Du temps qu'on existait

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Du temps qu'on existait
Image illustrative de l’article Du temps qu'on existait

Auteur Marien Defalvard
Pays France
Genre Roman
Éditeur Grasset
Date de parution
Nombre de pages 370
ISBN 978-2-246-78738-9

Du temps qu'on existait est un roman de Marien Defalvard.

Publié en 2011, il obtient la même année le prix de Flore et le Prix du premier roman.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman narre les rêveries solitaires d'un homme qui se retourne sur sa vie, la contemple d'un œil distant, fantasque, rythmé par des dates et des lieux de France qui ont marqué son esprit.

Chaque lieu (Paris, Le Mans, etc.) correspond à une impression, un flux d'émotions.

Au fur et à mesure que le lecteur avance dans le roman, un nuage spleenétique se met en place, une douce mélancolie plane sur la vie du narrateur.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le roman est particulièrement clivant, suscitant un accueil partagé.

Avis favorables[modifier | modifier le code]

De l'avis de Natacha Polony, le roman est parsemé d'images « d'une beauté frappante » ; à l'inverse, Audrey Pulvar lui trouve « beaucoup trop de redondances », bien qu'elle ait noté des « pages superbes »[1].

Olivier Mony dit dans Livres-Hebdo y voir « la confirmation éclatante des privilèges du romanesque »[2].

Dans Le Nouvel Observateur, Jérôme Garcin se montre dithyrambique (« J'en conclus que ce garçon est soit un génie, soit un imposteur ») et évoque un écrivain « stupéfiant de maturité » ou « doué comme c'est [sic] pas permis »[3], « un talent fou, crémeux, irrépressible » et une « prose somptueuse »[4].

Marin de Viry, dans Marianne, parle d'un « paysage stylistique [...] remarquable » et d'un « torrent scintillant »[5].

Lauren Malka considère Defalvard dans Le Magazine littéraire comme « étonnamment proche de Raymond Radiguet »[6].

Christophe Ono-dit-Biot loue dans L'Express « un texte [...] aussi désincarné que stylistiquement sidérant »[7].

Juan Asensio, sur son blogue Stalker, consacre à ce premier roman une longue note laudative[8].

Avis défavorables[modifier | modifier le code]

Nonobstant le soulignage de ses « trouvailles stylistiques éclatantes », Raphaëlle Leyris, du Monde, déplore l'aspect « conservateur » du livre, « qui semble exalter une impossible fixité des choses »[9].

Nelly Kapriélian, des Inrockuptibles, « attendra que [l'auteur] vive un peu plus ».[réf. souhaitée]

L'Express évoque, sous la plume de Jérôme Dupuis, un « Justin Bieber romancier » et un « pavé indigeste » et « épouvantable »[10].

Prix[modifier | modifier le code]

Marien Defalvard reçoit les prix de Flore et du premier roman.

Lors de la remise du Flore, le , il fait scandale en déclarant :

« Je suis un facho, mon concurrent Jérôme Leroy est évidemment un facho. [...] Je suis ravi que le prix de Flore s'engage sur la même pente que le monde entier, au fond, et que Frédéric Beigbeder fasse son coming out de facho. N'oublions pas que la littérature est fasciste par essence, qu'il n'y a pas plus facho qu'un roman[11],[12]. »

Il déclare peu après qu'il s'agissait d'une plaisanterie[12].

Références[modifier | modifier le code]

  1. [vidéo] Marien Defalvard — On n'est pas couché 24 septembre 2011 sur YouTube.
  2. Olivier Mony, « Aménagement du territoire romanesque », sur livreshebdo.fr, .
  3. Jérôme Garcin, « Les illusions perdues de Defalvard », sur bibliobs.nouvelobs.com, .
  4. Jérôme Garcin, « Un génie de 19 ans pour la rentrée ? », sur bibliobs.nouvelobs.com, .
  5. Marin de Viry, « Du temps qu'on existait », un premier roman qui intrigue tout le monde », sur marianne.net, .
  6. Lauren Malka, « Rentrée littéraire : les baptêmes du feu », sur magazine-litteraire.com, .
  7. Christophe Ono-dit-Biot, « Marien Defalvard, stylé précoce », sur lepoint.fr, .
  8. Juan Asensio, « Du temps qu'on existait de Marien Defalvard », sur juanasensio.com, .
  9. Raphaëlle Leyris, « Du temps qu'on existait, de Marien Defalvard : l'impossible fixité des choses », sur lemonde.fr, .
  10. Jérôme Dupuis, « Defalvard, les mots pour ne rien dire », sur lexpress.fr, .
  11. David Vesper, « Confessions d'un cramé : entretien avec Marien Defalvard », Adieu, no 1,‎ , p. 17-21 (lire en ligne).
  12. a et b David Caviglioli, « Le soir où les fachos ont envahi le Flore », sur bibliobs.nouvelobs.com, .

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Du temps qu'on existait, Paris, Grasset, 2011 (ISBN 9782246787389) ; Le Livre de Poche, 2012.