Jean-Paul Dumont (historien de la philosophie antique)

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Jean-Paul Dumont
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Biographie
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Jean-Paul Dumont (né à Paris en 1933 et mort à Lille le ) est un historien de la philosophie antique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études secondaires au lycée Buffon à Paris et classes préparatoires au lycée Lakanal à Sceaux. Il reçoit l’enseignement de Claude Khodoss, puis de Marc-André Bloch. Études supérieures de philosophie à la Sorbonne. Il approfondit sa connaissance de la philosophie empiriste anglaise avec André Leroy, et il participe régulièrement au séminaire de Pierre-Maxime Schuhl — devenu ensuite le Centre Léon Robin — où collaboraient la plupart des chercheurs sur la philosophie antique.

Après avoir enseigné dans divers lycées de province et au lycée de Bruay-en-Artois, il est affecté au Lycée Faidherbe de Lille. Dès 1964, il est nommé assistant, puis maître-assistant, à la Faculté des lettres de Lille. Docteur en 1970, il devint rapidement professeur titulaire en histoire de la philosophie. Dans le même temps, de 1969 à 1985, il assure des cours à l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses.

Œuvre[modifier | modifier le code]

À côté d'autres historiens de la philosophie de la seconde moitié du XXe siècle, en France, Jean-Paul Dumont a contribué au renouvellement des études antiques en général, et pas seulement à une meilleure compréhension du scepticisme (qui fut le thème de recherche de sa thèse). Son œuvre s’inscrit dans la tradition des historiens français de la philosophie antique ; son travail culmine dans l’Introduction à la méthode d'Aristote[1]. Parallèlement, la traduction des Sceptiques grecs, celle des Sophistes grecs, puis celle des Présocratiques à la bibliothèque de la Pléiade, ont contribué à la diffusion de la pensée antique, en France, où jusqu'alors n'existaient que des traductions partielles de qualité inégale[2].[interprétation personnelle]

La méthode[modifier | modifier le code]

Le travail de Jean-Paul Dumont est produit par la conjonction méthodique de trois éléments :[interprétation personnelle]

  1. - La réhabilitation des témoins et commentateurs antiques (Plutarque, Lucien, Alexandre d’Aphrodise, Sextus Empiricus, Hermias d'Alexandrie et Proclus notamment) et plus largement la référence à l’ensemble des témoignages sur le monde antique. Cette méthode est rendue possible et redouble d’efficacité dans la mise en œuvre d'un travail méthodique de lecture directe des textes, pour ainsi dire "en grandeur réelle", avec un souci constant de repérer les problèmes, de les identifier et de faire la lumière sur les pages les plus énigmatiques[3]. Cette façon de lire, non seulement les commentateurs, mais les philosophes eux-mêmes, transfigure les concepts les mieux connus, et renouvelle, pour la lettre comme pour l'esprit, la compréhension de la philosophie antique[4].
  2. - Sans manquer aux réquisits de la critique historique et de la philologie, ni aux impératifs de la datation, la lecture des textes selon Dumont est toujours orientée vers un référent réaliste, si l’on peut dire, phénoménal ou empirique : il s’agit constamment de saisir ce dont parle le texte, et, par là, presque insensiblement, de mettre en évidence la puissance explicative du texte et de la philosophie. Fort sans doute de l'expérience de l'enseignement secondaire, cette méthode présuppose toujours, en effet, que les textes philosophiques, y compris anciens, nous font comprendre quelque chose du réel. En cela, la pédagogie va bien au-delà du souci d’expliquer, elle porte en elle l’exigence d’accéder aux œuvres elles-mêmes[5].[interprétation personnelle]
  3. - Cet ancrage dans l’essentiel fonde et rend possibles toutes les ouvertures et toutes les curiosités — ce qui fait le style propre de la recherche de Dumont —: la philosophie ne renvoie pas seulement à la philosophie, elle pénètre toutes sortes d’activités, parfois éloignées en apparence, et, reprises dans ce savoir, elle les explique. Plus qu’il ne s’en inspire, le travail de Dumont rencontre les travaux de Vernant et de Detienne, avec la même acuité de regard[6]. Par exemple, les traditions platoniciennes et néoplatoniciennes éclairent les figures du Tarot des Bohémiens (i.e. le tarot de Marseille) ; la physique stoïcienne soutient l’approche de l’alchimie médiévale et interroge Fulcanelli[7]. Ainsi la recherche peut-elle se rapprocher de l'histoire des inventions et des concepts scientifiques, avant même toute constitution officielle de ces disciplines[8].[interprétation personnelle]

