Impossible n'est pas français

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Ne doit pas être confondu avec Impossible n'est pas anglais.

« Impossible n'est pas français » est une citation prêtée à Napoléon Ier.

Historique[modifier | modifier le code]

Charge de la gorge de Somosierra par Wojciech Kossak (1907).

En novembre 1808, Napoléon est en route pour prendre Madrid lors de la guerre d'Espagne. Son armée se trouve bloquée au pied de l'étroit col de Somosierra, dans la sierra de Guadarrama, par quatre batteries espagnoles et des tireurs embusqués qui prennent le défilé en enfilade. L'empereur décide alors d'envoyer un escadron de chevau-légers polonais prendre les batteries espagnoles. Mais ses lieutenants lui disent que cela est « impossible »[1]. Napoléon leur répond alors : « comment ? Impossible ! Je ne connais point ce mot là ! Il ne doit y avoir pour mes Polonais rien d'impossible ! »[1]». L'escadron, au prix de lourdes pertes, arrive à prendre le col[1].

Article détaillé : Bataille de Somosierra (1808).

L'expression impériale circule alors dans l'armée puis arrive jusqu'à la Cour[1]. Plus tard, alors que Fouché indique à l'Empereur qu'il est impossible de convaincre le tsar Alexandre Ier de chasser les émigrés français de Russie, Napoléon lui fait une réponse similaire à celle faite en Espagne. Fouché répond alors : « en effet, j'aurais dû me rappeler que Votre Majesté nous a appris que le mot impossible n'est pas français. »[1]. Napoléon écrit ensuite en juillet 1813 au général Le Marois, commandant la ville de Magdebourg qui jugeait impossible de tenir la cité face à l'ennemi : « c'est impossible m'écrivez-vous ; cela n'est pas français. »[1],[2].

Mentionnée en 1837 dans ses mémoires par le général de Caulaincourt[3], l'expression est popularisée par Balzac, qui publie en 1838 Maximes et pensées de Napoléon.

Titres d'œuvres[modifier | modifier le code]

Cette citation a été reprise comme titre pour différentes œuvres dont :

  • une chanson de Sheila (1967) ;
  • un roman pour enfants de Tonino Benacquista ;
  • un livre sur la création du groupe hôtelier Accor par Virginie Luc (1998) ;
  • un roman de Gilbert Chalvin (2009).
Titres approchants

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. a b c d e et f « Impossible n'est pas français », article d'Emmanuelle Papot, Historia Spécial, no 9, janvier-février 2013, p. 46 et 47.
  2. Michèle Ressi, L'Histoire de France en 1000 citations, Éditions Eyrolles, 2011, p. 296. La lettre de Napoléon est datée du 9 juillet 1813.
  3. Ch. de Sor, Souvenirs du duc de Vicence, vol. I, p. 13, Levavasseur, Paris, 1837.
  4. Le titre lors de la deuxième parution en 1973, dans une traduction tronquée, était Le fantôme frappe trois coups , puis le premier titre est repris et s'impose depuis la dernière traduction intégrale du roman en 1986.