Gisèle Vienne

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Gisèle Vienne, née en 1976 à Charleville-Mézières, est une artiste, chorégraphe, plasticienne et metteuse en scène franco-autrichienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gisèle Vienne est née en 1976. Sa mère est plasticienne, ancienne élève d’Oskar Kokoschka. Après une licence de philosophie, elle étudie à l'École nationale supérieure des arts de la marionnette. Elle fonde en 1999 sa propre compagnie afin de mettre en scène des pièces dans lesquelles elle intègre des éléments de chorégraphie et des marionnettes[1]. Après des débuts en collaboration avec Étienne Bideau-Rey, elle dirige seule ses productions à partir de 2004[2]. Entre 2000 et 2017, elle crée 14 pièces avec sa compagnie[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Spectacles[modifier | modifier le code]

De 1999 à 2004, elle signe ses mises en scènes et chorégraphies en collaboration avec Étienne Bideau-Rey ; ces pièces sont marquées par un astérisque (*).

  • 2017 ː Crowd
  • 2015 ː The Ventriloquists Convention[1],[4], une pièce coécrite avec l’auteur américain Dennis Cooper[5]
  • 2013 ː The Pyre[2]
  • 2011 ː LAST SPRING: A prequel
  • 2010 ː This is how you will disappear[6],[7],[8]
  • 2009 ː Showroomdummies (ré-écriture) *
  • 2009 ː Éternelle Idole
  • 2008 ː Jerk, mis en scène par Gisèle Vienne et dont le personnage David Brooks est joué par Jonathan Capdevielle
  • 2007 ː Jerk, une pièce radiophonique (ACR, France Culture, et paru aux éditions DISVOIR - série : ZagZig / 2 éditions, cd+livre, français et anglais, 2011)
  • 2007 ː Kindertotenlieder[9],[Note 1]
  • 2005 ː Une belle enfant blonde[11],[8] / A young, beautiful blonde girl
  • 2004 ː I Apologize[11],[8]
  • 2003 ː Stéréotypie *
  • 2004 ː Tranen Veinzen *
  • 2001 ː Showroomdummies *
  • 2000 ː Splendid’s de Jean Genet*

Installations et expositions[modifier | modifier le code]

  • 2018 ː 40 Portraits 2003-2008, Les Abattoirs Musée-FRAC Occitanie Toulouse (FR)
  • 2014 ː Die puppe in der moderne. Dont : 40 Portraits et une poupée (2003-2008), Kunstverein Galerie "Talstrasse" e.V. - Halle (DE)
  • 2012 ː Teenage Hallucination[12]. Gisèle Vienne avec Dennis Cooper, Stephen O’Malley et Peter Rehberg, Patrick Riou, Jonathan Capdevielle, Centre Pompidou – Paris
  • 2012 ː Read into my black holes. Commissariat Gisèle Vienne et Dennis Cooper, Centre Pompidou - Paris (FR)
  • 2012 ː Whitney biennial. Whitney Museum - New York (US)
  • 2012 ː Shake and Bake. Exposition de deux photographies de Gisèle Vienne issues de la série "Through Their Tears". Curated by HARD HAT, Galerie Praz-Delavallade – Paris (FR)
  • 2011 ː Last Spring: A prequel. Gisèle Vienne / Dennis Cooper / Peter Rehberg et Stephen O’Malley / Raphaël Rubbens / Dorothéa Vienne-Pollak / Patrick Riou / Jonathan Capdevielle Mise en scène - installation pour une poupée robotisée
  • 2011 ː Do you think, that would have made it magic?. Gisèle Vienne invitée par Elodie Lesourd. Exposition, extrait de la série Through their tears (2007-2011), galerie Olivier Robert - Paris (FR)
  • 2010 ː 40 Portraits 2003-2008. Photographies de Gisèle Vienne, Centre Atlantique de la Photographie, Le Quartz, Scène nationale de Brest, France
  • 2008 ː Black Noise. Exposition collective, CNEAI à Chatou, France.
  • 2007 ː Goddess. Installation et photographies de Gisèle Vienne, Voice Gallery Kyoto, STAY WITH ART, 2007 au sein de l'exposition au T-Point Hotel, Osaka, Japon
  • 2007 ː Grenoble-Saalfelden. Exposition du travail photographique de Gisèle Vienne et Antoine Masure, Galerie du Quartz, scène nationale de Brest, France
  • 2006 ː Un auteur va disparaître. Installation de Gisèle Vienne et conférence de Marcela Iacub (Juriste et chercheur au CNRS), "l’École de Stéphanie" dans le cadre de l'exposition " La force de l'art", Grand Palais, Paris, France
  • 2006 ː La poupée, L'inquiétante étrangeté. Travail photographique d’Antoine Masure et Gisèle Vienne à partir des poupées de Gisèle Vienne, Galerie 1sur1 en vitrine, Bruxelles, Belgique

