Groupe CIFAL

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Groupe CIFAL
Création 1946
Fondateurs Pierre Detoeuf
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Gilles Rémy (PDG)
Activité Commerce international et services industriels et commerciaux dans les secteurs de l’énergie, construction et environnement, défense et aérospatial
Filiales CIFAL, CIS, MCR, CIFAL-DECO, CE&P, XMP-CIFAL
Effectif 300 collaborateurs dans 12 pays (fin 2012)
Site web http://www.cifalgroupe.com/fr/

Chiffre d'affaires 1 milliard € de volume d’affaires annuel généré et 20 millions € d'honoraires (2010)

Le Groupe CIFAL est l'une des plus anciennes et des plus importantes sociétés françaises de commerce international et de services d'appui à l'exportation. CIFAL est aujourd'hui un acteur de référence dans l'accompagnement commercial opérationnel de groupes industriels français et européens enRussie et dans l’ensemble de la zone Asie centrale/Caspienne (Kazakhstan, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan). CIFAL, qui se veut un « ensemblier du commerce international », a développé au cours de la dernière décennie ses activités au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Les sociétés du groupe sont particulièrement spécialisées dans le secteur énergétique (nucléaire, pétrole, gaz et électricité) et les projets complexes liés aux infrastructures[1].

Historique du groupe[modifier | modifier le code]

De la création de CIFAL à la dislocation de l’URSS[modifier | modifier le code]

La Compagnie d’Ingénierie France-Amérique Latine est créée en 1946 par Pierre Detoeuf, un ingénieur issu d’une famille d’industriels de l’avant-guerre. Son père, Auguste Detœuf, fut le premier président d'Alsthom et l'auteur d'un recueil régulièrement réédité de petits essais, maximes et aphorismes, Propos d’O.L. Barenton, confiseur[2]. La Compagnie se distingue alors par son offre intégrée d’exportation du savoir-faire, des technologies et des biens d’équipement français vers les pays d’Amérique du Sud.

CIFAL élargit rapidement ses activités à l’Europe du Sud et à l’Afrique du Nord avant de s’orienter, à partir des années cinquante, vers l’URSS et les Pays de l’Est, fortement demandeurs de technologies occidentales et d’usines clés en mains.

En 1970, CIFAL est parmi les premières et les rares sociétés occidentales à être accréditées par le Ministère du Commerce extérieur soviétique. Dans les années suivantes, l'entreprise contribua à la construction de grands ensembles industriels comme la raffinerie d’Oufa[3].

À partir de 1974, la montée en puissance de l’industrie nucléaire française permet à CIFAL de jouer un rôle actif dans la mise en place des premières ventes de services d’enrichissement d’uranium de l'URSS à la France. Cette coopération de long terme s’est élargie depuis les premiers contrats et CIFAL demeure aujourd’hui un partenaire de référence de l'industrie nucléaire française en particulier dans ses relations avec la société russe Techsnabexport.

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, CIFAL a développé des projets diversifiés dans l’industrie légère et alimentaire : usine de conditionnement de vins de Moscou (« Vinozavod »), usines d’aliments pour enfants, lignes de production de textiles, etc.[3]

De 1991 à 2000 : la refondation[modifier | modifier le code]

Au début des années quatre-vingt-dix, une nouvelle direction reprend CIFAL, composée notamment de Gilles Rémy, devenu PDG du groupe en 1995, et Jürgen Krahn, aujourd'hui directeur général délégué. À ce jour, ces deux dirigeants sont les actionnaires majoritaires, aux côtés d'autres cadres du groupe.

Avec la dislocation de l’URSS, en 1991, et l'émergence des nouveaux États indépendants, la nouvelle direction fait un triple choix stratégique :

  • Se concentrer sur de grands projets en s'appuyant sur l'excellence industrielle de groupes industriels français ;
  • Se recentrer en Russie sur le conseil dans le secteur pétrolier et le développement des services commerciaux dans le nucléaire ;

À cette époque, CIFAL introduit et accompagne de grands groupes français comme Bouygues, ELF ou Thomson — Thales. CIFAL joue alors un rôle pionnier dans le développement de la présence française dans cette région du monde et ouvre successivement des bureaux de représentation au Kazakhstan (1991), Turkménistan (1993), Azerbaïdjan et Kirghizstan (1996), et Ouzbékistan (2000)[4]. Dès lors, l'entreprise devient la seule société occidentale de services commerciaux implantée dans l'ensemble Asie centrale/Caspienne et élargit son portefeuille de clients et partenaires à des sociétés occidentales.

