Joël-Claude Meffre

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Joël-Claude Meffre
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Portrait de Joël-Claude Meffre
Naissance (67 ans)
Séguret Vaucluse
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  1. L’abord (2003)
  2. L’aboi sans fin (2008)
  3. Respirer par les yeux (2008)
  4. Trois figures d’oubli (2009)
  5. Tique (2010)

Joël-Claude Meffre est un poète français né le à Séguret, dans le département de Vaucluse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de viticulteurs comtadins, il a passé son enfance en milieu rural et réside aujourd’hui près de Vaison-la-Romaine. Archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), il a une bibliographie scientifique d'une centaine de titres. Ayant étudié la littérature et la philologie, il a milité de nombreuses années pour la reconnaissance de la langue et de la littérature occitanes, ce qui l’a amené à rencontrer écrivains, chercheurs, locuteurs de l'occitan et à publier des textes poétiques et scientifiques dans cette langue. En 1978, le poète Bernard Vargaftig l’incite à poursuivre ses travaux poétiques en français. L’œuvre et la rencontre de Philippe Jaccottet ont également été déterminantes dans ce passage à l’écriture. Sa formation d’archéologue fait qu’il étudie le passé, mais tout à la fois, il « nous inscrit, nous lecteurs, dans un futur, le nôtre habitable parce que, déjà, habité de ces mots à venir, mais enfouis sous Le témoignage de la poussière[1]

Au début des années 1990, il rencontre le soufisme et son enseignement spirituel. Il approfondit ses connaissances du monde arabo-musulman et publie des essais sur le soufisme aujourd’hui : tout particulièrement sur le saint soufi Mansur al-Hallaj. Cet engagement le conduit à des collaborations artistiques (avec Faouzi Skali) et littéraires (avec Pierre Lory et Claude Louis-Combet). Il publie se premiers livres grâce à l’éditeur Bruno Roy aux Éditions Fata Morgana. Dans les années 2000, il noue des liens étroits avec des poètes et écrivains, tels que Antoine Emaz [2], James Sacré, Emmanuel Laugier, Hubert Haddad, Joël Vernet, Henri Raynal, Jean-Baptiste Para, Michaël La Chance. Il écrit des notes de lecture pour la revue littéraire Europe. Sa démarche à la fois spirituelle et poétique le conduit à dialoguer avec les poètes Jeanine Baude, Pierre-Yves Soucy, le philosophe Laurent Bove, le physicien cosmologiste Renaud Parentani, et les compositeurs suisses Christian Henking et Gérard Zinsstag.

Outre son intérêt pour la spiritualité, Joël-Claude Meffre s’intéresse à la peinture, ses complicités avec certains peintres (Albert Woda, Michel Steiner, Jean-Gilles Badaire, Anne Slacik, Jacques Clauzel, Youl Criner, Alberto Zamboni, Catherine Bolle, Bénédicte Plumey, le calligraphe irakien Ghani Alani), Sylvie Deparis, Jean-Christophe Philippi, Hervé Bordas, etc. - lui ont donné l’occasion de réaliser nombre de livres d’artistes. À ces tirages limités, accompagnés d’estampes, il faut ajouter les nombreuses productions monographiques de livres manuscrits à exemplaire unique ou tirages limités avec des inclusions de métal, de verre, de fibres[3]. Joël-Claude Meffre est membre de la Maison des écrivains et de la littérature (Paris), il contribue régulièrement dans des revues : Détours d’écriture (dirigée par Patrick Hutchinson), Europe, Revue de littérature alsacienne, N4728 (cf. les no 9, 11, 18, 19), Revue de Belles Lettres Suisses, Propos de Campagne, Revue Sorgue, moriturus (no. 5, 2005), Autre SUD, Conférence (no. 25, automne 2007), Nunc, L'Étrangère, La revue Nu(e), Triage, L’Animal, Le Frisson Esthétique, Lieux d’Être.

Outre ses lectures de poésies, il manifeste un intérêt pour l'art action et fait partie des groupes Protocole Meta avec Jean-Paul Thibeau.

Consultant pour les éditions Les Alpes de Lumière.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Essais, poésies, nouvelles, récits.[modifier | modifier le code]

