Hirudo medicinalis

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Exemple de biotope de Hirudo verbana
Elevage - la principale source d'approvisionnement des adultes
Face dorsale et ventrale …

Hirudo medicinalis (aussi appelée sangsue médicinale ou sangsue officinale) est une sangsue qui est depuis utilisée en médecine pour sa capacité à extraire le sang, mais également pour l'hirudine qu'elle sécrète et qui est un anticoagulant puissant.

Description[modifier | modifier le code]

sangsues cherchant à se nourrir
Grenouille verte ; les grenouilles sont l'une des source de nourriture pour les jeunes sangsues
L'élevage d'Ovins en zone humide est une source d'approvisionnement pour les sangsues adultes
Bocaux d'une banque de sangsues médicales
Aeromonas hydrophila (coloration) est l'hôte commensal voire symbiote qui aide la sangsue à bien digérer l'hémoglobine. Après la morsure d'une sangsue, notamment si cette dernière a été pressée, ce microbe peut être à l'origine de plaies suppurantes[1],[2]

Elle peut mesurer jusqu'à douze centimètres et est de couleur marron avec des raies jaunes.

Il semble qu'elle soit souvent confondue avec Hirudo verbana, qui serait en fait élevée à sa place[3].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elles se nourrissent du sang des mammifères, des reptiles ou encore des amphibiens.

Habitat[modifier | modifier le code]

Son habitat naturel est la zone humide d'eau douce, certains réseaux de fossés en eau et les mares d'eau douce. Elle vit en Europe de la France à l'Ukraine et de la Norvège à l'Espagne.

Elle est considérée comme quasi [espèce menacée|menacée]] selon la liste rouge de l'UICN en raison de la destruction ou dégradation de son habitat et de son importante utilisation en médecine.

Utilisation médicinale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hirudothérapie.

Depuis l'Antiquité et dans plusieurs civilisations (Arabie, Chine, Inde, Égypte et Occident) les sangsues sont utilisées en médecine. Une peinture murale datant de la XVIIIe dynastie égyptienne montre une personne appliquant des sangsues sur le front d'un malade[4].

Elles étaient utilisées pour les saignées, à une époque où l'on croyait qu'un excès de sang était la cause de certaines maladies. Depuis l'abandon de cette pratique, les sangsues peuvent encore être utilisées à la suite d'une greffe microchirurgicale dans laquelle le sang peut s'accumuler, en raison de veines défectueuses, ce qui entraîne un détachement de la greffe à cause de la pression exercée par le sang en trop[5].

Une étude médicale de 2003 a montré que l'hirudothérapie pouvait être plus efficace dans des cas d'arthrose du genou qu'un traitement au diclofénac. Les contre-indications de cette thérapie sont des troubles de la coagulation (comme l'hémophilie ou la prise d'anticoagulants), l'anémie ou encore le diabète de type 1. L'utilisation plus large de l'hirudothérapie pour d'autres types d'arthroses reste encore à être étudiée[6].

Pour limiter autant que possible le risque d'infection (dont par Aeromonas hydrophila), la sangsue posée sur un patient doit avoir fait l'objet d'un protocole adéquat de décontamination[2].

Source[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  • Dr.Dominique Kaehler Schweizer, "La thérapie par les sangsues" 2008, éditions Jouvence

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Roussenq-Jean, G. Boyer, H. Darbas, M.H. Nicoleau, P. Desbonnet, Y. Allieu (), Des sangsues et des hommes : Suppuration à Aeromonas hydrophila d'un lambeau cutané après pose de sangsues Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 17, Issue 4, Pages 170-172
  2. a et b M.H. Nicolau, H. Darbas, A. Roussenq-Jean, H. Jean-Pierre (1989) A propos d'un nouveau cas de suppuration cutanée a Aeromonas hydrophila apres pose de sangsues. Intérêt de leur décontamination ; Médecine et Maladies Infectieuses, Volume 19, Issue 4, Avril 1989, Pages 196-197
  3. revue La Recherche, n°409, juin 2007, page 98
  4. (fr) Sylvain Malassis, « Les sangsues », Ordre national des pharmaciens français (consulté en ), p. 3
  5. (fr) L. Bugnazet, J.M. Pons, J. Karchen, « Les sangsues en pratique hospitalière », Lyon Pharmaceutique,‎ 2001 (consulté en ), p. 3
  6. (en) Andreas Michalsen, Stefanie Klotz, Rainer Ludtke, Susanne Moebus, Gunther Spahn et Gustav J. Dobos, « Effectiveness of Leech Therapy in Osteoarthritis of the Knee - A Randomized, Controlled Trial », Annals of Internal Medicine,‎ (consulté en )