Jean Welz

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Jean Welz
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Le CapVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activités

Jean Welz (né Hans Max Friedrich Welz ou Johann Max Friedrich Welz[1]), né le à Salzbourg (Autriche) et mort en au Cap en Afrique du Sud, est un architecte en Europe puis il émigre en Afrique du Sud pour une nouvelle vie d'artiste[2].

Carrière d'architecte en Europe[modifier | modifier le code]

Attiré par la musique il hésite avec une carrière de chanteur d'opéra. À 18 ans, il entreprend des études d'architecture à la Kunstgewerbeschule de Vienne où enseignent Oskar Strnad et Josef Hoffmann, chez qui il travaillera par la suite. Son projet pour le pavillon de l'Autriche à l'exposition des Arts Décoratifs de 1925 n'est pas retenu. Blessé par cet échec face à un projet concurrent qui ne lui paraissait pas assez moderne, il dessine cependant des encadrements pour la décoration intérieure du pavillon. Hoffmann l'envoie à Paris pour suivre le chantier et il ne retournera plus en Autriche[2].

Il devient assistant d'Adolf Loos avec qui il travaille sur la construction de la maison de Tristan Tzara. Assidu aux expositions parisiennes et au Musée du Louvre, il découvre le travail de Pablo Picasso qui aura une influence durable sur sa seconde carrière[3]. Après des collaborations épisodiques chez Le Corbusier, Mallet-Stevens, il commence fin 1927 à travailler assez régulièrement pour Raymond Fischer jusqu'en 1935.

Son œuvre personnelle se réduit à deux constructions et trois projets montrant « une surprenante maîtrise de la recherche moderniste et de l'exploration des géométries aléatoires »[2].

Proche de la mairie d'Épinay-sur-Seine, le bâtiment du service social est une version altérée de la Maison Landau d'origine. Constituée d'un parallélépipède percé de trois grandes baies carrées et affublée d'un appendice de deux niveaux légèrement en retrait. À l'origine le bloc municipal imposait sa masse austère, deux volumes annexes beaucoup plus discrets abritant l'entrée de la maison et un garage[2].

Dans le 19e arrondissement de Paris, perchée sur la butte Bergeyre, on peut voir la Maison Zilvelli de 1933 comme un parallélépipède en béton sur pilotis. Sa longue façade ordonnée par un tracé régulateur corbuséen du type "Weissenhof" où les diagonales qui "compromettent les parties essentielles de la composition" sont données par la proportion de la trame constructive: 5,80 m entre portiques et 4,70 m de hauteur sous pilotis. L'égale division verticale entre solide et vide et les trois travées porteuses la compartimente en six rectangles identiques[2]. Cette maison de vingt mètres de long et de quatre mètres cinquante de large à flanc de colline reposant sur de frêles piliers cruciformes en béton armé s’élevant jusqu’à cinq mètres au-dessus du sol fait penser à Le Corbusier, mais le béton brut laisse ici apparaître les joints de chaque plaque de parement de façade et s’éloigne de l’aspect lissé de la Villa Savoye. Construites à dessein par Welz, les deux grandes fenêtres offrent des vues remarquables : celle de la façade Ouest offre une dégagée sur la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, alors que celle au Sud offre une vue sur toute la hauteur de la Tour Eiffel. La façade sud disposait d'un balcon constitué par une lame porteuse en béton avec un bureau et siège intégré formant un véritable bureau extérieur; la Préfecture fit détruire cette structure d'avant-garde. Ce patrimoine unique est en péril[4].

Artiste en Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Malgré la stimulation de la vie parisienne, il est conscient du danger représenté par la montée du fascisme pour la liberté d'expression. Aussi, en 1937, il émigre avec son épouse la journaliste danoise Inger Christensen et leur jeune fils vers l'Afrique du sud[5].

Il travaille dans l'architecture en relation avec le Département d'architecture de l'Université du Witwatersrand. Atteint de la tuberculose en 1939, il passe sa convalescence au sanatorium Springkell à Modderfontein, où il commence une activité de peintre de paysage, qui lui permet d'exposer à Johannesburg dès 1940. Il s'installe à Little Karoo cette même année, où il rencontre Hugo Naude avec qui il fonde l'Art Centre de Worcester. Il développe des techniques de travail au pastel, au charbon de bois et à la peinture à l'huile[5].

Il connait une rechute de tuberculose en 1968. Il s'installe à la fin de sa vie dans le quartier de Rondebosch au Cap jusqu'à son décès en 1975[6].

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1942 : première exposition personnelle, Le Cap
  • 1942 : South African Academy New Group Art Exhibitions.
  • 1948 : Overseas exhibition of South African Art, Tate Gallery
  • 1952 : Van Riebeeck Tercent Exhibition, Le Cap, Venice Bienalle.
  • 1953 : Rhodes Centenary Exhibition.
  • 1957 : Sao Paulo Bienalle.
  • 1966 : Republic Fest Exhibition, Pretoria.
  • 1970 : Prestige Retrospective Exhibition, South African National Art Gallery et[ Johannesburg Art Gallery[6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Miles, Elza. The world of Jean Welz. Vlaeberg, South Africa: Published for the Rembrandt van Rijn Art Foundation by Fernwood Press, 1997. 143pp. illus. (pt. color), portraits, bibliog. (pp. 141-142). ND1096.W44M56 1997X AFA. OCLC 39292360.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sources contradictoires
  2. a b c d et e Jean-Lous Avril, « La sauvegarde de la Maison Zilvelli de l'architecte autrichien Jean Welz », immod.org, (consulté le 26 décembre 2014)
  3. « Jean Welz (1900-1975) », johansborman.co.za, (consulté le 26 décembre 2014)
  4. Peter Wyeth, « Un Britannique découvre une pépite moderne à Paris », lecourrierdelarchitecte.com, (consulté le 26 décembre 2014)
  5. a et b « Welz, Jean, 1900-1975 », Smithsonian Institute Librarie (consulté le 26 décembre 2014)
  6. a et b « Jean Welz - South African Artist From Art History », the-art-world.com (consulté le 26 décembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]