  • Le face à face des cœurs. Une approche du soufisme aujourd’hui, Le Relié, Gordes, 2000. Avec Faouzi Skali,
  • Une geste des signes, avec Ghani Alani calligraphe irakien, (essai sur la calligraphie arabe et la spiritualité de l’islam) préface de Salah Stétié, Fata Morgana, 2002, 96 p.
  • L’abord (poèmes), Fata Morgana, 2003, 48 p.
  • L’aboi sans fin (récits), Paris, Circa 1924, 2008. Avec quatre pointes sèches d’Albert Woda. Cf. recension Romain Verger Membrane, 2010.
  • Respirer par les yeux, éd. Wigwam, 2008, 16 p. Cf. recension Romain Verger, Diérèse, 43, 2008; et note de lecture par Antoine Emaz dans Poezibao 25 novembre 2008.
  • Entre vents, racines et rocs / Among Winds, Roots and Rocks. Explorations of Mont Ventoux in Provence / Par les traverses du Mont Ventoux, poèmes accompagnés de 24 photographies de Léonard Sussman, La part des Anges Éditions, 2009 (édition bilingue français/anglais, trad. Delia Morris et Bonnie Stein). Présenté en 2009 à La Rochelle[4].
  • Trois figures d’oubli, Tarabuste, 2009, 110 p. Cf. note de lecture par Antoine Emaz dans Poezibao 28 juillet 2009.
  • Tique, Propos de Campagne, 2010. Cf. recension de Paul de Brancion[5].
  • Témoignage de la poussière, (autour de la figure du soufi Mansûr al-Hllâj, préface de Pierre Lory, postface de Claude Louis-Combet, éd. de Courlevour, 2010. Avec des monotypes de Bénédicte Plumey.
  • Ce jour / empreinte, L’arbre à Paroles, Maison de la poésie d’Amay (Belgique), 2009.
  • Les textes La voix au loin et Empreinte ont été écrits pour le compositeur suisse Christian Henking, (musique pour voix de récitant et quatuor à cordes), créés en 2008.
  • Seul, l'écho est un poème écrit pour le compositeur Gérard Zinsstag, pour voix (mezzo ou alto) et ensemble instrumental (durée 15 minutes). Création le 1er juin 2013 à Copenhague par l'Athelas Sinfonietta (voix Francine Vis, direction Pierre-André Valade), avec le soutien de la fondation Pro Helvetia. Seul, l'écho, édition Ricordi, Munich, 2013.
  • La proie des yeux, avec 12 photographies d'Élizabeth Prouvost, Bernard Dumerchez, 2013, 61 p.
  • Instants, poème écrit pour le film d'artiste du même nom, réalisé par l'artiste Hannes Schüpbach ; traduction allemande Eleonore Frey, traduction anglaise Delia Morris. L'édition est précédée d'une introduction de Marco Baschera "Penser en images". Édité avec un DVD du film. Berlin, Revolver Publishing, 2014, 72 p.
  • La haie, récit, avec un dessin d'Albert Woda, Circa 1924, 2015.
  • Charogne, récit, éd. Approches, Textes nus, 2014, 6 p.
  • Sept printemps, in Les Carnets d'Eucharis, 2015, p. 110-118.
  • Maison de mémoire, Huit nouvelles. Le soupirail 2017, 75 p.
  • Discolorato, avec un texte en hommage à Pétrarque ; poème écrit pour le compositeur Gérard ZInsstag, œuvre pour voix de mezzo-soprano et petit ensemble d'instruments ; commande de Radio-France, France-Musique ; crée en avril 2017.
  • Aux alentours d'un monde, récits et poèmes, avec des photographies de H.-R. Meffre, à paraître aux éditions TItuli, Paris, 2019.

Livres d’artistes[modifier | modifier le code]

  • De la chaux sur les ombres, Fata Morgana, 2003, 24 p., peintures de Michel Causse.
  • Délivrée, Atelier des Grames, Gigondas, 2003, conception et réalisation de Bernard Souchière.
  • Dénouant, poèmes, Éditions de l’eau, Céret, 2002, manières noires d’Albert Woda.
  • Atteinte au visage (poèmes), dessins Michel Steiner, Fata Morgana, 2004, 24 p.
  • Les derniers papillons ont soif aussi…, 10 proses avec des peintures de Youl, Youl éd., 2008.
  • Dans les souffles, poèmes avec 3 peintures de Jean-Gilles Badaire, Fata Morgana, 2009, 24 p.
  • Ventoux, montagne en mémoire, poèmes, avec des peintures d’Anne Slacik, éd. Rivière, 2009.
  • Nue, la tombe, 14 poèmes avec une peinture et une conception de Béatrice Lacombe, éd. B. Lacombe, 2009.
  • Là où est l’arbre, avec des bois gravés de Ian Tyson, Encres et Lumière, (édition de la galerie Eric Linard, La Garde Adhémar) 2010.
  • Deux ou trois îlots de neige, avec des peintures de Sylvie Deparis, SD Éditions, 2010
  • Filicrânes, avec trois encres d'Hervé Bordas, (édition de la Galerie Bordas, Venise), 2012.
  • Lieu, avec trois eaux fortes sur soie de Claire Illouz, Éditions Claire Illouz, Paris, 2012. Cet ouvrage vient d'obtenir le prix Jean Lurçat de l'Académie des Beaux-Arts, novembre 2013.
  • Dépliement, avec un dessin à l'encre de Michel Barjol, Propos2 Éditions, 2013.
  • Dans la chambre du silence, avec 3 peintures-estampages de Simone Pellegrini, et traduction italienne, Fata Morgana, 2013.
  • Cyprès, 5 poèmes avec une peinture originale en technique mixte sur intissé et plusieurs photographies numériques de Sylvie Deparis, éditions S.D., 2013.
  • Vers les puits, suite de poèmes, avec 2 peintures d'Hervé Bordas, Approches Éditions, 2013.
  • Dans la chambre du silence, dans Une semaine de silence, livre bibliophilique réalisé par Jean-Noël Lázlό, avec d'autres poèmes de Marie-Claire Bancquart, Jean-Paul Daoust, Antoine Emaz, Alain Freixe,Lionel Ray, Richard Rognet ; chemises gaufrées par Sacha Stoliarova ; sérigaphie 1 couleur ; 17 exemplaires numérotés. La Ciotat, 2018.

