Fatma Tazoughert

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Fatma Tazoughert (ou Tazuggaght, Tazougaghet) (en berbère: la rousse), serait une reine berbère originaire des Aurès qui aurait vécu entre 1544 et 1641. Pour l'écrivain et poète Mohamed Nadir Sebaa, elle est une figure légendaire et mythique. Le mythe daterait du XVIe siècle, du temps des Ottomans.

Biographie[modifier | modifier le code]

La vie de Fatma Tazoughert est relatée à travers des poèmes et des chansons du terroir chaoui, qui font d'elle « une reine belle et rousse ».

Selon la tradition orale de la tribu des Ouled Fatma, elle serait née en 1544 et morte en 1641 dans les montagnes de Belezma et elle aurait été une « reine » berbère d'une confédération tribale des Aurès.

Autour de ce personnage gravitent à la fois des points relevant de la légende et des points relevant du récit historique[Lesquels ?], ce qui rend parfois[Quand ?] difficile d'extraire le vrai du faux, le réel de l'exagération orale.

Selon la légende, elle aurait été une grande prêtresse, sainte soufie, guérisseuse et chef guerrière ; Fatma Tazuggaght descendrait du noble général[évasif] Imouren, qui aurait servi sous Tariq ibn Ziyad lors de la conquête musulmane de la péninsule Ibérique par les armées omeyyades[1].

Toujours selon la légende, elle aurait unifié les tribus berbères même celles arabisées, commercé avec plusieurs autres peuples[Lesquels ?] et constitué un conseil de sages exclusivement représenté par des femmes. Elle est aussi décrite comme une femme à forte personnalité, qui n'aurait pas hésité pas à faire exécuter son frère Zoltan qui contestait ses décisions et à faire exiler son frère cadet Sellam.

Elle aurait ainsi eu le contrôle de Belezma vers le XVIe siècle, d'après la légende orale[2].

Les Ouled Fatma de Merouana seraient de la descendance de cette femme. Mais certaines autres versions[Lesquelles ?] de la tradition orale font remonter la lignée de cette tribu aux Fatimides issus de tribus berbères de l'est algerien mais qui ont adopté l'arabe, langue du coran, comme langue usuelle.

Mère de dix-sept enfants, elle aurait su réciter le Coran par cœur et aurait su guérir les maladies par l'usage des plantes.

Un hommage lui fut rendu par la poétesse chaouie Khoukha Boudjenit.

Les Ouled Fatma de Merouana seraient des descendants de cette femme. Les deux ancêtres des tribus de Ouled Zoltan (ou Ouled Soltane) et des Ouled Sellam auraient été bannis par Fatma Tazouguerth, d'après la légende populaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui se souvient de Fatma Tazoughert ? La Dépêche de Kabylie du 22 janvier 2008, consulté le 02 janvier 2012
  2. de L'histoire, les Aurès et les hommes par Mohamed Nadhir Sebâa

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le mystère de Fatma Tazoughert L’expression djazairess