Famille d'Abzac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Famille d'Abzac
Image illustrative de l’article Famille d'Abzac
Armes

Blasonnement D'argent à la bande d'azur chargée d'un besant d'or, à la bordure d'azur besantée d'or
Période XIIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Périgord
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus La Douze, ...
Charges Député, maire
Fonctions militaires Officiers
Fonctions ecclésiastiques Archevêque

La famille d'Abzac est une famille subsistante de la noblesse française d'origine périgourdine.

Elle compte parmi ses membres des écuyers, de nombreux officiers, un prélat catholique, un député, une historienne ...

Origines et histoire[modifier | modifier le code]

La famille d'Abzac est une famille de noblesse chevaleresque connue en filiation suivie depuis 1287. Son chef porte le titre de marquis de La Douze entre 1615 et 1943. L'Hôtel d'Abzac de La Douze à Périgueux a été une résidence de cette famille. Elle compte notamment les écuyers Pierre-Marie (1744-1827), Jean (1747-1831) et Alexis (XIXe siècle). Les deux premiers sont frères.

Jean, vicomte d'Abzac, est décédé sans descendance à Versailles le 16 juillet 1831 à 84 ans, en sa demeure du 7 avenue de sceaux ainsi qualifié : " ancien colonel de cavalerie, ancien commandant du manège du roi, chevalier de l'ordre militaire de saint Louis " il a fait un testament à Versailles le 16 juillet 1827 suivi d'un codicille du même lieu en date du 10 juin 1830 par lequel il instituait son légataire universel en toute propriété (en dehors de 5 legs qu'il avait fait) à Raymond de Vandière de Vitrac, vicomte d'Abzac, son petit neveu, petit fils de sa sœur Claire d'Abzac.

Raymond de Vandière de Vitrac d'Abzac était marié avec Eléonore Nicette de Kalb (1811-1899), petite-fille du baron Johann de Kalb.

La famille d'Abzac est apparentée avec Louis de Bourbon, actuel prétendant au trône de France[réf. nécessaire].

En 1929, Amalric d'Abzac (1864-1943) demeuré sans postérité, adopte ses neveux Pierre et Louis du Cheyron de Beaumont qui relèvent le nom. Depuis, leurs descendants portent le nom de « du Cheyron de Beaumont d'Abzac de Ladouze »[1].

Le titre de marquis de La Douze s’est éteint à sa mort en 1943[réf. nécessaire].

Branches de la famille[modifier | modifier le code]

  • Souche et branche aînée, seigneurs d'Abzac, puis seigneurs de La Douze, puis marquis de La Douze († 1698)
    • Branche des seigneurs de Montastruc
      • Sous-branche des seigneurs de Bellegarde († ap. 1575)
        • Rameau des seigneurs de La Boissière, puis de Puymège († 1913)
          • Sous-rameau des seigneurs de La Juvénie († ap. 1794)
      • Sous-branche des seigneurs de La Serre
        • Rameau des seigneurs de Saint-Laurent-du-Gas
    • Branche des seigneurs de Badefols (†)
    • Sous-branche des seigneurs de La Prade
    • Branche des seigneurs de Beauregard († ap. 1535)
    • Branche des seigneurs de Mayac († ap. 1813)
      • Sous-branche des seigneurs de Sarrazac († 1831)
        • Sous-branche des seigneurs de Vandière de Vitrac
        • Rameau des seigneurs de Masvieux
      • Sous-branche des seigneurs de Villars († ap. 1701)
        • Rameau des seigneurs de Fontladier
        • Rameau des seigneurs de La Combe
        • Rameau des seigneurs de Pressac († ap. 1754)
      • Sous-branche des seigneurs de Cazenac
        • Rameau des seigneurs d'Aurance († 1735)
          • Sous-rameau des seigneurs de Falgueyrac
        • Rameau des seigneurs de Mondiol
        • Rameau dit "de Trévy" († 1884)
      • Sous-branche dite "de Libourne"
    • Branche des seigneurs de Reilhac, puis marquis de La Douze († 1873)
      • Sous-branche des seigneurs de Gourdeaux († 1943)
    • Branche des seigneurs de Peyramond

Personnalités[modifier | modifier le code]

De la branche aînée[modifier | modifier le code]

