Haplogroupe I

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En génétique humaine, l’haplogroupe I (M170) est un haplogroupe du chromosome Y.

Cet haplogroupe est principalement retrouvé chez les populations européennes notamment :

  • Dans l'ancienne Yougoslavie, en Bosnie-Herzégovine 55 % de la population est d'haplogroupe I avec la plus grande concentration mondiale en Herzégovine avec 75 %, les deux pourcentages de Bosnie et d'Herzégovine sont réalisés sur les populations croates, serbes, et Bosniaques sans distinction. En Serbie l'on retrouve 43,89 %[1],[2] d'haplogroupe I, en Croatie environ 40 % et au Monténégro la fréquence avoisine aussi les 40 % (principalement avec l'haplogroupe I2a pour le groupe yougoslave ou serbo-croate). C'est une région reconnue pour ses habitants qui sont de taille particulièrement élevée[3].
  • On retrouve également l'haplogroupe I2a chez les Roumains, les Bulgares et les Macédoniens avec des fréquences moindre de 20 à 35 %.
  • En Suède, Norvège Danemark, Islande et au nord de l'Allemagne (avec les haplogroupes I1 et I2a2, où les yeux bleus et les cheveux blonds sont les plus abondants), à des fréquences de 25 à 50 %.
  • Ainsi qu'en Sardaigne, sur le même niveau de fréquence, 25 à 50 %.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'haplogroupe I est le lignage paternel majeur le plus ancien d'Europe et peut-être le seul qui y naquit. L'haplogroupe I est divisé en de nombreux sous-groupes et serait né dans les Balkans il y a plus de 30 000 ans[4]. En d'autres termes, Cro-Magnon appartenait probablement à I[5]. En 12 000 avant JC, l'haplogroupe I peuple en majorité toute l'Europe Mésolithique tous des chasseurs cueilleurs, sauf le réduit du nord est de l’Europe en Russie, majoritairement de l'haplogroupe R1a et partiellement R1b et N[6].

L'haplogoupe I a dominé le sud-est de l'Europe avant l'expansion de l'haplogroupe R, qui assimila sa population féminine sauf dans les endroits moins accessibles comme la Scandinavie, la Sardaigne et les Balkans yougoslaves. Dans l'ex-Yougoslavie, les populations I ont fait la révolution agricole du néolithique et développé des cités importantes, poussant les R (possiblement proto-Basques) à commercer avec eux plutôt que de les combattre. Les haplogroupes I possèdent dans leur patrimoine génétique la plus grande proportion génétique d'homme de Neandertal, vu que selon l'hypothèse actuellement en vogue ils seraient issus des premiers hommes sapiens arrivés en Europe, ils se seraient métissés avec les Néandertaliens (peut-être liés à l'haplogroupe G) déjà répandus en Europe[5].

La branche I1 se serait séparée de I2 il y a 15 000 ans et évolua indépendamment en Scandinavie au cours de la fin du Paléolithique et du Mésolithique.

Haplogroupe I

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Haplogroupes du chromosome Y (Y-ADN)

Plus récent ancêtre patrilinéaire commun
A
BT
 B CT
DE CF
 D E C F
 G H IJK
IJ K-M9
I J LT K-M526
L T  MS  P  NO
M S Q R N O
R1 R2
R1a R1b

Notes et références[modifier | modifier le code]