Groupe Éram

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Groupe Eram
Création 1927
Fondateurs Albert-René Biotteau
Forme juridique société par actions simplifiée
Siège social Saint-Pierre-Montlimart
Drapeau de la France France
Direction Xavier Biotteau
Activité Activités des sièges sociaux
Produits Chaussures, Vêtements, Accessoires
Filiales Éram, Bocage, Mellow Yellow, TBS, Gémo, Faguo, DRESCO, Parade, Montlimart, Sessile
Effectif 6 000 collaborateurs
SIREN 388583239[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web groupe-eram.com

Chiffre d'affaires 1 milliard en 2021
Résultat net Inconnu

Le Groupe Eram est un groupe français de distribution de chaussures, vêtements et accessoires fondé en 1927.

Ce groupe a pour origine la marque de chaussures ÉRAM fondée en 1932, il est composé de 10 marques. C'est l'un des premiers distributeurs de chaussures et de vêtements en Europe avec 6 000 collaborateurs et le premier fabricant français de chaussures avec deux usines en France situées en Maine-et-Loire[2].[source insuffisante]

Historique[modifier | modifier le code]

En 1927, Albert-René Biotteau petit-fils d'un artisan bottier et le fils et le neveu de petits industriels[3] crée les Établissements Biotteau-Guéry[4].

La marque de chaussures ÉRAM est créée en 1932 à partir des prénoms inversés des enfants d'Albert-René Biotteau : « Er » pour René et « Am » pour Marie-Josephe[5]. Albert-René Biotteau acquiert des usines dans la région Cholet, deux à Saint-Pierre-Montlimart et une à Chalonnes-sur-Loire[3], 2 500 paires de chaussures en sortent chaque jour[3]. Mais avec la seconde guerre mondiale l'usine tourne au ralenti[3] alors en 1942 Albert-René Biotteau retrouve son fils Gérard. Ils décident de vendre leurs stocks de cuir et de peausseries, ils en dégagent 5 millions de francs ce qui leur permet d'ouvrir une première boutique à Levallois dans la région parisienne, puis à Clamart, Orléans, Saint-Étienne, etc.[4],[3], jusqu'à douze magasins à la fin de la Guerre[6].

Entre les années 1950 et le début des années 1970, une dizaine d'ateliers et usines sont créés[4] notamment après un voyage de Gérard Biotteau en Amérique du nord. Là-bas il découvre la rationalisation de la production industrielle[6].

Un brevet d’invention est déposé en 1955 à la suite de la mise au point d'un procédé par un ingénieur d'ÉRAM Paul Guéry, dénommé Plastifor. Ce procédé permet en une seule opération, d’obtenir une semelle plastique et de la solidariser avec la tige de la chaussure grâce à l’injection directe du plastique dans un moule. Grâce à lui ÉRAM met quatre fois moins de temps qu’auparavant à assembler ses chaussures : l’avancée est décisive vis-à-vis de la concurrence. Cependant, la mise au point est délicate car les premières semelles sont tellement molles que le doigt passe au travers lorsqu’on appuie dessus. L’ingénieur Paul Guéry et le technicien Marcel Béranger conçoivent alors un mélange pour renforcer les semelles. Ils réussissent si bien qu’elles deviennent très résistantes. Le succès de ce nouveau système mène à l'ouverture de nouvelles usines[6], entre les années 1950 et le début des années 1970 une dizaine d'ateliers et usines sont créés[4] en Maine-et-Loire. Par conséquent ÉRAM emploie un peu plus de 1 000 salariés en 1960 et plus de 3 000 en 1969.

Pour ne pas être dépendant des distributeurs ÉRAM cherche à mieux contrôler la distribution de ses chaussures, c'est le début de l’exportation, en 1958 deux filiales sont ouvertes à l'international, l’une à Mouscron en Belgique et l’autre à Sarrebruck en Allemagne. Trois ans plus tard, en 1961, le premier magasin ÉRAM ouvre en Belgique puis le premier magasin de détail pour l'Allemagne en 1969[4]. Le chiffre d'affaires double tous les quatre ans[7].

En 1970, Albert-René Biotteau cède la présidence d'ÉRAM à son fils Gérard Biotteau[6]. Pour faire connaitre son enseigne, Gérard Biotteau décide d'investir dans la publicité, il découvre Philippe Michel, un jeune créatif parisien qui est à l'origine du slogan « Il faudrait être fou pour dépenser plus… » qui va combler le manque de notoriété[7] d'ÉRAM[6]. Les spots de publicité à la télévision sont réalisés par Étienne Chatiliez, futur réalisateur de La Vie est un long Fleuve tranquille[6].

