Didier Anger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anger.
Didier Anger
Description de cette image, également commentée ci-après

Didier Anger en 2008

Nom de naissance Didier Anger
Naissance (78 ans)
Lengronne, Manche
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Enseignant

Didier Anger, né le à Lengronne (Manche), est un militant antinucléaire, membre fondateur du parti des Verts.

Depuis la fondation des Verts, il est le principal animateur de l'opposition à l'usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague et à la centrale nucléaire de Flamanville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de militant syndical, Didier Anger devient enseignant en 1960, adepte de la pédagogie Freinet, et s'investit au sein de la FEN[1].

Professeur d'histoire-géographie, il est muté en 1970 aux Pieux et s'installe à Flamanville. Face aux projets d'extension de l'usine de retraitement de la Hague et d'implantation de la centrale nucléaire de Flamanville, il milite à partir de 1972 dans les mouvements antinucléaires au sein du Crilan[2].

Membre fondateur des Verts, il se présente aux élections législatives en 1978, obtenant le score important de 12,7 % des voix. Candidat à la candidature des écologistes pour l'élection présidentielle française de 1981, il est à la tête de la liste « Europe écologie » des Verts pour les élections européennes de 1984. Son programme était notamment centré sur la réduction du temps de travail pour lutter contre le chômage et avait pour ambition de donner plus d'importance à l'Europe. L'objectif annoncé était de faire 5 % des voix pour avoir des élus, mais la liste ne recueillit que 3,4 % des voix. Parlementaire européen à la suite des élections de 1989, il est vice-président de la commission Énergie de 1989 à 1991[2].

Il a également été conseiller régional de Basse-Normandie à partir de mars 1986 pendant deux mandats et demi[2] avant de prendre sa retraite en 2004. Il continue à militer chez les Verts et dans les mouvements antinucléaires, et siège dans les commissions d'information de l'usine de la Hague, de la centrale de Flamanville ou de la DCNS-Cherbourg. Il est également membre du comité de parrainage de l'Observatoire du nucléaire, créé par Stéphane Lhomme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Silence, on contamine, Didier Anger, éd. compte d’auteur, 1987
  • Nucléaire, la démocratie bafouée; La Hague au cœur du débat, Didier Anger, éditions Yves Michel, 450 p., 2002 (ISBN 2913492169)

Liens Internet[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Villalba, « Didier Anger, du combat antinucléaire aux Verts », 3 mai 2006
  2. a, b et c Michel Soudais, « Didier Anger : souvenirs d’un pionnier de l’écologie », Politis, 29 janvier 2004