De 2001 à aujourd’hui : consolidation et développement[modifier | modifier le code]

La stabilisation des économies et des régimes politiques au cours de cette décennie a permis à CIFAL de construire une stratégie à long terme reposant sur l’élargissement de sa gamme de services. Cette phase de croissance de l’entreprise lui a permis également d’élargir sa zone d’intervention.

En synergie avec son activité « cœur de métier », l’accompagnement commercial, CIFAL a créé des activités de service lui permettant d’être présent tout au long de la chaîne commerciale et industrielle : de l’identification d’un projet jusqu'à son exécution en passant par le soutien à la négociation commerciale. Ces compétences nouvelles sont développées au sein d’un pôle de services techniques et industriels (CIS) implanté à Dubaï, plaque tournante des échanges avec l’Asie centrale. Les savoir-faire et métiers ont été développés soit en interne au sein de sociétés dédiées (certification, sourcing, traduction technique…), soit en coentreprises avec des sociétés spécialisées non encore présentes sur la zone (recrutement et gestion externalisée des ressources humaines, management de pièces détachées dans l’industrie et maintenance…). Plusieurs de ces activités sont assurées par des sociétés de droit local et éligibles au « contenu local » exigé de plus en plus fréquemment dans le cadre des grands contrats par les pays hôtes.

Dans le même temps, CIFAL a élargi sa zone d’intervention par des prises de participation dans des sociétés aux profils proches : Chine (AEC), Moyen-Orient (AGS), Amérique latine (Latinvest), et d'autres. En 2011, CIFAL est devenu investisseur pétrolier en prenant des parts dans plusieurs blocs pétroliers dont celui de Garrapatal au Paraguay.

CIFAL est l'actionnaire principal de RusAfrika, première plate-forme commerciale dédiée au développement des entreprises russes en Afrique.

CIFAL est membre fondateur de l’OSCI : Opérateurs Spécialisés du Commerce International, organisation professionnelle qui regroupe les sociétés françaises de commerce et d’accompagnement à l’international. Gilles Rémy en est le président.[5]

Le PDG de CIFAL, Gilles Rémy préside la chambre de commerce franco-turkmène (CCFT) qui rassemble l’ensemble des entreprises françaises implantées au Turkménistan ou projetant d’y travailler. Elle est le porte-parole des intérêts communs des entreprises adhérentes et vise à élargir la présence française en favorisant une meilleure connaissance du Turkménistan et de son potentiel dans les milieux économiques et politiques.[6]

Structure simplifiée du Groupe CIFAL

Activités du Groupe[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Le secteur de l’énergie est au centre de l’activité de CIFAL. Il représente aujourd’hui plus des deux tiers de son chiffre d’affaires[réf. nécessaire].

  • Industrie nucléaire : coopération avec l'industrie russe dans le cycle du combustible nucléaire, constitution et représentation commerciale d’un groupement d’équipementiers français sur le marché russe ;
  • Pétrole et Gaz : ensemblier industriel, évaluation technique et économique d'actifs pétroliers[7], vente d’équipements et de pièces détachées.

Infrastructures et Construction[modifier | modifier le code]

CIFAL compte de nombreuses références aux côtés de sociétés de construction, de cabinets d’ingénierie ou d’architecture (Bouygues, Vinci, BESIX, Oger, Wilmotte). Ses prestations vont de l’identification de projets à l’assistance à maitrise d’ouvrage, en passant par l’accompagnement commercial et l’ingénierie financière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Moniteur du Commerce international, 14 octobre 2010.[source insuffisante]
  2. Paris, Éditions du Tambourinaire, 1948.[source insuffisante]
  3. a et b « Historique Cifal 1946 », sur www.cifalgroupe.com (consulté le 16 mars 2013)[source insuffisante]
  4. a et b « Historique Cifal 1991 », sur www.cifalgroupe.com (consulté le 16 mars 2013)[source insuffisante]
  5. « OSCI, les entrepreneurs de l'international », sur www.osci.fr (consulté le 3 juillet 2018)
  6. Super User, « Présentation », sur www.cc-france-turkmenistan.org (consulté le 3 juillet 2018)
  7. « Activités CIFAL », sur www.cifalgroupe.com (consulté le 16 mars 2013)[source insuffisante]