Gilles Babinet

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Gilles Babinet
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Gilles Babinet, né le à Issy-les-Moulineaux est un entrepreneur français.

Il est actuellement co-président du Conseil national du numérique[1] et digital champion de la France auprès de la Commission européenne[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gilles Babinet fréquente l'école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson[3].

Il crée plusieurs sociétés[4],[5],[6],[7],[8].

Membre de l’Institut Montaigne[9], il enseigne à Sciences Po Paris[10] depuis 2018 où il donne un cours intitulé "Numérique et politiques publiques".

Affaires publiques[modifier | modifier le code]

En , Gilles Babinet devient le premier président[11] du Conseil national du numérique[12]. Son mandat prend fin en avril 2012.

Le , il est nommé vice président du Conseil national du numérique[13]. Au sein d'un collège de 30 personnes qualifiées[14], il participe à l'étude des questions relatives au numérique, en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique de la société, de l'économie, des organisations, de l'action publique et des territoires[15].

En février 2021, il est nommé co-président du CNNum avec Mme Françoise Mercadal-Delasalles. Le but principal de ce nouveau conseil, passé de 30 à 21 membres, est de s'interroger sur la relation avec le numérique en tant que société, pays et individu[16].

Digital Champion[modifier | modifier le code]

Le , Gilles Babinet est nommé digital champion par la ministre déléguée au Numérique Fleur Pellerin auprès de Nelly Kroes, la commissaire européenne chargée du numérique et vice-présidente de la Commission européenne[17]. Dans le cadre de sa fonction, il participe notamment aux travaux engagés par le collège pour réformer les tarifs du roaming en Europe[18].

Polémique avec la CNIL[modifier | modifier le code]

Le , Gilles Babinet accorde une interview au magazine L'Usine nouvelle dans laquelle il déclare que « la CNIL est un ennemi de la Nation »[19] et qu'il faut « soit profondément [la] réformer soit [la] fermer ». Numerama qualifie son discours d'une « une rare agressivité » et pointe le lien entre son avis sur les questions de protection de la vie privée à propos desquelles la CNIL s'est engagée et sa société Captain Dash opérant dans le domaine des renseignements marketing sur des consommateurs[20]. Une polémique s'ensuit, entrainant des réactions de soutien à l'autorité administrative indépendante de la part de personnalités issues du monde numérique[21].

Le jour même, il tente de s'expliquer sur 01net : il soutient que son propos initial consistait avant tout en une charge contre le principe de précaution et une République qui mettrait trop en avant les enjeux de sécurité par rapport aux nécessités d'innover[22].

eCAC 40[modifier | modifier le code]

En 2014, Gilles Babinet crée un baromètre de la maturité digitale des entreprises du CAC 40, le eCAC 40, en partenariat avec le groupe Les Echos[23].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Ère Numérique, un nouvel âge de l'humanité, éditions Le Passeur, (ISBN 2368900675).
  • Big Data, penser l'homme et le monde autrement, éditions Le Passeur, (ISBN 2368902600).
  • Transformation digitale : l'avènement des plateformes, éditions Le Passeur, (ISBN 2368904867).
  • Transformation digitale 2.0, éditions Pearson, (préface) (ISBN 2744067091).
  • Refondre les politiques publiques avec le numérique, éditions Dunod, (ISBN 2100820761).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Communiqué de presse [PDF], sur CNNumerique.fr.
  2. (en) « Digital Champions », sur Commission européenne (consulté le ).
  3. « Biographie Gilles Babinet » Accès payant, sur WhosWho.fr (consulté le )
  4. Aude Fredouelle, « Gilles Babinet, l'insatiable entrepreneur », sur JournalDuNet.com, (consulté le ).
  5. « Euro RSCG BETC marche à l'Absolut », sur Strategies.fr, (consulté le ).
  6. Jamal Henni et Grégoire Poussielgue, « L'américain Openwave achète Musiwave », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Gilles Babinet », sur BFMTV.com, (consulté le ).
  8. Bastien L, « Captain Dash : une plateforme de tableau de bord tout-en-un », sur LeBigData.fr, (consulté le ).
  9. « Babinet », sur Institut Montaigne (consulté le )
  10. « Enseignements | Sciences Po », sur formation.sciences-po.fr (consulté le )
  11. « Le Conseil national du numérique a 6 mois : Bilan et perspectives | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques », sur cnnumerique.fr (consulté le )
  12. Décret no 2011-476 du 29 avril 2011 portant création du Conseil national du numérique.
  13. Arrêté du 29 mai 2018 portant nomination au Conseil national du numérique (lire en ligne)
  14. « Qui sommes-nous ? | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques », sur cnnumerique.fr (consulté le )
  15. « Le conseil | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques », sur cnnumerique.fr (consulté le )
  16. « Un nouveau CNNum pour penser notre relation au numérique - Annonce de la mandature 2021 - 2023 | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques », sur cnnumerique.fr (consulté le )
  17. « Gilles Babinet nommé « digital champion » de la France auprès de Bruxelles », Xavier Berne, Next INpact.com, 25 juin 2012 (consulté le 22 juin 2015).
  18. « Neelie Kroes : "Le principe du roaming est dépassé" », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. AFP, « L'ex-président du Conseil national du numérique veut fermer la Cnil », sur Le Point, (consulté le )
  20. Guillaume Champeau, « La CNIL est un "ennemi de la Nation", dit le représentant numérique de la France à Bruxelles », sur Numerama, (consulté le )
  21. Patrick Bertrand, « « La CNIL est un ennemi de la Nation » Diantre ! », sur journaldunet.com,
  22. Gilles Babinet, « Une Cnil réformée pourrait remplir un rôle utile », sur BFM BUSINESS, (consulté le )
  23. Vincent Bouquet, « Classement eCAC40 2019 : et les champions du numérique sont… », sur Les Echos Executives, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]