École nationale supérieure des arts de la marionnette

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École nationale supérieure des arts de la marionnette
Histoire et statut
Fondation
1987
Type
école supérieure
Fondateur
Président
Christophe Blandin Estournet
Directeur
Philippe Sidre
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
14
Localisation
Ville
Pays

L'École nationale supérieure des arts de la marionnette, aussi appelée ESNAM, a été créée en 1987 à Charleville-Mézières sous l'impulsion de Margareta Niculescu et de Jacques Félix. Elle est ancrée dans le projet de l'Institut international de la marionnette qui vit le jour en 1981 dans cette même ville.

Naissance de l'École Nationale Supérieure des Arts de la marionnette[modifier | modifier le code]

C'est en 1972 que Margareta Niculescu rencontre pour la première fois Jacques Félix et Charleville-Mézières. C'est à travers les différents rassemblements à Charleville-Mézières en 1972, 1976 et 1980 à l'occasion du Festival que seront mis en avant « les mutations vécues par les esthétiques de la marionnette » et ce à l'occasion de rencontres, de débats, d'échanges. Se fait alors sentir le besoin de davantage de lieux de recherche, de création, d'expérimentation[1],[2].

Jacques Félix travaillera ensuite d'arrache-pied pour obtenir de la part du maire de la ville la mise à disposition d'une maison Place Winston Churchill. Et c'est en 1981 que l'Institut international de la marionnette ouvre ses portes. En associant l'UNIMA qui a pour objectif principal la formation professionnelle des marionnettistes au projet de l'institut, Jacques Félix affirme son désir de créer une école destinée à la formation des marionnettistes qui réclamaient davantage d'espace pour l'expérimentation notamment et l'apprentissage d'un savoir-faire non plus « sur le tas », comme c'était le cas jusqu'à présent en France. Henryk Jurkowski alors président de l'UNIMA et Margareta Niculescu -fondatrice et présidente de la Commission pour la formation professionnelle de l'UNIMA- vont alors rejoindre Jacques Félix pour cette grande entreprise[3].

École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette

Formation[modifier | modifier le code]

Le cursus de formation dure 3 ans. Le recrutement se faisait lui aussi tous les 3 ans, l'École n'accueillait qu'une promotion à la fois jusqu'en 2016. Pour la première fois de son histoire, à la rentrée 2016, deux promotions se croisent : la 10e promotion termine son cursus alors que la 11e le démarre. Ceci est rendu possible par la construction d'un bâtiment conçu pour la formation initiale des arts de la marionnette. L'ouverture a eu lieu en avenue Jean Jaurès, en plein centre de Charleville-Mézières[4].

Depuis sa création, l'École a vu se succéder différents directeurs pédagogiques faisant ainsi évoluer le programme d'enseignement. Après Margareta Niculescu, ont notamment occupé ce poste : Roman Paska, François Lazaro et Jean-Louis Heckel. Jean-Louis Heckel a assuré la responsabilité pédagogique depuis la dernière année d'étude de la 6e promotion (2004-2005) jusqu'au diplôme de la 9e promotion () sous la direction de Lucile Bodson. Eloi Recoing a ensuite été nommé à la direction de l'Institut International de la Marionnette et a endossé la responsabilité de l'École jusqu'au recrutement de Nathalie Élain comme directrice de la formation. Depuis la rentrée 2019, c'est Brice Coupey qui assume cette responsabilité.

Après avoir élu domicile dans les locaux de l'Institut International de la Marionnette, l'École a ensuite déménagé rue du Petit Bois. Elle bénéficie aujourd'hui d'un nouveau bâtiment avenue Jean-Jaurès.

L'école a une vocation internationale et accueille ainsi un certain nombre d'élèves étrangers par promotion.

La formation se déroule comme suit  :

  • Une première année probatoire destinée à acquérir les outils fondamentaux : les techniques classiques de manipulation ainsi que les techniques classiques en arts plastiques, mais aussi l'interprétation avec la marionnette, la culture générale et artistique, le travail corporel et vocal ainsi que l'apprentissage d'une langue vivante.
  • Les deuxième et troisième années sont davantage marquées par la création autour de différents temps forts : une création collective mise en scène par un metteur en scène invité, les solos de tous les élèves et enfin en juin de la troisième année, les élèves soutiennent leurs diplômes à travers des projets personnels. Exception faite en 2017, Éloi Recoing ayant fait le choix d'une création collective unique pour la 10e promotion qui a présenté en le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht dans une mise en scène de Bérangère Vantusso.

À l'issue des trois années d'études, les élèves obtenaient un diplôme des métiers d'art (DMA) jusqu'en 2016. Ils se voient délivrer un diplôme national supérieur professionnel du comédien (DNSPC), spécialité acteur-marionnettiste depuis . L'École est habilitée par le ministère de la culture à délivrer de diplôme depuis [5]. Ce diplôme de niveau II valide l'acquisition des connaissances et des compétences générales et professionnelles correspondant à l'exercice du métier d'acteur-marionnettiste. Une convention de partenariat avec l'Université de Picardie Jules Verne d'Amiens (UPJV) permettait par ailleurs aux étudiants de valider, en lien avec le DNSPC, une licence Arts du spectacle option Arts de la marionnette. Aujourd'hui (2019), ce diplôme vaut grade licence Arts du spectacle et permet une poursuite d'études en master.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Quelques personnalités ayant reçu une formation dans cette école :

Références[modifier | modifier le code]

  1. AA.VV., « Les 50 qui font bouger Charleville-Mézières », L’Express,‎ (lire en ligne)
  2. Fabienne Darge, « Loin des guignolades, un lieu de recherche esthétique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Lucile Bodson, Margareta Niculescu et Patrick Pezin, Passeurs et complices, Charleville-Mézières, Institut international de la marionnette,
  4. « 13 candidats admis à l'école nationale supérieure des arts de la marionnette », sur culture.cr-champagne-ardenne.fr
  5. Arrêté

Liens externes[modifier | modifier le code]