James S. Brisbin

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James S. Brisbin
J S Brisbin ACW.JPG
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Boalsburg (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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James Sanks Brisbin (- ) est un éducateur, un homme de loi, et un soldat nord-américain. Créateur du 1° régiment de cavalerie composé uniquement de soldats afro-américains (le fameux 5° United States Colored Cavalry, fleuron des United States Colored Troops, « Troupes Noires des États-Unis »), il se signale par sa bravoure, est blessé plusieurs fois et atteint le grade de général dans l’Union Army pendant la guerre de Sécession[1].

Après la guerre, il est officier de cavalerie dans l’ US Army; en poste au Far West, il participe aux Guerres Indiennes. Il a écrit de nombreux ouvrages dans des domaines très divers.

Débuts[modifier | modifier le code]

Brisbin naît en 1837 à Boalsburg (en), Comté de Centre, (Pennsylvanie)[2].

Il fait ses études à la Boalsburg Academy[3], et dès qu’il a obtenu son diplôme, il commence à enseigner[4]. Il achète et fait paraître un journal, le Centre Democrat, à Bellefonte, (Pennsylvanie).

Il se lance aussi dans l’étude du droit, et est admis au barreau de l’état de Pennsylvanie. Il est alors connu comme orateur et militant anti-esclavagiste[3].

Pendant la guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre de Sécession, Brisbin exerce la profession d’avocat[1]. . Dès avril 1861, il s’enrôle comme soldat (2e classe) dans les Pennsylvania volunteers. Le , il est nommé sous-lieutenant des dragons[5]..

Brisbin combat le lors de la première bataille de Bull Run, près de Manassas (Virginie) . Il est blessé au flanc et au bras[6]. et félicité par ses supérieurs pour son courage pendant la bataille[4].

Début août 1861, Brisbin est nommé capitaine dans le 6th U.S. Cavalry.

Le , pendant la campagne de Gettysburg, à la bataille de Brandy Station (Virginie), Brisbin combat sous John Buford : le 6e de cavalerie US traverse la Rappahannock à Beverly Ford et charge les canons de l'artillerie montée de Jeb Stuart. Brisbin est blessé de nouveau, et son courage à Beverley Ford lui vaut d’être breveté commandant en juin 1863[6].

En 1863, alors qu’il commande la cavalerie fédérale dans la région militaire du Susquehanna[note 1], il est encore blessé (26 juillet)[7].

Le , Brisbin est encore une fois blessé (au pied droit) lors de la bataille de Mansfield (Louisiane).

Brisbin, nommé colonel le , est chargé d’organiser le 1st U.S. Cavalry composé uniquement d'Afro-américains : il forme en urgence et sans grands moyens le 5° United States Colored Cavalry[8] au Kentucky. Sous le général Stephen G. Burbridge, en octobre 1864 il emmène immédiatement en campagne le 5th USCC à peine constitué : premier raid contre les salines de Saltville (au sud-ouest de la Virginie) . L'opération (pendant laquelle les troupes noires font preuve d'une bravoure qui stupéfie les soldats blancs) est un échec qui se solde par le massacre de Saltville : un certain nombre de prisonniers et de blessés Afro-américains sont assassinés par des Confédérés au lendemain de la première bataille de Saltville. Le deuxième raid contre Saltville, mené en décembre 1864 par George Stoneman, est un succès, et les troupes noires de Brisbin, mieux aguerries, confirment leur valeur lors de la bataille de Marion et de la seconde bataille de Saltville. Le , Brisbin est breveté brigadier général de l'armée de l'Union ; 7 jours plus tard, il est breveté lieutenant-colonel de l’US Army pour son action lors de la bataille de Marion[8].

En 1865, Brisbin laissera le commandement du 5° United States Colored Cavalry à son adjoint Louis H. Carpenter pour prendre la tête du nouveau 6° United States Colored Cavalry.

Brisbin est chargé de la direction de la cavalerie dans l’état-major du brig. gen. Albert L. Lee pendant la campagne de Red River[4], (mars à mai 1864) .

En 1865, il fait partie de l’état-major du major général Stephen G. Burbridge[4]., et s’occupe du recrutement au Kentucky[8]

Le , Brisbin reçoit un brevet de major général de l’armée de l'Union - ainsi qu'un brevet de colonel de l’US Army. Le (l’armistice a été signé le à Appomatox), Brisbin est promu brigadier général des volontaires[8].

