Jean René Moreaux

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Jean René Moreaux
Naissance
Rocroi (Ardennes)
Décès (à 36 ans)
Thionville (Moselle)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1776-1795
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 13e colonne.

Jean René Moreaux (né le à Rocroi et mort le à Thionville dans la Moselle) est un général de division de la Révolution française.

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Fils de Geoffroy Moreaux, cabaretier et entrepreneur de bâtiment, et de Marie Mangin; petite fille de Marie-Louise Renart de Fuchsambert, il embrasse la carrière militaire à 18 ans.

Il fait un bref passage au Royal Marine et s'engage le 1er mars 1776, dans le régiment des grenadiers de l'Auxerrois. Fusillier puis grenadier le 1er janvier 1777, il participe à la guerre pour l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique où il côtoie le futur général Jourdan qu'il retrouve à la révolution. Lors de la défense de Sainte-Lucie le 15 décembre 1778, il a une jambe brisée par une balle.

Libéré le 14 novembre 1779, il revient à Rocroi, pour reprendre l'affaire de batiments et de travaux du génie militaire de son père. Cette connaissance, associée à celle de la place forte de Rocroi, lui sera fort utile plus tard lorsqu'il doit organiser le siège de Luxembourg.

Il se marie le 11 février 1782, avec Marie Collardeau dont la famille est bien implantée sur le plateau de Rocroi, et il mène une vie tranquille consacrée au travail, à sa famille et à ses cinq enfants tout en dirigeant une trentaine d'ouvriers quand la révolution vient bousculer ce bel ordonnancement.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Major de la garde nationale de Rocroi le 21 septembre 1789, il y organise la milice citoyenne, et il est élu lieutenant-colonel en premier le 20 septembre 1791, commandant le 1er bataillon de volontaires des Ardennes. Son beau-père le remplace à la tête de la garde nationale. Envoyé en garnison à Thionville, il prend part à la défense de cette ville du 24 août au 18 octobre 1792, puis il rejoint Longwy. Il est promu général de brigade le 15 mai 1793, et il est employé à l'armée de la Moselle le 15 mai 1793, sous Pully et chef du camp de Ketterich. Il s'empare de Leimen et y est blessé le 22 juillet 1793. général de division le 30 juillet 1793. il commande le corps des Vosges à la place de Pully le 6 septembre suivant. Les 12 et 14 septembre 1793, il est repoussé à Pirmasens et le 24 septembre il prend le commandement en chef de l'armée de la Moselle à la place du général Schauenburg, mais il refuse ce commandement pour cause de santé, il est remplacé par le général Delaunay le 1er octobre 1793. Chargé par le général Hoche du commandement des troupes depuis Sarrelouis jusqu'à Longwy en novembre 1793, il s'empare de Kaiserslautern le 1er janvier 1794, puis de Creutznach le 8 janvier suivant.

Chargé du commandement de l'aile droite de l'armée de la Moselle, (divisions Desbureaux, Moreaux et Ambert) le 22 mars 1794, il commande la partie de l'armée de la Moselle entre Longwy et Kaiserslautern le 21 mai 1794. Commandant par intérim l'armée de la Moselle du 2 au 11 juillet puis du 7 au 5 août 1794, il commande cette même armée le 11 juillet, et le 13 juillet il est vainqueur à Trippstadt, à Pellingen le 8 août, s'empare de Trèves le 9 août, puis de Birkenfeld, Oberstein, Kirn et Trarbach, enfin de Kreutznach le 16 octobre, de Bingen le 20 octobre, et entre à Coblentz le 23 octobre 1794. Le 2 novembre il s'empare du fort de Rheinfels, puis il dirige le siège de siège de Luxembourg fin décembre 1794.

Il meurt le 11 février 1795, à Thionville d'une fièvre qu'il contracte en visitant des soldats malades[1],[2]

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.

Son fils Pierre est maire d'Auvillers-les-Forges de 1816 au 22 novembre 1840. Un de ses petits-fils, Achille Armand Moreaux est directeur des ardoisières de Rimogne et maire de ce village[3]. Trois autres petits-fils furent peintres : François-René Moreaux, Léon Charles-Florent Moreaux et Louis-Auguste Moreaux.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 228
  • Étienne Charavay, Correspondance générale de Carnot, tome 3, imprimerie Nationale, , p. 144.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Reichel, Davout et l'art de la guerre: recherches sur la formation, l'action pendant la Révolution et les commandements du maréchal Davout, duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl, 1770-1823, Centre d'histoire et prospective militaires, 1975, p. 207.
  2. Six 1934, p. 228
  3. Page sur Achille Armand Moreaux