Embryophyta

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Les Embryophytes (Embryophyta), autrefois dénommées Cormophytes (« plantes à tige », du latin cormus : tige ; du grec kormos, tronc) ou Archégoniates (végétaux dont le gamétange femelle est un archégone), rassemblent ce qu'on appelle les plantes terrestres. Elles forment un groupe monophylétique, qui s'est développé parmi les chlorobiontes durant l'ère paléozoïque et s'est adapté avec succès à la vie sur la terre ferme, qu'elles ont progressivement colonisée, la sortie des eaux étant d'abord le fait des bryophytes avec leur gamétophyte aérien et durable. Ce terme de plantes terrestres n'interdit pas que certaines d'entre elles se soient par la suite adaptées aux milieux aquatiques (à la manière des cétacés chez les animaux) ou que leur fécondation reste en milieu aquatique[1].

Avec les algues vertes, ou chlorophytes lato sensu (groupe paraphylétique), elles constituent le règne des plantes vertes et le clade des chlorobiontes caractérisé par l'association des chlorophylles a et b et l'amidon stocké dans les plastes[2].

Les embryophytes sont définies par la présence d'un embryon végétal, structure qui se développe après la fécondation à partir du zygote et qui contient un pied ou suçoir, un suspenseur et une tête. Ce zygote ou œuf dont le développement est polarisé, au moins des premiers stades, dépend des réserves d'origine maternelle. De même, l'embryon dépend au moins pour les premiers stades de développement de réserves d'origine maternelle. C'est la tête de l'embryon qui se développe en sporophyte avec racine, tige et feuille : le port plus ou moins érigé dans l'air doit en effet vaincre le poids et la verticalité sépare les territoires éclairés des zones d'ancrage et d'absorption. Ainsi, la conquête des terres implique la différenciation en organes et tissu spécialisés, parfois renforcés par de la lignine et recouverts de cuticule, revêtement hydrophobe[3].

Dans la classification phénétique classique, elles se subdivisaient en

Mais les deux premiers groupes (les mousses et les fougères) sont paraphylétiques, seul le troisième (les plantes à graines) figure encore dans les classifications phylogénétiques.

Les données phylogénétiques indiquent que les embryophytes partagent un ancêtre commun avec un groupe d'algues vertes, les charophytes, et plus particulièrement les coleochaetales[4].

Synapomorphies[modifier | modifier le code]

Les principales synapomorphies ou caractères dérivés propres à ce groupe sont :

  • La présence de stomates qui sont des orifices présents sur les feuilles et permettant de faciliter les échanges gazeux[5] (sauf chez les Marchantiophytes qui les auraient perdus secondairement au profit de pores aériens)
  • La présence d'une cuticule recouvrant l'épiderme[5]
  • Les organes sexuels femelle sont des archégones[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Godron, Écologie et évolution du monde vivant. Volume 1, L'Harmattan, , p. 170
  2. (en) Michael G. Simpson, Plant Systematics, Academic Press, , p. 5
  3. Jean-Claude Roland, Hayat El Maarouf Bouteau, François Bouteau, Atlas de biologie végétale, Dunod, , p. 122.
  4. (en) Douglas E. Soltis, Pamela Soltis, J.J. Doyle, Molecular Systematics of Plants II : DNA Sequencing, Springer, , p. 530
  5. a, b et c Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader, Classification phylogénétique du vivant, t. 1, 4e éd., Belin (ISBN 978-2-7011-8294-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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