La doctrine[modifier | modifier le code]

La mise en œuvre conjointe de ces trois approches (étudier l’Antiquité par l’Antiquité, accorder son dû à la référence et au réel, étendre à l'ensemble du monde antique le regard de la philosophie), cette curiosité savante, instruite et sans présomption, dessinent ainsi les contours d’une œuvre. La méthode profondément sceptique, plus exactement pyrrhonienne — en sa probité fondamentale, elle ne méprise aucun savoir et recollectionne presque tout le savoir —, conduit à une redécouverte caractéristique de l’Antiquité, non seulement en réhabilitant les études antiques, scolairement et universitairement, mais aussi — et peut-être surtout — en faisant apparaître le monde antique sous un jour nouveau, en en faisant comprendre l'irremplaçable capacité, aujourd’hui perdue, à soutenir un regard global sur l’ensemble d’une civilisation ; mais également en nous apprenant à reconnaître l’Antiquité et sa philosophie, et ses philosophies, dans les multiples traces qu’offre encore le présent[9]. On en revient à l'exemple de Notre-Dame des Tarots: les trois étages des clochers de nos églises, avec leurs proportions et leur Trinité des fenêtres, ne se donnent-ils pas à lire dans les divisions platoniciennes de la ligne du Livre VI de la République[10][interprétation personnelle] ?

Publications[modifier | modifier le code]

La présente bibliographie — exhaustive —, établie par Margot Dumont, est extraite de l’ouvrage Ainsi parlaient les Anciens (In honorem Jean-Paul Dumont), publié en 1994, par les Presses Universitaires de Lille.

Livres[modifier | modifier le code]

  • La Philosophie antique, collection « Que sais-je ? », P.U.F., Paris, 1962.
  • Les Sceptiques grecs, textes choisis et traduits, collection « SUP-Les Grands Textes », P.U.F., Paris, 1966.
  • Les Sophistes, fragments et témoignages, collection « SUP-Les Grands Textes », P.U.F, Paris, 1969.
  • Notre-Dame des tarots, Éditions de l'Herne, Paris, 1970.
  • Le Scepticisme et le phénomène. Essai sur la signification et les origines du pyrrhonisme, « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », Vrin, Paris, 1972; deuxième édition, 1985.
  • Introduction à la méthode d'Aristote, « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », Vrin, Paris, 1986 ; deuxième édition, revue et augmentée, 1992.
  • Les Présocratiques, édition établie par Jean-Paul Dumont, en collaboration avec Daniel Delattre et Jean-Louis Poirier, collection « Bibliothèque de la Pléiade », Gallimard, Paris, 1988.
  • Les Écoles présocratiques, « Folio-Essais », Gallimard, Paris, 1991.
  • Lucien : Hermotime ou comment choisir sa philosophie, traduction, notes, index, suivi d'un essai Sur le rire des philosophes, « Perspectives critiques », P.U.F., Paris, 1993.
  • Éléments d'histoire de la philosophie antique, collection « réf. », Nathan, Paris, 1993.

Articles, préfaces, contributions[modifier | modifier le code]

1. « La formation stoïcienne du concept de Souverain Bien (Cicéron, De Finibus, III, 33) », Revue de l'enseignement philosophique, oct.-novembre 1967, p. 1-11.

2. « Pyrrhon et le scepticisme ancien », in Histoire de la philosophie, tome I, « Encyclopédie de la Pléiade », Gallimard, Paris, 1969, p. 717 - 723.

3. « L'âme et la main. Signification du geste de Zénon », Revue de l'enseignement philosophique, avril-mai 1969, p. 1-8.

