Nicolas Carrega

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Nicolas Carrega
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Nicolas Carrega est un artiste peintre, graveur, cartonnier de tapisseries, concepteur de vitraux et médailleur né le 21 février 1914 à Bonifacio (Corse), mort le 29 janvier 1993 à Viroflay (Yvelines).

Biographie[modifier | modifier le code]

À compter de 1921, date où ses parents sont appelés à habiter Le Havre, la vie de Nicolas Carrega se partage entre le port normand et la Corse que la famille rejoint pendant les vacances d'été. C'est en 1938 qu'il s'installe définitivement à Viroflay et qu'il commence à peindre, fréquentant les Académies libres de Montparnasse et les cours de dessin de la ville de Paris, puis devenant professeur de dessin à Versailles et chef d'atelier I.U.T. à l'Université de Paris[1]. Nicolas Carrega est également membre du jury du Prix Victor Chocquet.

Résolument figuratif dans les années 1950, situé pour cela dans le groupe de la Jeune Peinture[2], ses toiles, mais aussi ses gravures[3], présentent alors dans un esprit misérabiliste des thèmes liés à la vie portuaire ou d'inspiration religieuse. il s'orientera ensuite progressivement vers une abstraction lyrique non éloignée de Pierre Soulages. Pierre Dehaye ne manque pas d'établir une relation entre ce basculement de Carrega vers l'abstraction et son intérêt pour le travail de la médaille: « comme une coque usée aux routes océanes, son œuvre de peintre a perdu, au fil des années, tout ensemble son réalisme et ses hautes couleurs. Et voici que, la cinquantaine venue, sa rencontre avec la médaille lui offrit l'occasion d'une remarquable synthèse qui apparaîtra peut-être comme le couronnement de son aventure esthétique: volontairement éloigné de la figuration, il s'y est trouvé ramené, sans abandonner son nouveau mode d'expression, se classant ainsi parmi ceux qui, dans la médaille, ont introduit un langage inédit »[4].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie A.G. Université, Paris, 1963.
  • Carrega - Peintures, tapisseries, sculptures, médailles, Maison de la culture et des loisirs de Saint-Etienne, mai-juin 1975.
  • Musée de la Monnaie, Paris, avril-juillet 1983.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réceotion critique[modifier | modifier le code]

  • « C'est en prenant graduellement ses distances avec l'immédiat reconnaissable, requis par l'impérieuse nécessité de dire le sens caché des apparences, que Nicolas Carrega a trouvé son écriture plénière. Une écriture strictement non figurative, venue en son temps et à son heure, à la suite d'une lente croissance organique, aujourd'hui à l'écart de toute analogie naturaliste, car élaguée par de successives décantations et conduite inexorablement vers des rivages de plus en plus dépouillés. En quelque sorte, rien de cette peinture ne renvoie au tangible, mais aux seuls éléments qui la constituent et habillent l'espace de longs frémissements, contenus par des moyens fallacieusement calmes, nourris par une intériorité agissante. » - Gérard Xuriguera[12]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

  • Crucifixion, huile sur toile, église Saint-Eustache de Viroflay[15].
  • Vitraux de l'église de l'Immaculée Conception, Le Havre.
  • Vitraux de l'église Sainte-Marie Majeure, Bonifacio.

Fresques murales[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Albert Cartier, Carrega, Pierre Cailler éditeur, 1956.
  • Henri Chopin, Études poétiques pour les peintres James Guitet, Gianni Bertini, Pierre Gastaud et Nicolas Carrega, Bulletin de Cinquième saison, automne 1962.
  • Roger van Gindertael, Nicolas Carrega, édité par Galerie A.G. Université, Paris, 1963.
  • Gérard Xuriguera, Regard sur la peinture contemporaine, Arted, 1983.
  • Pierre Dehaye, Jean Poucet et Gérard Xuriguera, Carrega à la Monnaie de Paris, Imprimerie nationale, Paris, 1983.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  • Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001[16].
  • Eric Mercier, Années 50: la Jeune Peinture, 2 volumes. Vol. 1: L'alternative figurative. Vol. 2: Panorama de la Jeune Peinture. Art Acatos éditeur, 2010[17].
  • Pierre-Claude Giansily, Histoire de la peinture en Corse aux XIXe et XXe siècles, suivie du Dictionnaire des peintres corses, Éditions Colonna, Ajaccio, 2010[18].
  • Pierre-Claude Giansily, Bonifacio, la cité des falaises vue par les peintres, 1840-2000, Éditions Albiana, 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Association des amis de Nicolas Carrega, Biographie (voir liens externes ci-dessous).
  2. Eric Mercier, Années 50: la Jeune Peinture Art Acatos, 2019.
  3. Aventures in the print trade, La Jeune Peinture, novembre 2010
  4. Pierre Dehaye, membre de l'Institut, directeur des Monnaies et médailles, cité par Jean-Gabriel Malgras in Itinéraire de Carrega, revue ABC Décor, n°221, juin 1983.
  5. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  6. J.G.C., La Jeune Gravure Contemporaine et ses invités du Conseil québécois de l'estampe - Présentation de l'événement, 1095
  7. a et b Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Moeglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artiste, B.N.F., 1992.
  8. Ollioules, l'art contemporain à l'affiche Source: Ouest.Var.Over.Blog.com, 20 mai 2010.
  9. Exposition Les peintres corses à Bastia, Paris, Marseille et en Afrique du Nord, Lazaret Ollandini, 2012
  10. Claude Degott-Serafino, Bonifacio, cité des falaises vue par les peintres, dans A Vusgi Buniffazzina, bulletin de la ville de Bonifacio, 1er trimestre 2014 Voir page 14.
  11. Artothèque Antonin Artaud, Marseille, Sortir de sa réserve: l'Artothèque expose sa collection de A à Z, novembre 1994
  12. Gérard Xuriguera, cité par Jean-Gabriel Malgras, in Itinéraire de Carrega, revue ABC Décor, n°221, juin 1983.
  13. Collections de la Monnaie de 19945 à nos jours, Lumière d'amitié, sculpture par Nicolas Carrega, 1981
  14. La salle Nicolas Carrega, Torrione de Bonifacio Source: blog des 'Bonifaciens et amis de Bonifacio.
  15. Présentation des tableaux de l'église Saint-Eustache de Viroflay Source: L'Œuvre Saint-Eustache.
  16. Jean Pierre Delarge, Carrega, Nicolas dans Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains
  17. Eric Mercier, Années 50: la Jeune Peinture, liste des peintres
  18. Odile Aucararia, Pierre-Claude Giansily présente la peinture et la sculpture en Corse au XXe siècle Corse Net infos, dimanche 22 mars 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]