Brisbin quitte l’armée de l'Union le [4], mais reste dans l’US Army.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Portraint de J.S. Brisbin en uniforme
J.S. Brisbin, photo prise après la guerre

Brisbin se consacre au Bureau of Refugees, Freedmen and Abandoned Lands[note 2] et à la formation d’autres régiments des United States Colored Troops (Buffalo Soldiers).

De 1868 à 1892, il sert dans le Nord-Ouest comme officier dans plusieurs régiments de cavalerie[3] : le 2e, le 9e, le 1er et le 8e. La liste de ses affectations est longue : Fort D. A. Russell, Fort Pease sur la Yellowstone River, Boise Barracks, Omaha Barracks, Camp Stambaugh, Fort Ellis, Fort Assiniboine, Fort Keogh, Fort Custer, Fort Niobrara, Fort Robinson, Fort McKinney, et finalement Fort Meade au Dakota du Sud.

Pendant la campagne de Little Big Horn, Brisbin est à la tête du 2e de cavalerie et fait partie de la colonne du Montana du général John Gibbon. Avant l'affrontement avec les amérindiens, lors du dernier conseil de guerre qui réunit Alfred Terry, Gibbon et George Armstrong Custer, Brisbin offre le soutien du 2e de cavalerie à Custer, mais ce dernier lui répond que son 7e de cavalerie lui suffit pour détruire les indiens.

Après le désastre de Little Big Horn (-), Brisbin aurait dit de Custer que c’était « an insufferable ass » (« un insupportable crétin ») . Dans sa correspondance, Brisbin critique systématiquement tout ce qu’a fait Custer[9]

Le gros poste militaire de Fort Meade, Dakota du Sud, en 1888

En 1882, Brisbin achete un ranch sur la Yellowstone River, et le fit valoir avec habileté, ce qui lui valut le surnom de Grasshopper Jimmy (« Jim Sauterelle »). Il s’opposa au mouvement appelé Beef Bonzana (la ruée sur le bœuf[note 3]), qui poussait les investisseurs à acheter des terres dans l’Ouest pour y élever extensivement des bovins.

Brisbin, alors qu'il est colonel du 8e de cavalerie basé à Fort Meade (Dakota du Sud), meurt le à Philadelphie[3]. . Il est enterré au Oakwood Cemetery de Red Wing (Minnesota)[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Brisbin épousa Mary Jane Wagner au début de la guerre, à la mi-juin 1861. Le couple eut 4 enfants. Mrs Brisbin mourut à Fort Kinney en 1887. Brisbin se remaria en 1891 avec Amelia Wilson, de Red Wing (Minnesota)[3].

Brisbin, ancien enseignant et avocat, écrivit de très nombreux articles et brochures, qu'il envoyait à des journaux de la côte Est[3]. Il écrivit en particulier sur l'Armée, les Guerres Indiennes, le Far West, le Montana, l'agriculture[1].

Une sélection de ses travaux[modifier | modifier le code]

  • The Campaign Lives of Ulysses S. Grant and Schuyler Colfax (1869)
  • Beldon, the White Chief (1870)
  • The Beef Bonanza, or How to Get Rich on the Plains (1881)
  • Brisbin's Stories of the Plains (1881)
  • Life of President Garfield (1881)
  • From the Tow-Path to the White House (1881)
  • Trees and Tree Planting (1888)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. région militaire du Susquehanna : cette région militaire fut créée pendant la Campagne de Gettysburg pour protéger Washington D.C. et le sud de la Pennsylvanie en empêchant l'armée de Virginie du Nord (confédérée) de traverser le fleuve Susquehanna (voir l'article de WP en "Department of the Susquehanna").
  2. « Bureau des réfugiés, des affranchis et des terres abandonnées », organisation de promotion des Afro-américains après la guerre de Sécession
  3. bonanza en espagnol signifie : « bon filon dans une mine », et le nom a été donné à des placers particulièrement riches en or

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c findagrave.com
  2. {Military Resources site of Centre County, Pennsylvania
  3. a, b, c, d, e et f Guide to the James Sanks Brisbin Papers 1850-1891
  4. a, b, c, d et e Warner, p. 45.
  5. selon Eicher, dans le 2° Dragons, mais selon Warner, dans le 1° Dragons.
  6. a et b Eicher, p. 144.
  7. Eicher, pp. 144-5.
  8. a, b, c et d Eicher, p. 145.
  9. voir Graham "The Custer Myth", - et Philbrick, "The Last Stand"
  10. Civil War Reference site biography of Brisbin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes[modifier | modifier le code]