Belloy-en-Santerre

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Belloy-en-Santerre
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Picardie
Maire
Mandat
Bernard Lictevout
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80080
Démographie
Population
municipale
160 hab. (2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 02″ Nord, 2° 51′ 22″ Est
Altitude Min. 57 m – Max. 86 m
Superficie 5,49 km2
Localisation

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Belloy-en-Santerre

Belloy-en-Santerre est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Belloy-en-Santerre est située sur le plateau du Santerre au sud de Péronne et à 8 km de Chaulnes.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est composé de terre franche, le limon des plateaux et de terre sableuse[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est plat[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de sud-ouest et de nord-est[1].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé. Le village détruit totalement pendant la Grande Guerre a été reconstruit durant l'entre-deux-guerres.

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'agriculture est l'activité dominante de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Belloy-en-Santerre
Assevillers Flaucourt Barleux
Belloy-en-Santerre Villers-Carbonnel
Estrées-Deniécourt Berny-en-Santerre

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Belloy dans les textes anciens : Beeloith (1163), Beeloi (1191 et 1214), Badolitum Baala d'après Louis-Paul Colliette, Beloy[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une photographie aérienne de 1967 montre, sur le territoire de la commune de Belloy-en-Santerre, la présence de substructions d'une villa gallo-romaine à longue cour rectangulaire orientée au sud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1163, Guillaume de Beeloith (Belloy) appose sa signature sur une charte de l'abbaye de Corbie.

En 1214, Mathieu de Beeloith doit l'hommage à Gautier, châtelain de Péronne, et Robert de Beeloi à Gilles de Marquaix.

Le village de Quiévillers existe au XIIIe siècle, à l'est de Belloy ; il disparait avant 1648.

En 1415, Bertrand et Baudouin de Belloy trouvent la mort à la bataille d'Azincourt.

Au XVe siècle, Antoine de Belloy prend le parti de Jean II de Luxembourg-Ligny[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1516, Jean Tassart, seigneur de Belloy épousa Jeanne de Bar, fille du bailli de Honnecourt. En 1565, Jean Tassart avait des possessions à Ennemain et Croix-Moligneaux. Il fut l'un des signataires de la Ligue en 1576[2].

En 1592, Jacques de Belloy, chevalier était seigneur de Belloy-en-Santerre.

En 1616, Tassart de Belloy était un partisan du maréchal d'Ancre.

En 1667, Marie-Diane de Belloy était dame de Belloy.

En 1697, Louis Tassart de Belloy épousa Marguerite Morel de Foucaucourt. Sa petite nièce Françoise Morel de Foucaucourt hérita de ses biens ; elle épousa en premières noces, M. de Rivery, lieutenant particulier du présidial d'Amiens et en secondes noces, M. d'Aumale. Le château de Belloy-en-Santerre fut reconstruit au XVIIIe siècle[2].

Sous l'Ancien Régime, Belloy-en-Santerre dépendait du bailliage et de l'élection de Péronne, de la généralité d'Amiens, du doyenné de Péronne et du diocèse de Noyon[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

M. de Rivery, fils de Françoise Morel de Foucaucourt, émigra en Angleterre pendant la Révolution française. Rentré clandestinement en France, sous la Terreur, il fut arrêté, condamné à mort et guillotiné. À sa mort, la terre de Belloy revint à la famille Morel de Foucaucourt[2].

En 1814-1815, la commune fut occupée par les cosaques.

En 1870-1871, les habitants de Belloy durent verser aux troupes allemandes des réquisitions en argent et en nature. Plusieurs jeunes gens de la commune participèrent aux combats[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Fin août 1914, l'arrivée de réfugiés venant de Belgique et le repli des régiments de cyclistes et de chasseurs venant du front, incitèrent la population de Belloy à évacuer les 27 et 28 août. Il ne resta dans le village que 24 habitants sur 250. Les Allemands arrivèrent le 29 août.

Après la bataille de la Marne, une partie des habitants revint au village (environ 200 personnes). Le 24 septembre, ce fut le retour de l'armée allemande qui occupa le village jusqu'au 8 juillet 1916. La population dut verser des contributions de guerre en argent (3 000 francs) et en nature (bétail, lait, etc.).

En juillet 1915, le maire de la commune, Gaston Granger est déferré devant le conseil de guerre allemand sous prétexte de désobéissance et déporté en Allemagne ainsi que quatre jeunes gens de Belloy.

Le village avait été miné par les Allemands qui s'étaient retranchés dans des abris bétonnés. 200 mitrailleuses allemandes étaient prêtes à riposter en cas d'attaque[3].

