Georges Lakhovsky

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Georges Lakhovsky
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BrooklynVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Георгий ЛаховскийVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Russe
Français (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
Distinction

Georges Lakhovsky, né (peut-être) à Minsk, en Russie, le , et décédé le New York, aux États-Unis[1], était un écrivain et un chercheur controversé. Il s'est fait remarquer par une hypothèse pseudo-scientifique concernant une possible communication entre les cellules vivantes par l'intermédiaire de rayonnements électromagnétiques à haute fréquence. On lui doit l'invention d'appareils de médecine alternative prétendument en mesure de guérir le cancer, ce qui n'a jamais été scientifiquement démontré.

Biographie[modifier | modifier le code]

La biographie de Lakhovsky est lacunaire, certaines sources le confondant avec un peintre russe contemporain du même nom.

Georges Lakhovsky est probablement né le dans la région de Minsk (aujourd'hui en Belarus) (ou peut-être en 1869).

Sa formation est également incertaine : il aurait obtenu un diplôme d'ingénieur à Odessa, et il aurait étudié à la faculté de médecine à Paris. Seule certitude, il n'a jamais été médecin.

Lakhovsky imagina que les cellules émettent et absorbent des radiations électromagnétiques à des fréquences précises. Il soutint, dans divers ouvrages, que l’état de santé des êtres vivants dépend de la qualité des vibrations de leurs cellules. Il estimait possible de rehausser ces vibrations par l'application de champs électromagnétiques accordés sur des fréquences spécifiques, ouvrant ainsi la possibilité de traitements thérapeutiques.

Après la Première Guerre mondiale, il contacta Arsène d'Arsonval qui avait développé à cette époque un procédé thérapeutique électrique.

En 1923, à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière (appelé à l'époque Clinique Médicale de la Salpêtrière), Lakhovsky développa un procédé personnel qu'il teste en cherchant à traiter le "cancer" des géraniums. Son procédé basé sur des champs électromagnétique de hautes fréquences se fondait sur les idées de D'Arsonval.

En 1924, il exposa des plantes préalablement infectées par la bactérie (agrobacterium tumefaciens) à un champ électromagnétique produisant une onde de fréquence unique de 150 MHz. Pour ce faire, il se servait d'un « Radio Cellulo Oscillateur » de son invention. N'ayant aucune compétence en physiologie des plantes, il pensait que cette bactérie induisait des cancers, alors qu'elle ne génère que des proliférations cellulaires limitées, formant des excroissances évoquant des cancers. Croyant qu'il pouvait guérir des plantes cancéreuses à l'aide du rayonnement à haute fréquence, il étendit ses expérimentations à des humains.

Oscillateur à Longueurs d'Onde Multiples OLOM

Vers 1930, Lakhovsky inventa son « Oscillateur à Longueurs d'Onde Multiples OLOM » (en:Multiple Wave Oscillator MWO) qu'il fit breveter en France en , avec une addition en , et aux États-Unis ; [2]. Il s'agit d'un émetteur à ondes courtes ordinaire, et à fréquence d'émission variable. Il présente son invention comme étant « un appareil capable d'émettre simultanément différentes longueurs d'onde de manière à ce que, parmi ces ondes, ou leurs harmoniques, on en trouve presque toujours une ou plusieurs capables de produire le meilleur effet recherché pour n'importe quelle application »[2]. « On utilise à cet effet la propriété des circuits ouverts ayant une auto-induction fondamentale ou naturelle, et la capacité d'osciller sur une longueur d'onde bien déterminée s'ils sont excités par des impulsions électriques émanant de décharges de toute source. La partie rayonnante du système, produisant des ondes de différentes longueurs, est donc constituée d'un certain nombre d'anneaux ouverts concentriques de diamètres différents, maintenus isolés par tout procédé approprié. Ces anneaux peuvent être déterminés ou non par de petites sphères de capacités. Ces anneaux peuvent être alimentés par tout dispositif de production quel qu'il soit de haute fréquence, par exemple une combinaison comprenant une bobine de tremblement (ou tout autre transformateur) et un circuit haute fréquence muni d'une bobine d'auto-induction et d'une capacité ».

