Hugues de Coligny

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Hugues de Coligny (1170 - † à Serrès), chevalier, fut seigneur de Coligny-le-Neuf. Il appartenait à la maison de Coligny.

Il fut seigneur de Coligny-le-Neuf, Marbos (Marboz), Trefort (Treffort), Saint-André-sur-Suran (Neuville-sur-Ain), Chatillon-de-Cornelle (Boyeux-Saint-Jérôme), Varey (Saint-Jean-le-Vieux), Saint-Sorlinetc. C'est lui qui fit bâtir le château de Coligny-le-Neuf.

Histoire[modifier | modifier le code]

Donations aux abbayes[modifier | modifier le code]

En 1189, il consent au don qu’Hugues de Dramelay fait à la chartreuse de Rosières, d’un manse sis à Vescles. Vers l’an 1200, il confirme aux chartreux de Portes les donations faites par ses ancêtres, et leur concède un droit de pâturage. Il donne quelques biens en l’an 1201, à l’abbaye de Saint-Sulpice en Bugey. Il donna ses terres de Sélignac (Simandre-sur-Suran) aux chartreux, permettant la fondation de la chartreuse de Sélignac.

La croisade[modifier | modifier le code]

Il se croise en 1201 avec l’évêque d’Autun, Guigues comte de Forez, Hugues de Berzé père et fils, et maints autres seigneurs, pour accompagner Boniface marquis de Montferrat au voyage de Terre sainte. Avant de partir, il donne aux chartreux de Seillon tout ce qu’il avait à Sélignat, afin qu’y fût construit une chartreuse, et fit d’autres dons aux bénédictins de Montmerle et à l’abbaye Notre-Dame d'Ambronay (1202).

Parti en l’an 1202 par Venise pour la quatrième croisade, Hugues de Coligny participa au siège de Constantinople en , et à la campagne de l’empereur Alexis IV en Thrace. Après la prise de Constantinople en 1204 et l'élection de Baudouin VI de Hainaut comme empereur, Hugues fit partie du conseil du marquis de Montferrat.

En , en défendant la ville de Serrès (Grèce), assiégée par Jean Kalojan roi de Valachie et de Bulgarie, Hugues fut tué d’un coup dans l’œil, lui « qui était le meilleur d’eux tous »[1],[2].

Descendance[modifier | modifier le code]

Hugues de Coligny est marié avant 1202[3]à Béatrice d'Albon [Note 1],[2],[4],[5],[6],. Ils ont une fille :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roch de Pillot-Coligny, Généalogie historique de la maison de Coligny.

Source externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles Cawley, « Hugues de Coligny », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté en avril 2020), lire en ligne [archive]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à ce qui a été écrit depuis le XVIIe siècle, Hugues de Coligny n'a probablement pas eu comme femme Béatrice d'Albon (c.1161 - 1228), Dauphine de Viennois, comtesse d'Albon et du Grésivaudan, comme le laisse présager Salvaing de Boissieu dans une lettre qu'il adresse à Samuel Guichenon :    « A Grenoble, ce 12 juillet 1659. "Vous dittes aussy que Béatrix d'Albon, fille de Guigues VIII, fut mariée en troisièmes nopces à Hugues, sire de Coligny & de Revermont, en quoy j'apréhende que vous & Mr Blondel & Mr Justel n'ayez point d'autre autheur que Mr Bouchet, qui, ayant trouvé une Béatrix mariée à cet Hugues de Coligny, s'est imaginé que c'estoit Béatrix d'Albon, ou peut-estre il a voulu donner par complaisance cet ornement-là à sa généalogie. Néantmoins vous en devez estre mieux instruit que luy; mais jusqu'à ce que j'en voye la preuve il seroit disficile de me le persuader, puisque nous sçavons le tems de la mort d'Hugues III, duc de Bourgoigne, son second mary, qui sut bientost suivye de celle de Béatrix sa vesve, dont nous avons le testament fait à Vizile, à deux lieues de Grenoble, où elle a passé le tems de fa viduité, fans avoir fait mention dans son testament du sire de Coligny ny de ses enfants,ce que fans doute elle auroitfait.Obligez moy, Monsieur, de m'en dire au vray ce qui est de vostre créance maintenant, nonobstant ce que vous en pouvez avoir escrit. Il est aisé de se mesconter en semblable matière, où la conjecture a souvent beaucoup de part." Vostre très humble & obéissant serviteur. BOISSIEU. (Avec le cachet de ses armes qui sont de l'Empire, à la bordure de France). A Monsìeur, Monsieur Guichenon, chevalier de l'ordre de St-Maurice, à Bourg».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Villehardouin, La Conquête de Constantinople (éd. Faral T.2), § 392-393
  2. a et b Ulysse Chevalier (acte 5907), Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tome 2,Fascicules 4-6 (lire en ligne), p. 12
  3. Ulysse Chevalier (acte 5772), Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 (T1, fascicules 1-3), vol. 1 (lire en ligne), p. 948
  4. Ulysse Chevalier (acte 5907), Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tome 2,Fascicules 4-6 (lire en ligne), p. 12
  5. (en) Charles Cawley, « Hugues de Coligny », sur Foundation for Medieval Genealogy-Medieval Lands
  6. (en) Charles Cawley, « Comtes d'Albon », sur Foundation for Medieval Genealogy-Medieval Lands