Dalloyau

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Dalloyau
logo de Dalloyau

Création 1682
Fondateurs Charles Dalloyau
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Maison de Gastronomie depuis 1682
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Laurent Pfeiffer
Activité Pâtisserie, Restauration, Traiteur, Organisateur de Réceptions
Société mère Dalloyau SAS
Filiales Dalloyau International SA
Effectif 400 à 450 salariés (France)
 site web                  = www.dalloyau.fr
Site web www.dalloyau.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Dalloyau est une entreprise française du domaine de la gastronomie et de la pâtisserie. Elle est fondée à Paris mais son origine remonte à 1682, à la Cour du Château de Versailles. Pâtissier, chocolatier, traiteur, Dalloyau exerce aujourd'hui ses activités dans deux secteurs : un réseau de boutiques et salons de thé, avec notamment la vente de plats à emporter, et un réseau de réceptions avec l'organisation d’événements.

L'entreprise est membre du Comité Colbert depuis 2001, parmi 81 maisons françaises, représentantes du luxe et de l'art de vivre français dans le monde.

En 2007, Dalloyau a obtenu le label « Entreprise du patrimoine vivant ». Une distinction décernée aux entreprises détenant un savoir-faire rare, renommé ou ancestral.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1682, Charles Dalloyau, alors au service du Prince de Condé, se fait remarquer par ses petits pains que le roi Louis XIV goûte lors d’une réception. Puisqu’il est hors de question que son cousin, avec lequel il est en confrontation permanente, serve des pains meilleurs qu’à la cour, Louis XIV débauche Charles Dalloyau[1],[2].

Charles Dalloyau devient ainsi le premier de plusieurs générations de Dalloyau à servir la cour. Pendant quatre générations, les frères Dalloyau exercent tour à tour tous les métiers de bouche et font partie de l’élite portant le titre d’officier de bouche, la plus haute distinction française dans les métiers de bouche. Par cette charge, les frères et fils Dalloyau sont anoblis, et, signe de noblesse, portent l’épée devant le roi. Par ce titre, ils assistent ainsi aux repas du roi, ont leur place dans les cérémonies officielles et participent à la recherche culinaire et aux arts de la table.

À la Révolution française, les officiers de bouche sont contraints de se reconvertir. Captant l’air du temps et les évolutions à venir, Jean-Baptiste Dalloyau, descendant de Charles, continue l’histoire de la dynastie des Dalloyau et fonde en 1802 la première maison de gastronomie, « Dalloyau ». Il y associe tous les métiers liés à l’art du bien manger, et propose à la bourgeoisie émergente des plats cuisinés pour recevoir chez soi, comme le faisaient jadis les aristocrates[2]. Il invente ainsi un service qui n’existait pas, le prêt-à-emporter, et s’installe rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris, un lieu qui est resté l'adresse de la principale boutique parisienne[3].

Pâtisseries créées par Dalloyau[modifier | modifier le code]

En 1955, Dalloyau s’inspire des Parisiens qui passent leurs fins de semaine à la campagne et créé « le Week-end », le tout premier gâteau de voyage, qui s’emballe, se transporte et se conserve facilement.

L'Opéra, gâteau inventé en 1955 par Cyriaque Gavillon, est connu aujourd'hui à travers le monde. Gâteau rectangulaire composé de trois feuilles de biscuit Joconde imbibé d'un sirop de café et garni de crème au beurre au café et de ganache au chocolat. Le dessus est recouvert d'un glaçage au chocolat profondément noir. Cyriaque Gavillon voulait créer une nouvelle forme d'entremets avec des tranches apparentes pour lequel une seule bouchée suffisait à donner le goût du gâteau entier. C'est son épouse, Andrée Gavillon qui le baptisa « Opéra » en hommage à une danseuse étoile et à ses petits rats qui faisaient des entrechats dans la boutique. L'Opéra reste le gâteau le plus vendu chez Dalloyau. En Asie, on l'offre en coffret-cadeau[4].

Points de vente[modifier | modifier le code]

En 2016, Dalloyau possède onze points de vente en France : 10 en Ile-de-France et un à Marseille, ouvert en mai 2014. La plupart sont des boutiques-salons de thé. Dalloyau dispose également de deux lieux de réceptions privés : le Petit-Palais au Domaine de Chantilly et le Domaine de Vert-Mont à Rueil-Malmaison. À l'étranger, Dalloyau ouvre sa première boutique à l’étranger en 1982 à Tokyo (Japon). En 2016, Dalloyau anime un réseau de franchises comptabilisant 28 boutiques et corners à l'étranger : vingt au Japon, trois en Corée du Sud, deux à Dubaï (Émirats arabes unis), deux à Bakou (Azerbaïdjan) et une à Hong Kong (Chine). Cette maison envisage également, dans la fin des années 2010, d'ouvrir des points de vente dans divers pays européens : Angleterre, en Suisse,au Luxembourg, etc.[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Colette Monsat, « Christelle Bernardé, femme de goût », Le Figaro,‎ , p. 37
  2. a et b Christian Millau, Dictionnaire amoureux de la gastronomie, edi8=2010 (lire en ligne)
  3. Jean Watin-Augouard, Marques de luxe françaises, Eyrolles, (lire en ligne), « Dalloyau », p. 124
  4. Extrait du Grand Larousse Gastronomique, Larousse, 2007, 595 p.
  5. Clotilde Briard, « Dalloyau veut montrer un nouveau visage », Les Échos,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]