Il traita avec cet appareil plusieurs patients souffrant de tumeurs, avec quelques succès si on en croit les photos prises à l'époque. Ces réussites supposées n'ont cependant jamais été confirmées par des autorités indépendantes.

Ce sont ses principes et expérimentations qui inspirèrent les recherches d'Antoine Priore après la Seconde Guerre mondiale.

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Ayant pris fermement position contre l'idéologie du national-socialisme dans son livre publié en 1939 : « La civilisation et la folie raciste », il émigra aux États-Unis fuyant l'avancée des troupes allemandes. Lakhovsky décéda en 1942 à New York des suites d'un accident de la circulation.

Selon l'Association française pour l'information scientifique, « le paranormal et les théories "vitalistes" doivent beaucoup à Georges Lakhovsky, créateur d’une vision vibratoire de l’ensemble de l'univers, dite « équilibre cosmo-tellurique »[3],[4]. »

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'origine de la vie (Gauthiers-Villars), 1926.
  • Contribution à l'étiologie du cancer (Gauthier-Villars et Cie), 1927.
  • L'Universion (Gauthiers-Villars), 1927.
  • Le Secret de la vie (éditions Gauthiers-Villars), 1929.
  • Les Ondes qui guérissent (Gauthier-Villars et Cie), 1929.
  • La Science et le Bonheur (Gauthiers-Villars), 1930.
  • L'oscillation cellulaire - Ensemble des recherches expérimentales (Gaston Doin et Cie), 1931.
  • L'Étatisme, mort des nations (S.A.C.L.), 1931.
  • Les Ondes cosmiques et les Circuits Oscillants (S.A.C.L.), 1932.
  • La Formation néoplasique et le déséquilibre oscillatoire cellulaire - Traitement du cancer par l'oscillateur à longueurs d'onde multiples (Gaston Doin et Cie), 1932.
  • L'éternité, la vie et la mort (Fasquelle), 1932.
  • La Terre et nous (Fasquelle, Paris), 1933.
  • L'oscillateur à longueurs d'onde multiples (Gaston Doin et Cie), 1934.
  • Le racisme et l'orchestre universel (Felix Alcan), 1934.
  • La Cabale : histoire d'une découverte, l'oscillation cellulaire (Gaston Doin), 1934.
  • La Matière (Gaston Doin et Cie), 1934.
  • Le Grand Problème (Felix Alcan), 1935.
  • La crise, ses causes et ses remèdes (S.A.C.L.), 1935.
  • De Moscou a Madrid - Le paradoxe de la démocratie (S.A.C.L.), 1937.
  • Radiations et ondes, source de notre vie (S.A.C.L.), 1937.
  • La Nature et ses merveilles (Hachette), 1938.
  • Longévité (Hachette), 1938.
  • La Peau - Filtre de santé (S.A.C.L.), 1939.
  • La spermatothérapie (S.A.C.L.), 1939.
  • La civilisation et la folie raciste (Ed. de la Maison française, New York), 1941.
  • Œuvres (J.B.G.), 1979.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Lakhovsky, http://pqasb.pqarchiver.com/
  2. a et b Georges L (1934). U.S. Patent No. 1,962,565. Washington, DC: U.S. Patent and Trademark Office. 12 juin (texte et schémas) ;
  3. Henri Brugère, « Ondes et croyances paranormales », SPS, no 285,‎ http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1167
  4. Henri Brugère, « La géobiologie, une pseudo-science en expansion », SPS, no 277,‎ http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article745

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Adam et Armand Givelet, La vie et les ondes : L’œuvre de Georges Lakhovsky, Editions Energia, , 384 p.
  • Brigitte Bouteiller, Lakhovsky, le génie des anneaux : Santé, Résonance et Circuits oscillants, Paris, Guy Trédaniel, , 208 p. (ISBN 978-2-8132-0431-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]