4. « Jamblique, lecteur des Sophistes » in Le néoplatonisme, Actes du colloque de Royaumont (juin 1969), C.N.R.S., Paris, 1971, p. 203- 214.

5. « Académie », in Encyclopædia Universalis.

6. « Lycée », ibid.

7. « Phénomène », ibid.

8. « Scepticisme », ibid.

9. Préface à G.W.F. Hegel, La relation du scepticisme avec la philosophie, suivi de L'essence de la critique philosophique, traduction et notes par Bernard Fauquet, « Bibliothèque des textes philosophiques », Vrin, Paris, 1972.

10. «Trophos ou la gouvernante de Platon » in Les Signes et leur interprétation, Publications de l'Université de Lille III, 1972, p. 9-29.

11. « Académisme » in Dictionnaire des grandes philosophies, publié sous la direction de Lucien Jerphagnon, Privat, Toulouse, 1973 troisième édition, 1989.

12. « Atomisme », ibid.

13. « Eléatisme », ibid.

14. « Scepticisme », ibid.

15. « Les archétypes et l'histoire » in Les langages, le sens et l'histoire, Actes du Colloque International de l'Université de Lille III (mai 1972), Publications de l'Université de Lille III, 1977, p. 159-174.

16. « Mos geometricus, mos physicus » in Les Stoïciens et leur logique, Actes du colloque de Chantilly (septembre 1976), Vrin, Paris, 1978, p. 121-134.

17. « Le stoïcisme ancien et son langage : l'expression de l'activité et le modèle de l'adjectif verbal », in Modèles et interprétations, Centre de recherches sur l'analyse et la théorie des savoirs, Publications de l'Université de Lille Ill, 1978, p. 17-43.

18. « Modèle dialectique et modèle cosmologique dans la construction du Parménide de Platon », in Modèles et interprétations, Centre de recherches sur l'analyse et la théorie des savoirs, Publications de l'Université de Lille III, 1978, p. 45-75.

19. « Le culte de la nature et l'origine des cultes » in Modèles et moyens de la réflexion politique au XVIIIe siècle, Actes du colloque international des Lumières (octobre 1973), Publications de l'Université de Lille III, 1979, p. 183-201.

20. Présentation des Mélanges philosophiques de Théodore Jouffroy, collection « Ressources », Paris-Genève, 1979.

21. « Les a priori philosophiques de l'alchimie classique » in La magie et ses langages, Publications de l'Université de Lille III, 1980, p. 1-23.

22. « Socrate et l'instituteur », in La Pensée, juillet-septembre 1980, p. 88-96.

23 « Plotin et la doxographie épicurienne » in Néoplatonisme. Mélanges offerts à Jean Trouillard, Les cahiers de Fontenay, no 19-22, E.N.S. de Fontenay-auxRoses, 1981, p. 191-204.

24. « Diogène de Babylone et la preuve ontologique », in Etudes de philosophie ancienne. Mélanges offerts à Pierre-Maxime Schuhl, Revue philosophique de la France et de l'Etranger, avril-juin 1982, P.U.F., Paris, p. 389-395.

25. « Confirmation et disconfirmation », in Barnes, Brunschwig et al., Science and Speculation. Studies in Hellenistic theory and practice, Cambridge-Paris, 1982, pp. 273-303.

26. « Un orgue imaginaire ? Claude Perrault, interprète de Vitruve (De architectura, X, 8) » in La machine dans l'imaginaire - 1650-1800, Revue des Sciences Humaines, Lille, 1982-1983, p. 75-94.

27. « Les Abdéritains et le non-être », Bulletin de la société française de philosophie, A. Colin, Paris, avril-juin 1983.

28. « Le citoyen-roi dans la République de Zénon », in Cahiers de philosophie politique et juridique de l'Université de Caen, no 4, Actes du colloque : « Souveraineté et citoyenneté » (1983), 1983, p. 35-48.

29. « Diogène de Babylone et la Déesse-Raison. La métis des Stoïciens », Bulletin de l'association Guillaume Budé, « Actes du Congrès de l'Association des professeurs de langues anciennes de l'Enseignement Supérieur (Limoges 1983), octobre 1984, p. 260-278.