Des tirs de l'artillerie française annonçant une attaque prochaine, la population de Belloy fut évacuée par les Allemands vers Brie, Saint-Christ-Briost et Vraignes-en-Vermandois. Ils y restèrent huit mois.

Le 4 juillet 1916, la première ligne allemande fut prise par les soldats français à Dompierre-Becquincourt, Fay et Assevillers. Les soldats allemands se replièrent sur leur deuxième ligne fortifiée de Belloy-en-Santerre. Les fantassins du 35e corps d'armée et ceux du Régiment de marche de la Légion étrangère montèrent à l'assaut, baïonnette au canon, sur un terrain découvert. Ils furent mitraillés à 300 m des lignes allemandes. Néanmoins, malgré le nombre élevé de victimes (900 tués[4]. Parmi eux figuraient le poète américain Alan Seeger, des Catalans dont Camil Campanyà i Mas, des Luxembourgeois...), les Français furent maîtres du terrain mais durent subir plusieurs contre-attaques. Le 8 juillet, les Allemands se replièrent[3].

En mars 1918,au cours de la bataille du Kaiser, le front allié fut enfoncé par l'armée allemande et Belloy-en-Santerre fut une nouvelle fois occupé. À partir du 8 août, la contre-offensive des Alliés libéra Belloy et le Santerre définitivement.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Totalement en ruine, la commune de Belloy-en-Santerre était à reconstruire. Elle toucha des dommages de guerre pour les biens communaux. Elle bénéficia aussi du soutien financier de ses parrain et marraine de guerre : le canton de Beaumont-le-Roger (Eure) et surtout la ville de Barcelone qui, en 1923, fit un don de 500 000 francs permettant ainsi de reconstruire la mairie et l'église, d'installer un réseau d'eau potable et l'électricité.

Le , le conseil municipal de Belloy-en-Santerre, à l'unanimité, vota un don de 12 000 francs « destiné à soulager la misère à Barcelone » (à la fin de la guerre d'Espagne, la capitale de la Catalogne était tombée aux mains des troupes franquistes, le 26 janvier 1939)[3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Drôle de guerre prit fin brusquement le 10 mai 1940 avec l'attaque allemande aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Belgique. Après la percée allemande à Sedan, une suite de revers des armées française et britannique entraîna une avancée rapide des armées allemandes.

Le général Weygand, nouveau commandant en chef des armées françaises depuis le , parvint à constituer une ligne de front, la « Ligne Weygand », sur le cours de la Somme. Le 25 mai, le 2e bataillon du 117e régiment d'infanterie parvint à faire reculer les Allemands, à reprendre Belloy et à y installer une position défensive. Le village fut bombardé par l'aviation et l'artillerie allemandes à de nombreuses reprises mais l'armée française tint bon jusqu'au 5 juin. Les soldats du 117e encerclés durent néanmoins se rendre le , en début d'après-midi[3].

Belloy-en-Santerre fut libérée le par l'armée américaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 1986 Aimé Degenne   Élu pour trois mandats 1971-1986
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Bernard Lictevout   Réélu pour le mandat 2014-2020[5], [6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390 384 469 451 405 425 426 408 405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
389 404 380 376 409 376 365 360 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 340 299 90 180 189 201 193 196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
182 159 172 169 162 167 179 175 166
2013 - - - - - - - -
160 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition, Paris, Chaulnes et ses environs, Rassorts Lorisse, 2006 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2).
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, La Vague verte, collection "Souvenance", 2007 (ISBN 978 - 2 - 913 924 - 99 - 4).
  • Francine François-Dejuine, 1935-1955, Mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, La Vague verte, collection "Souvenance", 2011, (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 035 -8).
  • Henri Douchet « Fasol », L'Arrondissement de Péronne sous l'occupation (1914-1918), collection Jusant, Inval-Boiron, La Vague verte, 2014 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 059 - 4)

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Notice géographique et historique sur la commune de Belloy-en-Santerre, rédigée par M. Lebel, instituteur, 1898, Archives départementales de la Somme.
  2. a, b, c, d, e et f Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle sous le titre : Chaulnes et ses environs, Paris, Le Livre d'histoire Rassorts Lorisse, 2006 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2).
  3. a, b, c et d Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, La Vague verte, collection "Souvenance", 2007 (ISBN 978 - 2 - 913 924 - 99 - 4)
  4. Le Courrier picard, édition Picardie maritime, 7 mai 2015, p. 41.
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 15 juillet 2008)
  6. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.