Famille de Maillard

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Armes de la famille de Maillard

La famille de Maillard est une famille de la noblesse française subsistante.

Origines[modifier | modifier le code]

Régis Valette écrit que cette famille appartient à la province du Périgord[1].

Gontran du Mas des Bourboux écrit que des notes de cette famille rapportent qu'elle serait issue de Bretagne au XIIIe siècle et serait venue s'installer en limite du Périgord et de l'Angoumois au XIVe siècle[2].

Le généalogiste d'Hozier écrit : "Si ces messieurs ne font pas un commencement fort ancien suivant la tradition, il ne leur fait pas moins d'honneur que si leur ancienneté avait fait oublier leur origine. Outre qu'ils sont sortis de ce Pierre Maillard, quartenier de la ville de Paris qui, après que le roi Jean eut été pris prisonnier par les Anglais.... les parisiens s'étant révoltés....ledit Maillard plein de zèle pour son prince prit une bannière de France et criant Montjoye St Denis fit ouvrir une porte au dauphin qui le fit récompenser par des titres de noblesse les plus authentiques…"[réf. nécessaire]

Aymar d’Arlot, comte de Saint-Saud, généalogiste du Périgord, tient pour certain que la famille de Maillard serait originaire de Bretagne. Elle aurait été connue dès le XIIIe siècle Laurent de Maillard, issu de la maison noble de Lanouhemaillard, était seigneur de la Vauxpitou (à une dizaine de kilomètres de Rennes). Les la Nouhe Maillard sont des fidèles et proches du ducs de Bretagne, comme Georges de Maillard, favori du duc régnant auprès duquel il repose en 1329. Nous pouvons également citer le moine Olivier de Maillard, général des Cordeliers. En ce qui concerne l’origine bretonne des Maillard, elle rejoint en cela l’origine que se donnent ces autres familles du Périgord ou du Limousin que sont les Volvire, les Malet et les Beaupoil. Cette origine bretonne s’appuie sur le fait que depuis la fin du XIIIe siècle, le Limousin relevait des Penthièvres, à la fois ducs de Bretagne et vicomtes de Limoges.[réf. nécessaire]

Noblesse[modifier | modifier le code]

Gontran du Mas des Bourboux écrit : "D'abord condamnés ils furent maintenus dans leur noblesse d'extraction le 5 mai 1668. En fait, l'affaire ne fut achevée que lors de la seconde recherche de noblesse au cours de laquelle, le 12 mars 1704, Guy-Raymond de Maillard reçut de l'intendant de Guyenne, une décharge. Auparavant, le 14 juin 1702, il avait été convoqué au ban de la noblesse du Périgord."[2]. Cet auteur fait remonter la noblesse de cette famille à l'année 1486[2].

Régis Valette écrit que la famille de Maillard est une famille de la noblesse d'extraction sur preuves de 1567[1].

Branches[modifier | modifier le code]

La famille de Maillard se divisa en deux branches principales. Celle des marquis de Maillard de la Faye (éteinte en 1921 en la personne d'Edmond de Maillard marquis de Lafaye), celle des comtes de Maillard de La Combe. Cette branche des Maillard de Lacombe est elle-même divisée en plusieurs rameaux : La Sudrie, de la Grange-du-Tillet, Taillefer et de Salles. Enfin certains membres de la branche de Salles ont relevé au XXe siècle l'antique nom des Larmandie et sont devenus comtes de Maillard-Larmandie.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean de Maillard, écuyer, seigneur de La Vocarie puis de La Faye et de La Sanguie, commandant des gens de pied de la ville d'Angoulême (première moitié du XVIe siècle)[2]
  • Honorable homme monsieur maître Dauphin de Maillard, procureur du roi de Navarre dans la châtellenie de Nontron (seconde moitié du XVIe siècle)[2]
  • Jean de Maillard, écuyer, seigneur de la Combe, maître de forges (XVIIe siècle)[2]
  • Jean de Maillard (1951), magistrat

Possessions[modifier | modifier le code]

Les Maillard furent seigneurs ou sieurs du Puy-de-Magnac, la Vocarie, La Saulgnie, Lafaye, Lacombe, Bretanges, Maraffy, la Roderie, Bonrecueil, Nenchères, Le Cousset, La Malignie, La Pernerie, Piacaud, la Borderie, Les Graulges, Beaussac, Pont-de-L’Isle, Sainte-Croix, Pronchères.