De la branche de Reilhac[modifier | modifier le code]

De la sous-branche de Sarrazac[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Marie d'Abzac, titré vicomte d'Abzac par courtoisie, né le 17 septembre 1739. Il entre en 1756 comme page de la Grande Écurie de Versailles[2] et commande l'équipage du daim, devient commandant du manège de Versailles, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de l'ordre royal de la Légion d'Honneur. Il obtient, le 11 mai 1762, une commission de capitaine réformé à la suite, dans le régiment Mestre de Camp général Dragons ; et fut nommé, en 1763, écuyer cavalcadour. En 1770 le vicomte d'Abzac est chargé du commandement d'un manège et devient écuyer ordinaire. Il dirige dès lors le deuxième manège de Versailles[3]. Dès son début de carrière d'écuyer, il montre, d'après les sources d'époque, « une connaissance de l'art qui attire bientôt toute la cour ». Il donne des leçons d'équitation à Louis XVI et au comte d'Artois (le futur Charles X). Le 21 janvier 1781, le roi lui accorde le brevet d'une pension de 20 000 livres sur le trésor royal, sans retenue, à titre de retraite, comme écuyer commandant du manège de la Grande Écurie[4]. Forcé à fuir à la Révolution française, il se réfugie en Prusse et y prend la charge de la seconde compagnie noble de l'armée des princes. À son retour en France, en 1802 (décret du Premier consul sur le retour des Nobles), il retrouve son château et s'occupe de dressage et d'élevage. Louis XVIII le nomme écuyer en chef de Versailles et il devient ainsi le directeur du premier manège[3]. Il meurt à 89 ans, en 1827, sans descendance malgré ses deux mariages avec Marie Blaise de Bonneval (le 10 août 1777), décédée pendant la Révolution, et en 1804 avec la veuve Marie-Antoinette-Jacqueline-Félicité De Cocquart[4].
  • Jean-François d'Abzac de Sarrazac, né à Limeyrat le 4 octobre 1747, Jean-François d'Abzac, titré baron d'Abzac par courtoisie, puis vicomte après la mort de son frère Pierre Marie, devient page en 1763 et écuyer ordinaire en 1781, en succession de son frère, jusqu'en 1789. Il regagne également la France en 1802 et prend la direction du haras de Strasbourg en 1806 puis de celui du Pin en 1809. Il dirige le second manège de Versailles de 1814 à 1819, puis il se retire pour raisons de santé[3].

De la sous-branche de La Serre[modifier | modifier le code]

  • Alexis d'Abzac, officier au 9e chasseurs, est connu pour la parution, en 1852, du Développement d'une question équestre relative au dressage des chevaux[3], basé sur les travaux de Baucher et d'Aure[5],[6].

Portraits[modifier | modifier le code]

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille d'Abzac sont avec la famille de Boysson.

Armes, titres[modifier | modifier le code]

  • Armes de la famille d'Abzac : D'argent à la bande d'azur chargée d'un besant d'or, à la bordure d'azur besantée d'or.

Les différentes branches de la famille écartèlent ces armes en fonction de leurs alliances.

  • Titre : marquis de La Douze entre 1615 et 1943.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Se reporter à : « Cheyron du Pavillon (du) » (puis « Cheyron de Beaumont (du)) », sur la Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) et à La Douze à la dernière mention du paragraphe « Liste des seigneurs, puis barons et marquis de La Douze depuis 1372) ».
  2. Monteilhet 2009, p. 23
  3. a b c et d Monteilhet 2009, p. 24
  4. a et b Courcelles 1829, p. 87
  5. Monteilhet 2009, p. 25
  6. Développement d'une question équestre, Paris, Mazeto Square, coll. « Le pied à l'étrier », 2016, 80 p. (ISBN 978-2-919229-44-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, des grands Dignitaires de la couronne... et des Maisons princières de L'Europe, Imp. Plassant, (lire en ligne)
  • André Monteilhet, Les Maîtres de l’œuvre équestre : suivi de Les Mémorables du cheval, Actes Sud, coll. « Arts équestres », , 498 p. (ISBN 978-2-7427-8633-6, notice BnF no FRBNF42067464)
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome Ier, pages 26 à 29 Abzac (d')
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 27
  • Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, 2001, pages 19 à 22