Diourka Medveczky

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Diourka Medveczky
Nom de naissance Medveczky György Lajos
Naissance (87 ans)
Budapest, (Hongrie)
Nationalité Hongrie Hongrois
Profession Réalisateur
Sculpteur
Films notables Marie et le Curé
Paul

Diourka Medveczky, né György Lajos Medveczky[1] le à Budapest (Hongrie), est un sculpteur et réalisateur d'origine hongroise vivant en France. Il est le père des actrices Pauline Lafont et Élisabeth Lafont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté son pays d'origine pour des raisons politiques, Diourka Medveczky s'installe en France en 1948 en raison de son intérêt pour la peinture française. Cependant, dès son arrivée, c'est plutôt vers la sculpture qu'il s'oriente.

Au début de l'année 1950, il est diplômé d'une école de céramique. Il rencontre Picasso à Vallauris qui devient son mécène de 1952 à 1953. En 1959, il expose vingt œuvres en taille directe de pierre dure à la Galerie Rive Gauche. Son style est très marqué par les sculpteurs Ossip Zadkine, Henri Laurens et Jacques Lipchitz. C'est à cette époque qu'il rencontre l'actrice Bernadette Lafont qu'il épousera peu après. De cette union naîssent trois enfants : David, Elisabeth et Pauline, qui prendra par la suite le nom de Pauline Lafont pour sa carrière d'actrice.

En 1965, il obtient le Grand Prix du Salon de la jeune sculpture avec Le Grand Germe et décide de se tourner vers la création cinématographique. Il réalise en 1967 son premier court-métrage, Marie et le Curé, inspiré du fait-divers de l'Affaire du Curé d'Uruffe. Bernadette Lafont y tient le rôle-titre au côté de Jean-Claude Castelli.

En 1969, il tourne son unique long métrage, Paul avec Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Kalfon et Bernadette Lafont, coproduit avec Mag Bodard. Les Cahiers du cinéma écrivent à propos de Paul : « Nous aurons à reparler, à propos de ce film, d'un cinéaste dont on peut d'ores et déjà estimer qu'il est l'un des plus importants tournant en France »[2]. Cependant, malgré ce succès critique, le film n'a jamais été distribué.

Après ce film, Diourka Medveczky met un terme à sa carrière cinématographique et se retire à la campagne.

Il vit dans les Cévennes[3]. Dès janvier 2015 il vit à Madagascar sur l'Île aux Nattes, mais retourne mi 2016 dans les Cévennes, chez son fils.

Son œuvre cinématographique intégrale est parue, en novembre 2012, dans le coffret Diourka-Lafont (Filmedia).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Grand Entretien : Bernadette Lafont », sur France Inter,
  2. Cahiers du cinéma, no 213, Paul (Diourka Medveczky),
  3. Samuel Douhaire, « François Truffaut : « Medveczky, c'est Bresson plus Buñuel » », Télérama, no 3242,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Diourka, à prendre ou à laisser, documentaire d'André S. Labarthe et Estelle Fredet
  • Alléluia !, documentaire de Jean-Baptiste Alazard, 2016, 59 minutes, production Stank « Alléluia », sur www.tenk.fr (consulté le 27 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]