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Guillaume Courtois

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Guillaume Courtois
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieu de travail
Fratrie
Jacques Courtois
Antoine Courtois (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Guillaume Courtois, dit Guglielmo Cortese ou Il Borgognone, né le à Saint-Hippolyte, mort le , est un artiste peintre franc-comtois.

Guillaume Courtois est un frère cadet du peintre jésuite Jacques Courtois. L'essentiel de sa carrière s'est déroulé à Rome.

Portrait gravé publié en 1745.

Comme son frère, il naît à Saint-Hippolyte (à l'époque comté de Bourgogne, possession des Habsbourg d'Espagne). Son père, Jean Courtois, est peintre. La Guerre de Dix Ans, la partie locale de la Guerre de Trente Ans, et la peste, conduisent la famille à s'exiler. Père, filles et fils font le voyage en Italie vers 1636, alors que Guillaume est encore enfant. Les trois garçons (Jacques, Guillaume et Jean-François[Note 1]), poursuivent leur route dans le milanais espagnol, puis plus au sud jusqu'à Rome.

Ils passent par Fribourg, puis Milan, probablement Bologne, Florence, avant d'arriver à Rome vers 1638. Guillaume entre dans l'atelier de Pierre de Cortone, s'exerce au dessin sur le vif et à la copie d'artistes comme Giovanni Lanfranco et Andrea Sacchi. Il étudie également les peintres bolonais et notamment Le Guerchin (Giovanni Francesco Barbieri), et se forge un style classique avec une légère tendance maniériste, à la manière de Carlo Maratta. Bon peintre à fresque et à l'huile, il est aussi graveur. C'est Pietro da Cortona (Pierre de Cortone), qui le fait participer, avec Gaspard Duguet qu'il rencontre alors, à la peinture de la frise de la salle des Pays (sala dei Paesi). Pietro da Cortona lui confie, ainsi qu'à son frère aîné Jacques, la réalisation de fresques à la basilique San Marco Evangelista al Campidoglio. Pietro da Cortona les présente à Niccolò Sagredo, ambassadeur de Venise à Rome, qui deviendra Doge, et dont il peint un portrait. Ce portrait est aujourd'hui dans la sacristie de la basilique San Marco Evangelista al Campidoglio. Sagredo sera leur premier protecteur financier. Guillaume se mariera à Venise, en 1665, avec Felice Renzi.

Il bénéficiera aussi de la protection du pape Alexandre VII Chigi, du prince Giovanni Battista Borghese[1], et de Camilo Pamphili, qui lui commandera des œuvres pour son palais de Valmontone, ainsi qu'à Gaspard Dughet. Il est reçu à l'Accademia di San Luca en 1657, en devient le « Premier » des quatre recteurs en 1660. Il acquiert un petit immeuble (palazzo), situé aujourd'hui au 31 piazza di Spagna. Au-dessus de la porte, se trouvait, jusqu'à sa restauration en 2018, un écusson portant ses armoiries et sa devise : « Benché di spada armato io son cortese » (« Bien qu'armé d'une épée je suis courtois »)[Note 2].

Ses œuvres se trouvent dans de nombreuses églises et dans toutes les grandes galeries-musées de Rome, entre autres à l'église Saint-André, au Quirinal, dont l'architecte est Le Bernin. Il sera son peintre principal à partir des années 1660.

Dans le palais du Quirinal[2], il peint La Bataille de Josué dans la galerie, la Crucifixion de saint André dans l'église Saint-André du Quirinal, et diverses œuvres pour les jésuites, parfois en collaboration avec son frère. Sa dernière œuvre est Le Christ s'adressant à Marthe.

Guillaume Courtois meurt de la goutte, le [3].

Tableaux et fresques à Rome

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De très nombreuses œuvres sont visibles à Rome, certaines dans des collections privées difficilement accessibles. La liste des œuvres se trouve dans l'ouvrage référencé.

Sont accessibles les œuvres se trouvant :

  • Accademia di San Luca
  • Chiesa (église) di Sant'Andrea delle Fratte
  • Chiesa du Sant'Andrea al Quirinale
  • Arcibasilica di San Giovanni in Laterano (Arch basilique)
  • Basilica di San Marco Evagelista al Campidoglio
  • Basilica di Santa Prassede
  • Basilica della Santissima Trinità dei Pellegrini
  • Cappella de la Congregazione Prima Primaria al Collegio Romano (accès difficile, rares visites guidées, sinon sur demande, par l'église Saint-Ignace, Sant'Ignazio)
  • Istituto Nazionale (o Centrale) per la Grafica - Gabinette Nazionale delle Stampe
  • Musei Capitolini, palazzo dei Conservatori, Pinacoteca
  • Museo Francescano dei frati minori Cappuccini - Istituto Storico dei frati minori Cappuccini (Difficile d'accès, périphérie de Rome)
  • Palais Altieri (visites aléatoires)
  • Palais Barberini - Galerie Nazionali di Arte Antica
  • Palais Braschi - Museo di Roma (pour son tableau Sangue sparso di Cristo, autorisation aléatoire sur demande)
  • Palazzo Doria Pamphilj
  • Palais Patrizi (collection privée, avec visites très aléatoires, une œuvre dans un salon privé)
  • Palais du Quirinal (visites guidées, voir le site du palais)

Près de Rome

Collegiata di Santa Maria Assunta, à Ariccia, grande fresque de l'abside (la collégiale est la dernière des trois églises conçue et réalisée par Le Bernin).

  • La Grappe de Canaan, plume, encre brune, lavis brun, papier bleu, H. 0,250 ; L. 0,408[4]. Paris, Beaux-Arts[5]. Autrefois attribué à Pietro Testa, ce dessin met en scène un épisode de l'Ancien Testament largement traité par la Rome baroque, à savoir le retour des hommes envoyés par Moïse dans la vallée d'Eshkol. Le travail de la composition et du paysage semble puiser ses inspirations dans le cycle des Saisons de Nicolas Poussin, notamment l'Automne.

Dans les collections publiques

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Notes et références

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  1. Ce dernier est peu connu mais la fresque des Douze Apôtres de l'abside de la cathédrale d'Anagni, dans le Latium, lui est attribuée, selon le dizionario biografico Treccani.
  2. L'écussion n'avait pas été remis en place en date de décembre 2020, mais on peut le voir en cherchant sur internet.

Références

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  1. Édouard Fétis, Catalogue descriptif et historique des tableaux anciens, 6e édition, Bruxelles, Metens, , 610 p. lire en ligne sur Gallica), p. 312.
  2. Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, Abregé de la vie des plus fameux peintres , avec leurs portraits gravés en taille-douce, les indications de leurs principaux ouvrages, quelques réflexions sur leurs caractères, et la maniere de connoître les desseins des grands maîtres. Seconde partie., Paris, De Bure l'aîné, 1745-1752, 511 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 321-322.
  3. (it) « Courtois, Guillaume, detto in Italia Guglielmo Cortese o il Borgognone - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
  4. Emmanuelle Brugerolles (dir.), Le Baroque à Rome, Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, , 152 p. (ISBN 978-2-84056-836-0), p. 103-105
  5. « La grappe de Canaan, Guglielmo Cortese », sur Cat' zArts

Bibliographie

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Liens externes

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