Djibril Diop Mambety
| Naissance |
Colobane (Dakar), |
|---|---|
| Nationalité | sénégalaise |
| Décès |
(à 53 ans) Paris 7e |
| Profession | acteur, réalisateur, scénariste |
| Films notables | Touki Bouki |
Djibril Diop Mambéty, né le à Dakar et mort le à Paris 7e, est un comédien, scénariste et réalisateur sénégalais[1].
Il est l'un des cinéastes africains les plus marquants de sa génération[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Fils d'un imam lébou, Mambéty est né en 1945 à Colobane, un quartier du sud-ouest de Dakar[3].
Il est le frère aîné du compositeur et musicien Wasis Diop, et l'oncle de l'actrice et réalisatrice Mati Diop[4].
Carrière
[modifier | modifier le code]Après des études de théâtre, il commence sa carrière comme acteur, au théâtre et dans plusieurs films sénégalais et italiens. Il crée le premier café-théâtre sénégalais à l'âge de dix-sept ans. Il fut durant un temps sociétaire du Théâtre national Daniel-Sorano de Dakar[5].
Le directeur du centre culturel français de Dakar lui prête de l'équipement et un cadreur pour tourner ses premiers courts métrages Contras' City et Badou Boy[6].
Son premier long métrage s'intitule Touki Bouki (ou Le Voyage de la hyène, 1972). Son second long métrage, Hyènes (1992), qui traite de la vengeance d'une vieille femme humiliée, d'après La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt, et se distingue par un cadrage de grande qualité[7],[8]. Mambety souhaitait réunir ces deux films dans une trilogie sur le pouvoir et la folie[9].
En 1995, il entreprend une trilogie qu'il intitule Histoires de petites gens. Il n'en tournera que les deux premiers volets, Le Franc (1995) — qui obtient le prix du meilleur court métrage, lors du 5e festival du cinéma d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine de Milan — et son dernier film, La Petite Vendeuse de soleil (1998)[10].
Décès
[modifier | modifier le code]Il meurt d'un cancer du poumon le dans le 7e arrondissement de Paris où il était soigné[11].
Filmographie
[modifier | modifier le code]- 1969 : Contras' City (court métrage)
- 1970 : Badou Boy (moyen métrage)
- 1973 : Touki Bouki
- 1989 : Parlons Grand-mère (court métrage)
- 1992 : Hyènes
- 1995 : Le Franc (moyen métrage)
- 1998 : La Petite Vendeuse de soleil (moyen métrage)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Contexte biographique »
- ↑ « Djibril Diop Mambéty », sur imdb.com (consulté le ).
- ↑ « Personnes | Africultures : DIOP Mambéty Djibril », sur Africultures (consulté le )
- ↑ « Biographie de Djibril Diop Mambéty », sur Africultures (consulté le ).
- ↑ « Personnes | Africultures : DIOP Mambéty Djibril », sur Africultures (consulté le )
- ↑ « Djibril Diop Mambéty », sur Cinémathèque française (consulté le ).
- ↑ « Qui était Djibril Diop Mambéty, légende du cinéma sénégalais ? », sur Senegal, (consulté le )
- ↑ « Africultures »
- ↑ « Personnes | Africultures : DIOP Mambéty Djibril », sur Africultures (consulté le )
- ↑ « Personnes | Africultures : DIOP Mambéty Djibril », sur Africultures (consulté le )
- ↑ Insee, « Extrait de l'acte de décès de Djibril Diop », sur MatchID.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Nar Sene, Djibril Diop Mambety : la caméra au bout… du nez, éditions L'Harmattan, 2001.
- Sada Niang, Djibril Diop Mambety : un cinéaste à contre-courant, éditions L'Harmattan, 2002.
- Anny Wynchank, Djibril Diop Mambety ou Le voyage du voyant, éd. A3, 2003[1].
Presse
[modifier | modifier le code]- C. Tapsoba, « Hommage/tribute, Djibril Diop Mambety » (Écrans d'Afrique ; nº 24), Ouagadougou, Fédération Pan Africaine des Cinéastes (FEPACI), 1998.
- (en) « The Hyena's Last Laugh », interview de Djibril Diop Mabéty par N. Frank Ukadike, publiée dans Transition 78, vol.8, no 2, 1999, p. 136-53, à l'occasion de son décès.
- Olivier Barlet, « Djibril Diop Mambéty, in memoriam », nécrologie publiée sur Africultures le .
- Christine Tully-Sitchet, « Djibril Diop Mambety. Un cinéaste à contre-courant », sur Le Monde diplomatique (consulté le ).
- Simon Njami, « "L'image va où le vent", entretien avec Djibril Diop Mambety », sur revuenoire.com (consulté le ).
- (en) Clare Clements, Meandering through Dakar. Flâneurs, Fragmentation and the Flow of Life in Djibil Diop Mambéty’s Cinema of Wanderers, manycinemas.org, 2/2011, 16-29.
- Vincent Malausa, « Djibril Diop Mambety, la liberté sans condition », Cahiers du cinéma, no 678, .
Travail universitaire
[modifier | modifier le code]- Julie Ledru, « Djibril Diop Mambety : un autre cinéaste d'Afrique Noire », université de Paris III, 1999[1].
Documentaire
[modifier | modifier le code]- Mambéty For Ever, film de Aïssatou Bah et Guy Padja, 2008.
Vidéo
[modifier | modifier le code]- Franck Schneider, « Djibril Diop Mambety. Cinémas d'Afrique / le sacré », sur Dailymotion (consulté le ).
- « Djibril Diop Mambéty, Quinzaine des réalisateurs de 1973 » (Archives INA).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- « Personnes | Africultures : DIOP Mambéty Djibril », sur Africultures (consulté le )
- Réalisateur sénégalais de cinéma
- Scénariste sénégalais de cinéma
- Acteur sénégalais de cinéma
- Naissance en janvier 1945
- Naissance à Dakar
- Naissance en Afrique-Occidentale française
- Décès en juillet 1998
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris
- Décès à 53 ans
- Mort d'un cancer du poumon
- Mort d'un cancer en France
