est pas le bouclier de la démocratie, in Le Monde, 24 décembre 2015
  • De l'État de droit à l'État de sécurité, in Résister à la terreur (collectif, dir. Nicolas Truong), La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, 2016 (reprise du texte commandé par le responsable de la rubrique Le Monde des Idées N. Truong, et publié dans le quotidien à la date du 23 décembre 2015 - et ce, comme l'ensemble des contributeurs de cet ouvrage)

Préfaces et postfaces[modifier | modifier le code]

  • Préface à Philosophes à vendre et autres écrits de Lucien, Paris, Payot, juin 1992
  • Postface à Exil de Toni Negri, Paris, Mille et une nuits, 1998
  • Préface à Mes poèmes ne changeront pas le monde de Patrizia Cavalli, Paris, des femmes Antoinette Fouque, 2007 (Editions bilingue)
  • Introduction à La fête et la machine mythologique de Furie Jesi (traduction de Fabien Vallos), Paris, MIX, 2008

Conférences et entretiens[modifier | modifier le code]

  • Présentation publique et filmée de l'ouvrage Contributions à la guerre en cours de Tiqqun (collectif), Paris; La Fabrique, 2009 (réédition des trois textes suivants - publiés à l'origine dans Tiqqun 2, organe de liaison au sein du pari imaginaire, en octobre 2001: Introduction à la guerre civile, Une métaphysique critique pourrait naître comme science des dispositifs, et Comment faire?, 22 avril 2009
  • Le gouvernement de l'insécurité, entretien avec Andrea Cortellessa in Penser à gauche. Figures de la pensée critique aujourd'hui, Paris, Amsterdam, 2011

Acteur[modifier | modifier le code]

  • L’Évangile selon saint Mathieu, de Pier paolo Pasolini, Arco film - Lux Compagnie, 133 minutes, 1964 (Giorgio agamben joue le rôle de Philippe)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles A. Tiberghien, La Voix et la Puissance (Giorgio Agamben), in La Nouvelle Revue Française no 508, Paris, nrf, 1995
  • Alain Badiou, Sur le livre de Giorgio Agamben. La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque, Entretemps (intervention dans le cadre du Collège International de Philosophie, 1990)
  • Claudine Kahan et Philippe Mesnard, Agamben à l'épreuve d'Auschwitz, Paris, Kimé, 2001
  • Katia Genel, Le biopouvoir chez Foucault et agamben, in Methodos 4/2004: Penser le corps, Université Lille 3 UMR 8163 (STL), 2004
  • Eric Marty, Agamben et les taches de l'intellectuel, in Les Temps Modernes 2004/1 (no 626), Paris, Gallimars, 2004 (repris in Une querelle avec Alain badiou, philosophe, Paris, Gallimard, 2007), 2004 et 2007
  • François Meyronnis, Tout autre. Une confession, Paris Gallimard (collection L'Infini), 2012 (Julien Coupat, Agamben et son plat de nouilles, extraits in Bibliobs, 29 novembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]