Johann Matthias von der Schulenburg

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Johann Matthias von der Schulenburg
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Biographie
Naissance
Décès
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VéroneVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Activité
Collectionneur d'artVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Distinction

Johann Matthias von der Schulenburg, ou, en français, Schulembourg[1], né le à Emden près de Magdebourg et mort le à Vérone, fut un militaire au service de l'Autriche et de Venise au XVIIIe siècle. Il fut aussi un grand collectionneur d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Matthias von der Schulenburg est le fils de Gustavus Adolphus, baron von der Schulenburg et de Petronella Ottilie von Schwencke. Il est notamment le frère d'Ermengarde Melusine von der Schulenburg, maitresse officielle du roi George 1er, duc de Brunswick-Lunebourg (Hanovre), prince-électeur du Saint-Empire romain germanique et roi de Grande-Bretagne à partir de 1714.

Engagé dans le métier des armes, il accomplit une brillante carrière militaire au service de la Hongrie, de la maison de Savoie, de la Saxe (contre Charles XII de Suède) et de Venise. Il participa à la bataille de Malplaquet aux côtés du Prince Eugène.

En 1715 il est engagé par la République de Venise pour prendre le commandement de son armée lors de la seconde guerre de Morée, dont le régime Ottoman d'Ahmet III avait pris l'initiative en 1714.

La guerre avait alors pris un tour catastrophique. La République venait de perdre la Morée qu'elle avait conquis lors de la brillante campagne du doge Francesco Morosini lors de la guerre précédente et l'imminence du siège de Corfou menaçait sa domination sur l'Adriatique, ses possessions de Dalmatie, voire Venise même.

Schulenburg se rend lui à Corfou dont il organise la défense en personne. En 1716, il fait face au débarquement de forces ottomanes largement supérieures. Confronté à un assaut massif qui risquait de submerger les défenses, il renverse la situation par une audacieuse sortie qui contraint les Ottomans à la fuite. Après avoir compromis leur rembarquement, il reprend l'offensive sur la côte albanaise où il réalise de nouvelles conquêtes territoriales interrompues par la paix de Passarowitz.

Son action lui vaut de rester à la tête des armées vénitiennes pratiquement jusqu'à sa mort, avec une pension annuelle de 5 000 ducats.

S'il ne put empêcher le déclin militaire de Venise, notamment de sa marine, sur laquelle il n'avait pas autorité, il plaida infatigablement en faveur du maintien de l'effectif et du bon ordre de l'infanterie et pour l'entretien des places-fortes.

Ses liens avec les milieux impériaux et la famille royale anglaise, servirent la réorientation de la politique étrangère vénitienne, dont il fut un diplomate officieux.

Installé dans le palais Loredan sur le Grand Canal, Schulenburg fut aussi un grand amateur d'art. Mécène et collectionneur, il acheta la collection de Charles III Ferdinand de Mantoue, et soutint Gianantonio Guardi, frère de Francesco Guardi.Il a notamment été le contemporain d'un autre important mécène allemand, Sigismund Streit.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Cf. Voltaire, Histoire de Charles XII, Bâle, Christian Revis, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]