30. « Ænésidème », in Dictionnaire des philosophes, publié sous la direction de Denis Huisman, P.U.F., Paris, 1984, t. I, p. 22.

31. « Anaxagore », ibid., t. I, p. 77.

32. « Gorgias », ibid., t. I, p. 1069.

33. « Nausiphane », ibid., t. II, p. 1903.

34. « Protagoras », ibid., t. Il, p. 2138.

35. « Usage et composition des indices en philosophie ancienne. Les dérivés de 'kinein' chez Aristote », in Actes du colloque sur le Thesaurus, novembre 1984, Centre de recherches et de documentation bibliographique pour l'Antiquité Classique (CREDO), Lille, novembre 1985, p. 21-26.

36. « Prodicos: de la méthode au système », in Positions de la sophistique, Actes du Colloque de Cerisy, (septembre 1984), « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », Vrin, Paris, 1986, p. 221-232.

37. « Temps, image et existence chez Platon. Le paradoxe du Politique », in Politique dans l'Antiquité : images, mythes et fantasmes, Centre de recherches : Catégories de la pensée antique, Université de Lille III, 1986, p. 89-111.

38. « L'idée de Dieu chez Pline - H.N. 2, 1-5, 1-27 » in Pline l'Ancien, témoin de son temps, Actes du Congrès International de Nantes, (octobre 1985), Salamanque-Nantes, 1987, p. 219-237.

39. « Les modèles de conversion à la philosophie chez Diogène Laerce » in La conversion. Dalla filosofia al cristianesimo, Augustinus, XXXII, 1987, p. 79-97.

40. « Protreptique et initiation à la philosophie antique. Entretien avec Eric Weil », in Eric Weil et la philosophie antique, Publications de l'Université de Lille 111, 1989, p. 35-50.

41. «Des paradoxes à la philodoxie », Être cynique ou pas, L 'Ane, no 37, mars 1989.

42. « La stoïcienne d'Herculanum. Un regard au vestiaire des Thermes », in Du banal au merveilleux, mélanges offerts à Lucien Jerphagnon, Les cahiers de Fontenay, nos 55-57, E.N.S. de Fontenay-aux-Roses, 1989.

43. « Ouden-Mallon chez Platon », in Le scepticisme antique, Actes du Colloque International sur le scepticisme ancien, (Lausanne 1988), Cahiers de la revue de théologie et de philosophie, Genève-Lausanne, 1990, p. 29-40.

44. « Les écoles philosophiques et la philosophie à l'école », Cahiers philosophiques, no 48, octobre 1991, p. 61-78.

45. « Démocrite, Sénèque, Sextus Empiricus et les autres : la praeparatio philosophica de Montaigne », Bulletin des amis de Montaigne, septembre 1991, p. 1-30.

46. « La dialectique comme procédure de réfutation chez Aristote et Théophraste », in Les procédures de preuve sous le regard de l'historien des sciences et des techniques, Actes du Colloque de Lille, (avril 1991), Cahiers d'histoire et de philosophie des sciences, no 40, 1992, p. 201 - 213.

47. Préface à Bernard Joly, Rationalité de l'alchimie au XVIIe siècle, Mathesis, Vrin, Paris, 1992.

48. « L'imagination philosophique de Montaigne. Digression sur l'amour et la mort » in Montaigne philosophe, Revue internationale de philosophie, no 181, 2/1992, p. 169-189.

49. « L'Antiquité : Les Présocratiques - Socrate et les écoles socratiques - Platon - Aristote - L'Epicurisme - Le Stoïcisme - Le Scepticisme - Plotin », in Philosophes et philosophie, anthologie critique sous la direction de Bernard Morichère, tome I, Nathan, Paris, 1992.

50. « Abdéritains », in Dictionnaire des philosophes publié sous la direction de Denis Huisman, seconde édition revue et augmentée, P.U.F., Paris, 1993.

51. « Atomistes », ibid.

52. « Diogène de Babylone », ibid.

53. « Deux hypothèses concernant les techniques alchimiques de l'art tinctorial : Alexandre d'Aphrodise et la villa des Vettii », in Alchimie et philosophie à la Renaissance, Actes du Colloque de Tours (novembre 1991), Vrin, Paris, 1993, p. 327-340.