À partir de 1986, le groupe ÉRAM se lance dans le développement de ses réseaux de distributions en renforçant les enseignes existantes et par l’acquisition d’autres enseignes[4]. Le groupe est alors présent au travers de Bocage, Texto, ÉRAM, France Arno et TBS[4]. Les enseignes à bas prix L’hyper aux chaussures et L’hyper aux vêtements en périphéries des centres-villes sont créés.

En 1991, l'enseigne à bas prix Gémo, présente en périphérie des villes est créé[4]. Elle est en partie issue de la fusion des enseignes Hyper aux chaussures, Hyper aux vêtements et Tamdem. L'année suivante en 1992 le groupe ÉRAM est officiellement constitué[8].

En 1998, le président du groupe Gérard Biotteau cède ses activités à ses deux fils Xavier et Luc qui deviennent respectivement président du directoire et vice-président[4].

En 2004, le groupe ÉRAM via le groupe Vetura - la société exploitante de Fabio Lucci acquise à 50 % un an plus tôt[9] - reprend les magasins de textile et de bazar bon marché Tati qui sont en cessation de paiement[10] puis l'enseigne Giga Store[4] puis reprend 100 % du capital en 2007[11].

En , le groupe met en vente sa filiale déficitaire Agora, qui regroupe Tati, Giga Store, Degrif'Mania et Fabio Lucci[12]. Il est finalement acheté par le groupe Gifi.

Un plan de sauvegarde de l'emploi est annoncé le . Le groupe révèle qu'il souhaite fermer plus d'une centaine de boutiques à travers la France début 2019. Les enseignes concernées sont Texto (62 boutiques sur 80 devraient fermer) et Heyraud (34 boutiques sur 45) et l'objectif du groupe est d'achever la réalisation de ces plans au plus tard en . Le groupe Éram subit de plein fouet la crise qui frappe le secteur de la chaussure pour deux raisons croisées : l'émergence des chausseurs en ligne et la baisse d'intérêt des jeunes pour la chaussure de ville au profit des baskets[13]. Finalement en 2020 toutes les boutiques Heyraud seront fermées et toutes les boutiques Texto ont fusionné avec les boutiques Eram.

Principales entités du groupe et enseignes exploitées[modifier | modifier le code]

Société (enseigne) Siège Depuis CA en K € Effectif
Vêtir[14] (Gemo,Tandem, Vetaprix) Montrevault-sur-Evre 1993 686 805 2 563 chaussures et vêtements
Chaussures Eram[15] (Eram et Staggy) Montrevault-sur-Evre 1932 143 903 75 chaussures
Bocage[16] (Bocage et France Arno) Montrevault-sur-Evre 1985 49 413 425 chaussures
Technisynthèse[17] (TBS) Montrevault-sur-Evre 1975 49 045 107 chaussures et vêtements
Texto France[18] Montrevault-sur-Evre 1995 37 296 20/49 chaussures et acessoires
Parade[19] Montrevault-sur-Evre 1978 26 877 110 chaussures de sécurité
Heyraud (Chaussures Heyraud) Paris 1995 23 775 208 chaussures et accessoires
BBL[20] (Mellow Yellow) Paris 2012 12 852 16 chaussures et mode
Faguo[21] (Faguo) Nantes 2008 9 414 20/499 chaussure et mode


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. « Le Groupe ÉRAM, un commerçant de la mode en plein essor »
  3. a b c d et e « Le groupe ÉRAM »
  4. a b c d e f g h i et j « Groupe ÉRAM : histoire »
  5. « Héritage », sur Groupe Eram (consulté le )
  6. a b c d e et f « ÉRAM (Saint-Pierre-Montlimart) 80 ans d’enracinement dans les Mauges », sur nouvelouest.com,
  7. a et b L’Expansion,
  8. « Acrc Gémo »
  9. « Le Groupe ÉRAM investit le hard-discount textile »
  10. « Historique de TATI »
  11. « Comment ÉRAM a redonné des couleurs à Tati »
  12. « Eram met Tati en vente après une terrible année 2016 »
  13. « Le groupe Éram ferme une centaine de magasins », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Vêtir : identité et bilans », sur www.infogreffe.fr (consulté le )
  15. « Chaussures Eram : identité et bilans publiès », sur www.infogreffe.fr (consulté le )
  16. « Bocage : identité et bilans », sur www.infogreffe.fr (consulté le )
  17. « Technisynthèse : identité et bilans », sur www.infogreffe.fr (consulté le )
  18. « Texto France : identité et bilans », sur www.societe.com (consulté le )
  19. « Parade : identité et bilans », sur www.societe.com (consulté le )
  20. « B.B.L  : identité et bilans », sur www.societe.com (consulté le )
  21. « Faguo ; identité et bilans », sur www.societe.com (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]