Jean-Michel Guilcher

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Jean-Michel Guilcher
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à BrestVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 102 ans)
à MeudonVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Yves Guilcher et Naïk RaviartVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Ethnologue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Approche Ethnochoréologie
Intérêts Danse traditionnelle, danse bretonne
Œuvres principales
  • La Tradition populaire de danse en Basse-Bretagne (1963)
  • La Contredanse et les renouvellements de la danse française (1969)
  • Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français. Tradition. Histoire. Société. (2009)
Auteurs associés
Influencé par Alick-Maud Pledge[1], Patrice Coirault[1],[2]

Jean-Michel Guilcher, né le à Saint-Pierre-Quilbignon et mort le à Meudon[3], est un ethnologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naturaliste de formation, Jean-Michel Guilcher suit les cours de danse d'Alick-Maud Pledge[4]. Dans l'entre-deux-guerres, il se fait connaître en tant que danseur et comédien ambulant [5] aux côtés de Jean-Marie Serreau[4].

Il vise ensuite une carrière dans l'enseignement en lycée. Mais à partir de 1942, il collabore aux éditions du Père Castor, emploi qu'il ne quittera que pour entrer au CNRS en 1955[6]. Il soutient sa thèse en 1962[7].

Il a été maître de recherches honoraire au CNRS.

Il est connu pour ses recherches sur les danses traditionnelles en France, notamment ses enquêtes de terrain en Basse-Bretagne, puis sur la quasi-totalité du territoire français, qu'il réalise en compagnie de sa femme Hélène.

L'ouvrage qu'il publie en 1963, La Tradition populaire de danse en Basse-Bretagne, définit sa méthode d'enquête et établit les bases de l'étude scientifique d'un répertoire populaire. Il dresse l'état de la tradition de danse telle qu'on pouvait encore l'observer au moment de son extinction. La qualité de la danse bretonne aujourd'hui pratiquée en fest-noz lui doit beaucoup.

En 1969, il publie La Contredanse et les renouvellements de la danse française, un ouvrage fondamental sur l'origine et le développement de la contredanse et sur la pratique de la danse au XVIIIe siècle. C'est une référence non surpassée à ce jour.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Sur la danse[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Tradition populaire de danse en Basse-Bretagne, 1963.
  • Les Formes anciennes de la danse en Berry, 1965.
  • La Contredanse et les renouvellements de la danse française, 1969. Réédité sous le titre La contredanse. Un tournant dans l'histoire française de la danse, 2004.
  • La Tradition de danse en Béarn et Pays basque français, 1984.
  • La Chanson folklorique de langue française, 1989.
  • L'Histoire de la danse, parent pauvre de la recherche, 1994
    Coécrit avec Yves Guilcher.
  • Rondes, branles, caroles : le chant dans la danse.
  • Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français, 2009.
  • Danses traditionnelles en Pyrénées centrales, 2009.

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Les formes anciennes de la danse en Berry », Arts et traditions populaires, janvier-mars 1965.
  • « Un jeu des mariages en Basse-Bretagne », Arts et traditions populaires, 1967.
  • « Conservation et renouvellement dans la culture paysanne ancienne de Basse-Bretagne », Arts et traditions populaires, 1967.
  • « Les derniers branles de Béarn et Bigorre », Arts et traditions populaires, juillet-décembre 1968.
  • «L'enseignement militaire de la danse et les traditions populaires », Arts et traditions populaires, 18e année, No. 1/3 (Janvier-Septembre 1970), p. 273-328. Avec Hélène Guilcher.
  • « À la découverte de la danse bretonne », ArMen, no 67,‎ , p. 14-27.

Pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Dix danses simples des Pays de France choisies pour la jeunesse, 1947.
  • Bernique, 1948.
  • Les deux bossus, 1948.
  • Le violon enchanté, 1948.
  • Le singe et l'hirondelle, 1949.
  • Amo le Peau Rouge, 1951.
  • Mangazou le petit Pygmée, 1952.
  • Jeux de nourrice, 1953.
  • Jan de Hollande, 1954.
  • Rondes et Jeux Dansés, 1956
  • Bête comme une oie, 1998.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Defrance et Guilcher 2008.
  2. Guilcher 1963, p. 101.
  3. Thierry Peigné, « L'ethnologue breton Jean-Michel Guilcher est décédé », sur France 3 Bretagne (consulté le 28 mars 2017).
  4. a et b François Gasnault, « Mort de l'ethnologue Jean-Michel Guilcher », sur lemonde.fr, .
  5. Dictionnaire de la danse, Larousse, Éd. 1999, p. 192
  6. (fr) Germain, J.-L., 2014. Jean-Michel Guilcher : échos d'une Bretagne disparue. Interview, Bretagne Magazine Histoire, no 5, 6-9.
  7. http://www.sudoc.fr/010446478.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Defrance et Jean-Michel Guilcher, « Jean-Michel Guilcher », Cahiers d’ethnomusicologie, no 21,‎ , p. 251-267 (lire en ligne).
  • François Gasnault, « Le siècle de Jean-Michel Guilcher. Quelques figures d'un parcours », Musique bretonne, no 241,‎ , p. 36-39.
  • François Gasnault, Marie-Barbara Le Gonidec, Jean-François Marchat et Martine Segalen, « Jean-Michel Guilcher 100 ans : un parcours, une œuvre », Ethnologie française, no 153,‎ , p. 538 - 554 (ISBN 9782130634966, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]