Jean-Louis Théobald
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Jean-Louis Théobald |
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Jean-Jacques Terrier, Taverny |
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Jean-Louis Théobald, dit Taverny, alias Jean-Jacques Terrier, né le à Besançon et mort le à Paris[1], est un résistant et un diplomate français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Étudiant en médecine, Théobald est recruté à la fin par Daniel Cordier, secrétaire de la délégation de Jean Moulin, comme courrier, sous les ordres de Hugues Limonti, et devient l'agent de liaison auprès du général Charles Delestraint, à Paris[2].
Les autres membres du secrétariat de la délégation à Paris sont Daniel Cordier Bip-W, Laure Diebold Mado, Hugues Limonti Germain, Georges Archimbaud et Francis, dit Louis, Rapp[2]. Ils sont rejoints par Claire Chevrillon et Jacqueline Pery d'Alincourt.
Chaque jour, Joseph Van Dievort Léopold fait le trajet Lyon-Paris et retour, alors que Suzanne Olivier Dominique Lebon fait le trajet Paris-Lyon et retour, afin de transmettre le courrier aux deux bureaux de la délégation[2].
Le , en compagnie de Joseph Gastaldo, Théobald est arrêté, non loin du métro Rue de la Pompe, sous l'identité de Terrier, étudiant. Gastaldo et Théobald avaient rendez-vous avec le général Delestraint.
Le , Archimbaud, Rapp et Jacqueline d'Alincourt sont arrêtés à Paris en même temps que Laurent Girard monté de Lyon.
Emprisonné à Fresnes, Théobald subit 18 interrogatoires. En janvier 1944, il s'évade pendant le transport de déportation et gagne l'Afrique du Nord via la France et l'Espagne. Incorporé au 1er régiment de fusiliers marins (1re division française libre), il se bat en Italie.
Débarqué en Provence, Théobald participe à la libération de Toulon, Lyon, Belfort.
Ayant servi en Indochine et en Algérie, le capitaine de vaisseau Théobald intègre l'administration de la France d'Outre-mer. Il termine sa carrière dans le corps diplomatique, aux États-Unis et en Allemagne.
Il a épousé la comédienne Michèle André et a deux enfants.
Il meurt le , à l’âge de 89 ans à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris[3].
Distinctions
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Grand officier de la Légion d'honneur (décret du ) ; commandeur du [4]
Croix de guerre -[3]
Médaille de la Résistance française avec rosette ()[5]
Publication
[modifier | modifier le code]- Jean-Louis Théobald, A vingt ans avec Jean Moulin, de Fresnes à Cassino, Besançon, éd. Cêtre, 2005 (ISBN 2878231430)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- Daniel Cordier, Rétro-chaos - Mémoires, Gallimard, 2025, p. 137.
- AFP, « Décès du résistant Jean-Louis Théobald », sur lefigaro.fr,
- ↑ « Jean-Louis Théobald - JORFSearch », sur jorfsearch.steinertriples.ch (consulté le )
- ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Cordier, Rétro-chaos - Mémoires, Gallimard, 2025 (ISBN 978-2-07-301521-1).
- Daniel Cordier, Alias Caracalla - Mémoires, 1940-1943, Paris, Gallimard, 2009 (ISBN 9782070743117)
- Gérard Chauvy, Histoire secrète de l'Occupation, Paris, Payot, 1991 (ISBN 2228883298)
Liens externes
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- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 567055, GR 16 P 567057, AC 21 P 681350)
- Ressource relative aux militaires :
- Naissance en mars 1923
- Naissance à Besançon
- Résistant français
- Résistant de Besançon
- Prisonnier au centre pénitentiaire de Fresnes
- Déporté résistant
- Survivant des camps de concentration nazis
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Militaire français de la guerre d'Indochine
- Militaire français de la guerre d'Algérie
- Diplomate français du XXe siècle
- Grand officier de la Légion d'honneur
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Décès en septembre 2012
- Décès à l'hôpital du Val-de-Grâce
- Décès à 89 ans