54. « Pythagore, théorie et culte du nombre » in La pensée scientifique et les para-sciences, Actes du Colloque de La Villette, (janvier 1993), Albin Michel, Paris, 1993, p. 39-47.

55. « La physique de Zénon d'Elée : Diogène Laërce, Vies, IX, 29 », Thesauremata philologica Josepho Orozio oblata, Helmantica, Revista de filogia classica y hebrea, Universidad Pontificia de Salamanca, XLIV, 1993, p. 73-90.

56. « Les Grecs et le relativisme », Magazine littéraire, juillet-août 1993, no 312.

57. « L'infini paradoxal de Zénon d'Elée. La dialectique de l'espace et du nombre », in Histoire d'infini, Actes du Colloque IREM (de Brest, 1994).

58. « Sensation et perception dans la philosophie d'époque hellénistique et impériale », in Aufstieg und Niedergang der römischen Welt, t. 36, 5, Walter de Gruyter, Berlin-New-York, 1994, p. 4718-4764.

59. « Le modèle parménidien de l'assimilation: pensée, sensation et vie », in Honorem J.-P. Dumont : « Ainsi parlaient les Anciens », Lille, 1994, p. 349-371.

Sources[modifier | modifier le code]

  • In honorem J.-P. Dumont : « Ainsi parlaient les Anciens », Presses universitaires de Lille, 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est à propos de la question classique de la méthode d'Aristote, que Jean-Paul Dumont théorise sa propre méthode et expose le sens de l'ensemble de sa recherche. C'est l'idée de dégager une seule méthode à partir de la multiplicité apparente de celles-ci (P. 10 et suivantes) qui fonde un effort de lecture qui unit érudition et interrogation philosophique. Par là, peu à peu, l'auteur réussit à retravailler et à renouveler la plupart des hypothèses historiques concernant Aristote, et jette un éclairage nouveau sur la signification de son œuvre, en laissant imaginer un "Aristote matérialiste" (pp. 187 et suivantes).
  2. L'édition allemande de Diels - Die Fragmente der Vorsokratiker - datait de 1903 et était inaccessible en France.
  3. On trouvera un exemple de cette réhabilitation des commentateurs antiques et de l'application de cette méthode dans les Éléments d'histoire de la philosophie antique, collection « réf. », Nathan. Cet ouvrage utilise systématiquement la référence aux commentateurs antiques, et théorise cette pratique dans sa préface
  4. Renvoyons par exemple à L'âme et la main. Signification du geste de Zénon, Revue de l'enseignement philosophique, avril-mai 1969
  5. Ce souci pédagogique est explicité dans la préface des Éléments d'histoire de la philosophie antique, ouvrage cité
  6. Citons par exemple Trophos ou la gouvernante de Platon in Les Signes et leur interprétation, Publications de l'Université de Lille III, 1972, ou encore Un orgue imaginaire ? Claude Perrault, interprète de Vitruve (De architectura, X, 8) » in La machine dans l'imaginaire - 1650-1800, Revue des Sciences Humaines, Lille, 1982-1983
  7. Citons la Préface à Bernard Joly, Rationalité de l'alchimie au XVIIe siècle, Mathesis, Vrin, « Les a priori philosophiques de l'alchimie classique » in La magie et ses langages, Publications de l'Université de Lille III, 1980, et citons aussi Deux hypothèses concernant les techniques alchimiques de l'art tinctorial : Alexandre d'Aphrodise et la villa des Vettii, in Alchimie et philosophie à la Renaissance, Actes du Colloque de Tours (novembre 1991)
  8. Voir Pythagore, théorie et culte du nombre in La pensée scientifique et les para-sciences, Actes du Colloque de La Villette, (janvier 1993)
  9. Cette approche synthétique, déjà visible dans le "que sais-je?", La philosophie antique, est présentée pour elle-même, avec son sens le plus fort, dans la Préface des Présocratiques, traduits pour la bibliothèque de la Pléiade et dans les Éléments d'histoire de la philosophie antique
  10. Notre-Dame des tarots, pp. 7 et 73, notamment