Geza Szobel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Geza Szobel
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Geza Szobel est un artiste peintre et graveur né le à Komárno (alors en Hongrie à l'époque, passé en Tchécoslovaquie en 1920, aujourd'hui en Slovaquie). Il a fait toute sa carrière à Paris entre 1935 et 1963, s'étant fait naturaliser français en 1936. Il est mort à Boulogne-sur-Seine le 12 juin 1963.

Biographie[modifier | modifier le code]

A Paris, il est proche de Marc Chagall, Emmanuel Mané-Katz, Louis Aragon, Le Corbusier[1], et travaille avec Robert Delaunay[2]. Son style, semi-figuratif, revient vers la figuration pure avec la Seconde Guerre mondiale (il s'engage alors en France avant de passer en Angleterre) qui lui inspire alors une peinture constituée de personnages torturés et de scènes d'épouvante[3].

Françoise de Perthuis restitue que c'est après la guerre que Geza Szobel « revient aux grands rythmes géométriques et expose à Paris et dans plusieurs capitales étrangères. Sa dernière période est très dépouillée, évoluant vers une abstraction un peu nuageuse en camaïeu blanc, gris et noir »[3]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

  • Geza Szobel, La sueur froide, suite de dix-neuf eaux-fortes originales, Éditions Sans, 1940.
  • Geza Szobel, Civilisation, Penguin Books, 1942[4].

Médailles[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Czechoslovak Institute, Londres, Geza Szobel, dessins témoignages de la guerre, juillet 1942.
  • Victor Waddington Galleries, Dublin, 1945.
  • Galerie de France, Paris, février Mars 1947, décembre 1951.
  • Galerie Blumenthal, Paris, 1963.
  • Claude Robert, commissaire-priseur, vente de l'atelier Geza Szobel, Hôtel Drouot, Paris, 18 mai 1971 et 15 février 1976[3].
  • Kálmán Makláry Fine Arts, Budapest, 2012[6].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • Salon des Surindépendants, Paris, de 1934 à 1939[7].
  • Salon de Mai, Paris, plusieurs participations entre 1945 et 1962[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

« On commence à comprendre la singularité profonde de cet artiste qui s'est fixé à Paris à 30 ans et a adopté la nationalité française. Dans ses peintures et plus encore dans ses aquarelles transparentes, il oscille perpétuellement entre figuration et abstraction. Il plonge les formes dans un halo poétique sous lequel transparaît toujours l'ordonnance de la composition. » - Gérald Schurr[8]

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paintings by Geza Szobel, édité par Victor Weddington Galleries, Dublin, 1945.
  • Frank Elgar, Szobel, peintures 1939-1947, Édition de la Galerie de France, Paris, 1947.
  • Geza Szobel, Suzanne Frémont, Pierre Frémont, Richard Hamilton, Éditions Gimpel Fils, Londres, 1950.
  • Yvon Taillandier, « Geza Szobel », Quadrum 13 - Revue internationale d'art moderne, Éditions du Palais des beaux-arts de Bruxelles, 1992.
  • Denys Chevalier, Geza Szobel, Édition de la Galerie Blumenthal, Paris, 1963.
  • Claude Robert, commissaire-priseur à Paris, Catalogue de la vente de l'atelier Geza Szobel, Hôtel Drouot, Paris, 18 mai 1971.
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Paris, éditions de l'Amateur, , 1069 p.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999, article de Jacques Busse.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
  • Jan Abelovsky et Katarina Bajcurová, Art in changing times: Painting and sculpture in Slovakia, 1890-1949, Slovart Publishing, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]