Gendarmerie nationale algérienne

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Gendarmerie nationale
GendNatAlgerie.jpg

Création 23 août 1962
Type Gendarmerie
Siège Drapeau de l'Algérie Chéraga, Alger
Langue arabe algérien, français et anglais
Effectifs 130 000[1]
Ministre Abdelaziz Bouteflika
Personnes clés Général : Menad Nouba
Affiliation Ministère de la Défense nationale

La gendarmerie nationale algérienne est un corps de sécurité placé sous la tutelle du ministère de la Défense nationale composée d'environ 130 000 hommes. Les gendarmes sont habituellement chargés de la sécurité dans les zones rurales et les zones périurbaines . Son patron est le major-général Menad Nouba depuis 2015 son siège est basé à Chéraga dans la banlieue Ouest d'Alger.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Gendarmerie nationale a été crée au lendemain de indépendance du pays par les autorités algériennes, le 23 août 1962. Calquée sur le modèle français, il s'agit d'un corps militaire compétent sur l'ensemble du territoire de l’Algérie. Il est parti intégrante de l'Armée Nationale Populaire. Les missions de la gendarmerie sont le maintien de l'ordre public et l'exécution des lois du gouvernement.

Le corps compte alors 20 000 hommes.

En 1991, lors du putsch des généraux janviéristes, la Gendarmerie nationale est mise à contribution pour les opérations de ratissage contre les maquis islamistes constitués et leurs sympathisants. Victimes de nombreuses attaques armées et d'attentats à la bombe contre leurs locaux, les gendarmes commettront de nombreux actes de violences au cours de la "décennie noire".

En 1995, 90 000 gendarmes seront mobilisés pour combattre les groupes armés présents sur le territoire algérien.

Aujourd'hui la Gendarmerie, comme l’ensemble des corps de sécurité de l’État algérien, continue d'être victime d'attaques armées contre ses membres[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

La gendarmerie nationale est organisée en (06) six commandements régionaux (conformément au découpage militaire), 48 groupements de wilaya, une compagnie pour chaque daira, et une brigade pour chaque commune. Elle compte dans ses rangs :

  • Des escadrons de sécurité routière (ESR).
  • Des unités d'intervention dans chaque wilaya (Groupements d'intervention et de réserve, anti-émeute "GIR", et sections de sécurité et d'intervention "SSI") et les sections de sécurité et d’intervention (SSI) constituent une force de frappe en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et la criminalité de droit commun, ainsi que les affaires liées au trafic de drogue. En tout, 61 sections de sécurité et d’intervention sont mobilisées à travers le pays; chaque section comporte 35 éléments.
  • Des unités de police scientifiques avec AFIS (système d'identification des personnes) IBIS (système d'identification balistique)
  • Des unités « vertes » : brigades chargées de la protection de l’environnement et de l’hygiène générale.
  • Des unités de protection de patrimoine (surveillance des sites archéologiques ex Tassili, Djamila, Timgad, Hoggar)
  • Des unités de pôle financier et affaires économiques (lutte contre la corruption et les détournements...)
  • Des unités cybercriminalité et crime organisé.
  • Des brigades cynophiles (permet la détection d'engins explosifs et de stupéfiants).
  • Des groupements des gardes frontières (GGF) : chargés de surveiller les frontières terrestres du pays.
  • Des unités aériennes.

Détachement spécial d'intervention[modifier | modifier le code]

Le Détachement spécial d'intervention (DSI), est une unité d'intervention d'élite de la gendarmerie nationale, ses principales mission la neutralisation de terroristes et criminels, libération d'otage, sécurisation de convoi spécial et l'escorte de personnalités. Le DSI dispose d'hélicoptères et possède de nombreux équipements spécialisés. Ce groupe a participé à la neutralisation des preneurs d'otages sur le site gazier de Tiguentourine prés de In Amenas en janvier 2013[3].

Institut national de la criminologie et de la criminalistique (INCC)[modifier | modifier le code]

L'Institut national de la criminologie et de la criminalistique (INCC), est situé à Bouchaoui prés d'Alger. L'Institut a pour mission également d'assurer une assistance scientifique aux investigations complexes, participer aux études et analyses relatives à la prévention et à la réduction de toute forme de criminalité. Il est chargé aussi de participer en qualité d'organisme prestataire d'examens et d'expertises dans le domaine de la criminologie, à la définition d'une meilleure politique de lutte contre la criminalité[4].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Grades[modifier | modifier le code]

  • sous-officier
  • officier
  • sous-lieutenant
  • lieutenant
  • adjudant
  • chef de brigade
  • chef de compagnie
  • capitaine

Équipement[modifier | modifier le code]

Armement[modifier | modifier le code]

De nombreuses armes sont utilisées par les militaires de la Gendarmerie, les suivantes étant les plus courantes :

Véhicules[modifier | modifier le code]

Motos[modifier | modifier le code]

Au niveau des motos sérigraphiées, y retrouve :

Voitures[modifier | modifier le code]

Au niveau des véhicules sérigraphiés, y retrouve :

Véhicules spéciaux[modifier | modifier le code]

Les différentes véhicules blindés de transport et de combat, y retrouve :

Moyens aériens[modifier | modifier le code]

Les unités aériennes de la gendarmerie nationale sont dotées de plusieurs hélicoptères:

Uniformes[modifier | modifier le code]

L'industrie militaire algérienne fournit les équipements individuels tels que combinaisons, gilets pare-balles, casques de protection balistiques, brelages de combat,

Organismes de formation du personnel[modifier | modifier le code]

La gendarmerie possède plusieurs écoles de formation parmi lesquelles:

  • l’École supérieur de la gendarmerie nationale des Issers.
  • l’École des sous-officiers de Sétif.
  • l’École des sous-officiers de Sidi Bel Abbes.
  • l’École des sous-officiers de Miliana.
  • l'École de police judiciaire de la gendarmerie nationale de Zéralda.

Commandement[modifier | modifier le code]

Le commandement de la gendarmerie a été successivement confié à :

Années Commandement
1962 - 1977 Colonel Ahmed Bencherif
1977 - 1986 Général Mostepha Cheloufi
1986 - 1987 Général Zine El Abidine Hachichi
1987 - 1997 Général major Abbas Gheziel
1997 - 2000 Général major Tayeb Derradji
2000 - 2015 Général major Ahmed Boustila
Depuis 2015 Général major Menad Nouba

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]