Jacques Touret

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Jacques Touret
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Jacques Touret dans son laboratoire d'Amsterdam vers 1990
Biographie
Naissance
Nationalité

Jacques Touret (connu dans la littérature scientifique sous le nom de J.L.R. Touret), né le 2 janvier 1936 à Fumay, est un ingénieur et professeur français, géologue, minéralogiste et pétrographe, membre de l'Academia Europaea.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'enseignants français, il devient ingénieur diplômé de l'Ecole de géologie de Nancy en 1958. Tout en enseignant à l'Ecole de géologie, il fait ensuite une thèse de doctorat d'Etat à Nancy sous la co-direction des professeurs Marcel Roubault et T.F.W. Barth d'Oslo, qu'il soutient en janvier 1969.

De 1972 à 1980, il est professeur de minéralogie et de pétrographie à l'Université de Paris 7 - Diderot, rattaché à un laboratoire de recherches alors dirigé par Claude Allègre. En 1980, il devient Professeur de Minéralogie, Pétrographie, Métallogénie à l’Université libre d'Amsterdam, où il dirige un laboratoire de recherches bien doté en équipements scientifiques et notamment en microspectrométrie Raman. Il prend officiellement sa retraite en 2001, mais continue depuis cette date à publier et à participer à des manifestations à un rythme effréné.

Jacques Touret est particulièrement connu pour ses études sur les inclusions fluides dans les minéraux des roches, et leur apport à la connaissance de l'histoire de la terre et du métamorphisme. Il s'intéresse particulièrement à l'intégration des données des inclusions aux autres éléments minéralogiques, concernant en particulier l’apparition du facies granulite (croûte continentale inférieure).

Jacques Touret participe activement à la vulgarisation des sciences de la terre, et fait diverses conférences[1]. Il réalise des biographies de géologues[2], et est membre du conseil d'administration du Comité français d'histoire de la géologie.

Jacques Touret est un membre actif de l'association ABC Mines[3] (Association des Amis de la Bibliothèque et des Collections de Mines ParisTech), fondée en 1985 par Raymond Fischesser[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Jacques Touret a fait de très nombreuses publications, à la fois scientifiques et de vulgarisation des sciences[3].

En février 2020, il obtient un score de 2075 pour l'intérêt global de ses publications sur Researchgate et un RG Score de 37,62[5], ce qui le situe dans les premiers 5% des chercheurs de sa discipline.

Deux volumes ont été dédiés à son honneur :

  • Special issue in honor of J. Touret, Lithos vol. 55, 2001
  • Geoscience Frontiers, vol. 5, Issue 5, 2014

Il a publié une autobiographie scientifique[6].

Jacques Touret a eu une activité accessoire comme éditeur en chef ou éditeur de différentes revues scientifiques : Contributions to Mineralogy and Petrology, Lithos, Geofluids, Mineralogical Magazine, Comptes-Rendus de l’Académie des Sciences (pour cette dernière, rédacteur en chef des comptes-rendus de géosciences).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il a 3 enfants d'un 1er mariage avec Christiane Poinsignon : Olivier, Mathilde et Cécile, qui travaillent à Princeton, Atlanta ou Nantes.

Son épouse Lydie Touret a été chercheur en minéralogie à Nancy, puis au Musée Teyler de Haarlem, et à partir de 1990 directrice du musée de minéralogie de l'École des mines de Paris. Leur fille Anne Blondy-Touret, est énarque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [Voir par exemple la vidéo sur des roches lunaires
  2. Jean-Baptiste de Romé de l'Isle, Déodat de Dolomieu, Léonce Elie de Beaumont, Béguyer de Chancourtois, Auguste Michel-Levy, Jean Lavalle
  3. a et b CV et liste des publications de Jacques Touret
  4. Marie Chabrol? « Connaissez-vous ABC Mines ? »? Le Gemmologue, 9 juin 2015
  5. Jacques Touret sur Researchgate
  6. How everything started: A retrospective

Liens externes[modifier | modifier le code]