Livres objets[modifier | modifier le code]

  • Dix poèmes sur les ronds noirs, livre-objet avec une peinture sur panneau de bois de Michel Barjol, éd. Galerie Annie Lagier, L’Isle-sur-Sorgue, 2010.

Textes sur les artistes plasticiens, photographes, écrivains[modifier | modifier le code]

  • « Vers l’ennuagement du monde » (sur le peintre Albert Woda), Catalogue Galerie Visconti, Paris, 2004.
  • « En posant pour Michel Steiner, Remarques sur le regard », La revue Nu(e), 2007.
  • « Sept poèmes offerts » (autour des œuvres peintes d’Albert Woda), Catalogue de la galerie Arthus, Bruxelles, 2008.
  • « Offertes à l’homme du texte », in Visions, Visitations, Passions, Hommage à Claude Louis-Combet, Éditions De Coulevour, 2008.
  • « Sur la peinture d’Alberto Zamboni », Catalogue de la Galerie Carzaniga, trad. en allemand et italien, Bâle 2010.
  • « Poème-affiche à propos du film de Hannes Schüpbach, „Contour“, traduit en allemand par E. Frey, Zürich, (conception H. Schüpbach), 2012 »
  • " Une humanité de tôle", Catalogue des œuvres du sculpteur Julien Allègre, 2012
  • "Anamnesis, initiatory for artist Haythem Zacharia, Goodman Gallery, Johannesburg, 2015 (texte en ligne) ; http://futurelabafrica.org/events/
  • " Notes sur quelques œuvres d'Haythem Zacharia", Paris, 2015 ; http://www.haythemzakaria.com/text/notes-sur-quelques-oeuvres-de-haythem-zakaria/
  • " Théopolis" : texte de présentation sur l'œuvre photographique du photographe Philippe CALANDRE, 2017
  • " Mains et corps dans l'œuvre sculptée de Davide Galbiati " ; (texte de catalogue), 2017.
  • " L'instant d'un geste", texte sur l'œuvre peint d'Annick Reymond, Catalogue 2017
  • " Notes sur l'œuvre peint de Jean Chollet", texte inédit, 2017
  • " Des sculptures tombées d'une étoile", texte pour un catalogue de Julien Allègre, 2017.
  • " La force introspective du dessin", texte pour un catalogue de Julien Cassignol, 2017.
  • " Gustave Roud et l'éternité des grandes routes blanches", dossier Gustave Roud, in : les carnets d'Eucharis ; 2018, pp. 45-47.
  • " Les sculptures de Dominique Coutelle : un rêve d'espace et de liberté" ; catalogue de l'artiste, 2018.
  • "Forêt de pinacles : une poétique de l'ensemecement", texte pour l'exposition "pinacles" de l'artiste Anaïs Lelièvre, cloître des Augustins, Toulouse, 2018.

En revue[modifier | modifier le code]

  • « Insondables/ je ne sais plus/ et j'écrirai », in : Revue d'art AEncrages. CO, 1982.
  • « Clapière / Eboulée» in : Détours d'écriture, 10, 1987
  • " Sept printemps" in : Les carnets d'Eucharis, 2015, pp. 110-118

Textes en ligne[modifier | modifier le code]

  • « Charogne », « Mémoires blanches », Remue.net
  • « « H » comme « Hirondelle, « H » comme « Hiroshima » », Mouvances, no. 10.
  • « Œil du cœur », « Crapaud », « Les faits 1934 », Extraits.
  • « Signes de nudité », Loxias, 6.
  • « Ces noms qui ne sont plus de personne », Conférence, 25.
  • « La méta intention ou le chemin de l'énigme le long du mur de la peste », Protocoles méta.

Textes et ouvrages en langue occitane[modifier | modifier le code]

  • "Lo cançonier de Mont-Joia : anthologie de chants et musiques de Provence." Préfacier Jan-Maria Carlotti. Éditeurs Jan-Maria Carlotti, PAtrice Comte. 136 p. Aix-en-Provence, 1976.
  • Cants tradicionaus e populars.

Références[modifier | modifier le code]

  1. C.Vogels, « Rencontre avec Joël-Claude Meffre », Le Chant des Mots, Anger, avril 2011.
  2. Cf. Antoine Emaz, « Respirer par les yeux, de Joël-Claude Meffre » PaperBlog, 25 novembre 2008.
  3. Voir ainsi Murmure d’Hallaj et Trompe-l'œil, cf. Laurence Bourgeois, deux livres de verre
  4. Présentation avec Marie-Christine Moreau à La Rochelle en mars 2009.
  5. Cf. blog de Robert le Diable

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]