Jacques Eynaud de Faÿ

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Jacques Eynaud de Faÿ
Surnom Jacques Leroux
Naissance
Chantenay-Villedieu (Sarthe)
Décès (à 100 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade chef de bataillon (réserve)
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945
Médaille Commémorative de la Somme
Médaille Commémorative Rhin et Danube
Croix du combattant
Mérite agricole
Famille Frère de Jean Eynaud de Faÿ, petit-fils de Jules de Benoist

Jacques Eynaud, puis Eynaud de Faÿ, exploitant agricole au Logis de Coudreuse à Chantenay-Villedieu, dans la Sarthe où il est né le , décédé le (à 100 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Eynaud de Fay est le fils de Pierre Eynaud (1875-1934) et de Geneviève de Benoist, il a pour grands-pères Léopold Eynaud, polytechnicien, officier de marine, directeur de la construction navale, puis du Génie Maritime, et Jules de Benoist (1842-1904), général de cavalerie.

Il est le frère de Jean Eynaud de Faÿ, contre-amiral, et de Marie-Agnès Eynaud (1909), moniale puis religieuse à Ryde.

Formé par la JAC (Jeunesse agricole catholique), il fut en 1935 un militant très actif des Chemises vertes d'Henri Dorgères [1].

Il est rappelé sous les drapeaux au Mans en septembre 1939 où était implanté le 117e RI. Il est alors affecté au 2e bataillon du commandant Brébant à la 7e compagnie. Le 17 mai au soir le 117e fait mouvement vers la Somme, dans le secteur de Berny, Belloy-en-Santerre. À la tête de la section de mitrailleuses le sous-lieutenant est stoppé à Péronne.

Le 5 juin 1940, à court de ravitaillement et de munitions, ayant subi de très lourdes pertes, lui et ses hommes sont submergés par les chars allemands. Le lieutenant Jacques Eynaud de Faÿ de la C.A.2 recevra les compliments des officiers allemands pour sa défense opiniâtre.

Interné à l’Oflag IV-D en Silésie et libéré début 1942 il reprendra ses activités agricoles en étant fidèle au maréchal Pétain et en restant en contact permanent avec son frère Jean Eynaud de Faÿ, officier de marine, membre de l'ORA, puis commandant des FFI du département de Maine-et-Loire.

Après la guerre il fut tant à Lyon qu'à Paris, cadre commercial dans l'industrie agricole. Il sera nommé chef de bataillon de réserve.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg  Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg  Medaille commemorative de la bataille de la Somme ribbon.svg 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Solitaire de Bellefontaine, les éditions du Cèdre, Paris
  • Les Hourlots des rouges-terres, 1969, éditions G.P. Prix Sobrier-Arnould 1971 de l'Académie Française

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Ory, "Le dorgérisme, institution et discours d'une colère paysanne (1929-1939)", in Revue d'histoire moderne et contemporaine, T. 22e, No. 2 (Apr. - Jun., 1975), pp. 168-190
  2. (Revue de l'organe de l'amicale des 115e, 315e, 117e, 317e, 271e RI fondée en 1915, dans les tranchées par le sergent R. Clain, du 115e, au secteur des marquis). Amicale du 117e RI - M. Michel Pocard, 31 rue Edgar Degas 72100 Le Mans.