Films[modifier | modifier le code]

Réalisations[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Ganz Angst, film réalisé par Jean-Michel Wicker, Serge Comte, Christophe Terpent et Vidya Gastaldon (1996, Galerie Analix, Genève) / interprétation
  • Home, film réalisé par Patric Chiha (2006) / interprétation
  • Funky Town, vidéo clip de Jean-Luc Verna et ses Dum Dum Boys, réalisé par Brice Dellsperger (2007) / interprétation
  • Sablé-sur-Sarthe, film réalisé par Paul Otchakovsky Laurens (2009) / réalisation et mise en scène d’un mannequin
  • Domaine, film réalisé par Patric Chiha (2010) / chorégraphie et interprétation
  • Boys Like Us, film réalisé par Patric Chiha (2014) / chorégraphie et interprétation

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • (fr + en) Gisèle Vienne, Dennis Cooper, Peter Rehberg, Jonathan Capdevielle, JERK / Through Their Tears, éditions DISVOIR (CDF+livre), 2 éditions en français et anglais
  • Gisèle Vienne, 40 portraits, 2003-2008, Éditions P.O.L,

Direction de revues et fanzines[modifier | modifier le code]

  • Corps/Objet – Sur le rapport du corps au corps artificiel. Gisèle Vienne / Étienne Bideau-Rey. Revue - 2 numéros 2001 et 2002 éditées par le Centre Chorégraphique National de Grenoble
  • LAST SPRING: The Maps (1er numéro, parution 2011, 2e numéro, 2012). Fanzine de Gisèle Vienne en collaboration avec Dennis Cooper dans le cadre de la Cooperative Fanzine, conçue par Dominique Gonzalez-Foerster, Philippe Parreno et Jean-Max Colard

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au cours d'un entretien dans Télérama en 2008, à la question « Pourquoi mettez-vous en scène des histoires de sexe et de meurtre en complicité avec l'écrivain américain Dennis Cooper ? » Gisèle Vienne répond « Je suis à la recherche d'une expérience extrême, physique et intellectuelle, que je compare aux sauts complètement fous des snowboarders de haut niveau. Il y a un risque réel, émotionnel, à aborder les sujets que je choisis. »[10]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Frédérique Roussel, « Gisèle Vienne, la femme et les pantins », sur liberation.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  2. a et b Rosita Boisseau, « Gisèle Vienne, ou quand la danse se fait magie noire », sur lemonde.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  3. « Gisèle Vienne - Biographie », sur pol-editeur.com (consulté le 9 décembre 2019).
  4. « Fédérée par l’artiste Gisèle Vienne, une bande de ventriloques sème la panique à Genève », sur letemps.ch, (consulté le 9 octobre 2016).
  5. Katia Berger, « Teint de porcelaine, voix de cristal, Gisèle Vienne débarque », sur tdg.ch, (consulté le 10 octobre 2016).
  6. Fabienne Darge, « Reprise : Gisèle Vienne à Nanterre », sur lemonde.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  7. Fabienne Pascaud, « La forêt magique de Gisèle Vienne », sur telerama.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  8. a b et c Mathieu Braunstein, « Gisèle Vienne, les fils et la patte », sur telerama.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  9. Cathy Blisson, « Gisèle Vienne, une artiste qui pèse ses maux », sur telerama.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  10. Gisèle Vienne (propos recueillis par Rosita Boisseau), « Gisèle Vienne : des marionnettes et du sang », sur telerama.fr, .
  11. a et b Bruno Masi, « Gisèle Vienne, diptyque fantasmatique », sur liberation.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  12. Rosita Boisseau, « Gisèle Vienne et ses poupées cruelles », sur lemonde.fr, (consulté en octobre 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]