Armes[modifier | modifier le code]

Blason de la branche des marquis de Maillard de Lafaye (éteinte)[3]

  • Armes : d'argent, à trois pommes de pin d'azur
  • Couronne : de marquis
  • Devise : Fidèle quand même

Blason de la branche des comtes de Maillard de Lacombe (subsistante))[4]

  • Armes : d'azur, à trois pommes de pin d'argent
  • Couronne : de comte
  • Devise : Fidèle quand même

Blason de la branche des comtes de Maillard-Taillefer [5]

  • Armes  : écartelé, aux 1 et 4  : d'argent, à trois pommes de pin d'azur ; aux 2 et 3  : losangé d'or et de gueules ; sur le tout de gueules à un dextrochère de carnation mouvant de l'angle dextre du chef tenant une épée en bande du même garnie d'or et brochant sur une barre de sable accompagné de deux molettes d'or
  • Couronne : de comte
  • Cimier  : couronne de comte antique avec un dextrochère de carnation mouvant d'un nuage d'argent et tenant un badelaire d'or
  • Devise  : Non Quot Sed Ubi


Blason de la branche des comtes de Maillard-Larmandie[6]

  • Armes  : écartelé, aux 1 et 4  : d'azur, à trois pommes de pin d'argent ; aux 2 et 3  : parti au 1 d'azur, à un chevalier, armé de toutes pièces, la visière levée, tenant à dextre une épée haute d'argent garnie d'or ; au 2 d'azur, à trois fleurs de lys accompagnées en abîme de deux bâtons péris passés en sautoir, l'un en bande d'argent, l'autre en barre de gueules.
  • Couronne : de comte
  • Devise : Fidèle quand même

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Maillard sont : de Conan, de Reynier, de Malet, de Lageard, de Montrognon de Salvert, de Larmandie, de Tryon, Moreau de Montcheuil, de Galard de Béarn, de Vandière, de Tessières, de Tocqueville, de Nanclas, de Saint-Marc, Dereix, d'Esparron, de Bazin de Bezons, de Pins, de Vandière de Vitrac, de Saluces, de Barbarin, de Moneys d'Ordières, Dupin de Saint-Cyr, de Pindray, Capbern-Gasqueton, de Kersauson, de Becdelievre, de Trémaudan...

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, édition Pilote 24, Périgueux, 2001, pages 205 à 207
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 131
  • Chartrier du chateau de La Combe
  • Sigillographie du Périgord par Ph. de Bosredon, p 139.
  • Grand Armorial Jougla de Morenas, article famille de Maillard.
  • Œuvres Françaises d'Olivier Maillard (sermons et poésies) par Arthur de la Borderie, 1877.
  • Archives privées du chateau de Lafaye (preuves et recherche en noblesse)
  • Généalogies Périgourdines par le Comte de Saint Saud, article famille de Maillard.
  • La Noblesse du Périgord en 1789 par Amédée Matagvin, p 145.
  • État Nominatif Des Pensions Sur Le Trésor Royal - Volume 4, p 11.
  • Armorial de la noblesse du Périgord par Alfred de Froidefond, p 321.
  • Le Bulletin héraldique de France de 1893 - Volumes 7 à 8 - p 590.
  • Histoire généalogique et héraldique des pairs de France par J-B de Courcelles-1825, p 47.
  • Saint-Saud, Aymard de, Rôle des bans et arrière-bans de la noblesse du Périgord de 1689 à 1692, Bordeaux, Féret et fils, , 367 p. (lire en ligne), p.107.
  • Les anciennes forges de la région du Périgord par Peyronnet- 1958,p 337.
  • Les gardes d'honneur de la Dordogne sous le Premier Empire, 1805-1814, par Larrivière- p 273.
  • Un crime de braves gens: Hautefaye par Marbeck-2012, p 152.
  • État présent de la noblesse française -1866, p 57.
  • Catalogue des gentilshommes de Périgord Aunis, Saintonge par Louis de la Rocque-1864, p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 131.
  2. a, b, c, d, e et f Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, 2001, pages 205 à 207.
  3. Sceau du marquis de maillard de lafaye n°579
  4. Généalogies Périgourdines du comte de Saint Saud
  5. Armorial du Périgord de Froidefond
  6. Armorial du Périgord de Froidefond