Gérard Edelinck

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Gérard Edelinck
Edelinck, par Rigaud (Louvre).jpg

Portrait inachevé de Gérard GEdelinck par Hyacinthe Rigaud. Paris, Musée du Louvre.

Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieu de travail
signature de Gérard Edelinck

signature

Gérard Edelinck, né à Anvers le 20 octobre 1640 et mort à Paris le 2 avril 1707, est un graveur français d'origine flamande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérad Edelinck et son frère Jean font leur apprentissage chez Gaspar Huberti (Huybrechts) qui est aussi graveur[1]. Edelinck est aussi l'élève de Cornelius Galle le Jeune, de la famille des célèbres graveurs anversois. On lui attribue la gravure du Repos en Egypte peint par Rubens et imprimé par Cornelius Galle[2].

Il rejoint son frère Jean à Paris où il travaille sous la protection d'artistes connus comme les peintres Philippe de Champaigne, Nicolas Pitau et Le Brun ou le graveur Robert Nanteuil qui deviennent ses amis[3]. Il est remarqué par Colbert[4], ministre de Louis XIV qui lui donna les titres de chevalier de l'ordre de saint Michel[4], de graveur du cabinet avec une pension et le nomma professeur aux Gobelins. Il épouse en 1672 Magdeleine Regnesson fille du graveur Nicolas Regnesson et nièce de Nanteuil[5]. II fut admis à l'Académie dès 1677. Edelinck perfectionna la gravure en inventant les tailles en losange [6]; il réussit à donner en quelque sorte de la couleur aux objets gravés.

Edelinck popularise un grand nombre de tableaux de peintres célèbres. Ses estampes de la Sainte famille, d'après Raphaël ; de la Tente de Darius[7], de Sainte Madeleine repentante, du Christ aux anges, de Saint Charles Borromée, d'après Le Brun ; du Combat de quatre cavaliers, d'après Léonard de Vinci [8]; de la Vierge, d'après Guido Reni, sont regardées comme des chefs-d'œuvre[4].

Il excelle également dans le portrait. On a de lui de très-beaux portraits de Louis XIV, Descartes, Colbert, Le Brun, Rigaud (dont il était l'ami proche), Champaigne, Santeuil ou encore Nicolas Feuillet.

Parmi ses élèves, hormis son jeune frère Gaspard Edelinck[9], se trouvent Jacques Lubin vers 1670[10] et Antoine Trouvain vers 1676[11].

Il reçoit du pape en 1695 le titre de Chevalier romain qualification qu'il joint alors à sa signature[12]. Il a deux frères, Jean et Gaspard Edelinck, et un fils, Nicolas, qui exercent aussi la profession de graveur[4].

Il est inhumé dans l'église saint Benoît de Paris, aujourd'hui disparue[13].

Oeuvre[modifier | modifier le code]

Parmi les plus célèbres se trouvent :

  • La Sainte famille d'après Raphaël
  • Sainte Madeleine repentante d'après Charles Le Brun
  • Alexandre à la tente de Darius d'après Charles Le Brun
  • Le Combat des quatre cavaliers d'après Léonard de Vinci
  • Le Christ entouré d'anges d'après Charles Le Brun
  • Saint Louis priant d'après Charles Le Brun


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Dutuit (1807-1886), Manuel de l'amateur d'estampes. 6 (lire en ligne), p. 267
  2. Eugène Dutuit (1807-1886), Manuel de l'amateur d'estampes. 6 (lire en ligne), p. 98
  3. Henri Delaborde (1811-1899), Gérard Edelinck : les artistes célèbres, (lire en ligne), p. 28
  4. a, b, c et d Edelinck : Biographie du graveur Gérard Edelinck sur adlitteram.free.fr.
  5. Henri Delaborde, Gérard Edelinck : les artistes célèbres, (lire en ligne), p. 30
  6. « Les Amis de Versailles », sur www.amisdeversailles.com (consulté le 5 février 2017)
  7. « Gérard Edelinck, d'après Charles Le Brun, La Tente de Darius », Images d’Art,‎ (lire en ligne)
  8. « Gérard Edelinck, Les quatre cavaliers ou la bataille d'Anghiari », Images d’Art,‎ (lire en ligne)
  9. Henri Delaborde, Gérard Edelinck : les artistes célèbres, (lire en ligne), p. 78
  10. « Gerard EDELINCK (1640-1707) », sur www.wittert.ulg.ac.be (consulté le 4 février 2017)
  11. « Antoine Trouvain (1652?-1708) - Peintre, graveur et éditeur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 4 février 2017)
  12. Henri Delaborde, Gérard Edelinck : les artistes célèbres, (lire en ligne), p. 80
  13. « Église Saint Benoît de Paris (disparue) », sur https://www.tombes-sepultures.com (consulté le 9 février 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

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