Jean Pezon

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Jean André Pezon ( à Saint-Pierre-le-Moûtier - ) est un militaire et as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte dix victoires aériennes homologuées. Il servira la France pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre de Corée.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pezon s'engage pour faire son service militaire comme volontaire, le , alors qu'il n'a que 17 ans. Il est engagé dans différentes unités d'artillerie, jusqu'à ce qu'il soit envoyé suivre une formation de pilote militaire, à Dijon, le . Le 12 mars, il est envoyé à Étampes. Le , il reçoit le brevet de pilote militaire no 6485. Le 7 août, il est promu au grade de brigadier et envoyé à Avord et à Pau pour y suivre une formation complémentaire[1].

Le , Pezon intègre l'Escadrille 90 comme pilote de SPAD. Le 16 mars, il est promu au grade de maréchal-des-logis. Le , il remporte sa première victoire aérienne en abattant un ballon d'observation allemand, faisant équipe avec Jean-Paul Ambrogi, au-dessus de Juville. Sa coopération avec Ambrogi, Maurice Bizot, Charles Macé, et d'autres pilotes français permet à Pezon de porter son nombre de victoires sur des ballons d'observation à neuf, le 29 octobre 1918. Il remporte également un combat sur un biplace de reconnaissance allemand[2].

En récompense de ses succès, Pezon est promu adjudant le . Il reçoit la Médaille militaire le 5 octobre, en plus de la Croix de Guerre avec cinq palmes et deux étoiles de bronze.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le , ayant été cité cinq fois à l'ordre de l'armée britannique, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur. Le 16 août, il est promu au grade de sous-lieutenant. Deux ans plus tard, il sera promu lieutenant[3].

En 1936, il est fait Officier de la Légion d'honneur, et le 14 juillet 1937, il est promu au grade de capitaine, au sein de la réserve[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Jean Pezon prend part à la Seconde Guerre mondiale. Il se bat en Afrique au sein des 5e régiment d'artillerie d'Afrique, 58e régiment d'artillerie d'Afrique, et du 5e groupe d'artillerie d'Afrique. Le , il est promu au sein de la réserve au grade de commandant.

Le , il reçoit sa dernière promotion et accède au grade de lieutenant-colonel. Le , il est fait Commandeur de la Légion d'honneur. Il est également Officier de l'ordre du Nichan-Iftikhar tunisien[1].

Lorsque Jean Pezon meurt le [1], il était le dernier as français de la Première Guerre mondiale[4].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman L. R. Franks et Frank W. Bailey, Over the front : a complete record of the fighter aces and units of the United States and French Air Services, 1914-1918, London, Grub Street,‎ , 228 p. (ISBN 978-0-948-81754-0 et 0-948-81754-2, lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 205
  2. (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 205–206
  3. (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918
  4. http://www.theaerodrome.com/forum/2000/9443-last-living-ace-2-a.html Retrieved on 9 September 2010.