Coyote (système)

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Coyote
Développeur Coyote SystemVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version 2005
Dernière version 10.5 (Android et iOS) (15 mars 2017)
Langues MultilingueVoir et modifier les données sur Wikidata
Type avertisseur de localisation
Site web Site officiel

Coyote est un système européen d'avertissement de la localisation (avertisseur de radar) de zones dangereuses par échange d'information entrées par les utilisateurs, au travers du réseau GSM, créé par la société Coyote System.

La technologie associe la géolocalisation en temps réel. Chaque conducteur se connecte à l'intelligence collective de la communauté pour déjouer les aléas de la route en signalant aux autres la présence d'un danger. Trois types d'alertes peuvent être signalés : dangers, sécurité et infos trafic.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coyote System.

En 2003, Fabien Pierlot[1], jeune entrepreneur passionné d’automobile, crée Flash Info. À la manière de la CB (citizen-band), ce serveur vocal permet à une communauté de conducteurs solidaires de s’informer en temps réel de la position des radars par téléphone.

Prolongeant cette idée, Fabien Pierlot crée en 2005 la société Coyote, avec son associé Jean-Marc Van Laethem. Les deux fondateurs associent les technologies GSM et GPS pour créer un boîtier communicant basé sur un principe simple : qui mieux que les automobilistes pour signaler les aléas de la route ? Ils lancent les premiers avertisseurs de radars communautaires en Europe. En un an, la communauté d'utilisateurs rassemble 30 000 abonnés, essentiellement grâce au bouche à oreille.[réf. nécessaire]

À partir de 2012, la société étend la nomenclature de ses alertes et dépose plusieurs brevets notamment pour la mise à jour communautaire des limitations de vitesse et pour la prévention de la somnolence au volant[réf. nécessaire]. La communauté Coyote dépasse en 2013 les 2 millions d’utilisateurs.[réf. nécessaire]

Communauté[modifier | modifier le code]

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La communauté Coyote compte 5 millions d'utilisateurs[réf. nécessaire]. Cette communauté, surnommée « la Meute », parcourt plus de 870 millions de kilomètres chaque mois et remonte en moyenne 4 événements par seconde[réf. nécessaire].

Utilisation légale[modifier | modifier le code]

Le système Coyote est toléré (sous conditions) dans de nombreux pays européens dont la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche et l'Italie.[réf. nécessaire]

Il est strictement interdit en Suisse[2].

Conformité en France[modifier | modifier le code]

Projet de loi 2011[modifier | modifier le code]

Un projet de loi de mai 2011 visant à supprimer les avertisseurs de radar en France[3] a obligé la société Coyote à ne plus signaler la position précise des radars (fixes et mobiles), mais de signaler les « zones dangereuses », équipées ou non, de radars (fixes ou mobiles).

Le , les pouvoirs publics français et les représentants de l’industrie des avertisseurs de radars signent un protocole d’accord qui légalise la transformation des avertisseurs de radars en « assistants d’aide à la conduite ». Ces outils, qui se basent toujours sur un principe d’échange d’informations à la manière d’un réseau social, ne peuvent plus signaler la position précise des radars, mais sont autorisés à avertir de la présence de « zones de dangers ». Ces zones, d’une distance de 4 km sur autoroute, 2 km hors agglomération et 300 mètres en agglomération, peuvent contenir ou non un radar.[réf. nécessaire]

Conformité en janvier 2012[modifier | modifier le code]

Le , une nouvelle mise à jour permet d'obtenir un certificat, garantissant que le système Coyote n'est pas un avertisseur de radar, mais une aide à la conduite (AAC), dès lors que la nouvelle mise à jour a été effectuée[4][réf. insuffisante].

La légalité des AAC via le protocole d’accord, ainsi que les nouvelles règles du marché, sont reconnues dans une décision du Conseil d’État en date du 6 mars 2013[5].

Produits[modifier | modifier le code]

Boîtiers[modifier | modifier le code]

  • Coyote S (2014) : avertisseur avec dashcam intégrée.
  • Coyote Nav (2014) : avertisseur avec navigation intégrée.
  • Coyote Mini (2015) : avertisseur en format mini.

Application smartphone[modifier | modifier le code]

L'application iCoyote[6] est disponible sur les smartphones utilisant les plateformes suivantes : iPhone, Android, Blackberry et Windows Phone.[réf. nécessaire]

Solutions embarquées[modifier | modifier le code]

Coyote Series, développée spécialement pour les constructeurs. Les dangers, les perturbations remontées par la communauté et les limitations de vitesse dans les alertes s’affichent directement sur l’écran du véhicule. Pour en profiter, il suffit d'activer l'option au moment de l’achat du véhicule pour profiter des alertes[7].

Compatible avec Renault (R-Link et R-Link 2)[8] et Toyota[9].

Mirroring[modifier | modifier le code]

Le mirroring, ou réplication d’écran, permet de profiter des applications compatibles du smartphone sur l’écran du véhicule grâce à un simple branchement par câble. L’application Coyote est certifiée Mirroring[10], et est donc reconnue comme non distrayante et parfaitement adaptée à l’utilisation en voiture. La consommation data pour l’utilisation de Coyote en mirroring est imputée au forfait téléphonique.

Abonnements[modifier | modifier le code]

Pour bénéficier des services Coyote, les utilisateurs rejoignent la Communauté en souscrivant à un abonnement payant. Ce modèle économique permet à l'entreprise de garantir un niveau de qualité de service élevé et de poursuivre ses développements en toute indépendance.[réf. nécessaire]

L'entreprise fonde son succès sur un modèle payant vertueux qui permet de financer l’innovation. La société consacre 5% de son chiffre d'affaires en R&D pour la recherche de nouveaux services.[réf. nécessaire]

Services[modifier | modifier le code]

Les alertes[modifier | modifier le code]

  • Zone de danger (danger temporaire, danger permanent, danger en mouvement).
  • Sécurité (route glissante, conditions dangereuses, véhicule à contresens, véhicule arrêté, chaussée dégradée, visibilité réduite, objet sur la voie, accident, rétrécissement).
  • Infos trafic (bouchon faible, moyen ou fort).

Carte info trafic en temps réel[modifier | modifier le code]

En février 2017, Coyote lance sa carte Info trafic en temps réel, enrichie de toutes les perturbations remontées par la Communauté[11].

Coyote Business[modifier | modifier le code]

Depuis le , la loi oblige les entreprises à communiquer le nom de ses collaborateurs ayant commis une infraction routière au volant d’un véhicule de société[12].

En mars 2017, Coyote lance l'offre dédiée aux entreprises qui souhaitent équiper leur flotte automobile de boîtiers de la marque, pour assurer la sécurité des collaborateurs et celle des outils de travail[13].

Pays couverts[modifier | modifier le code]

Note : l'utilisation d'un outil Coyote est illégale dans certains pays, et notamment (sans que cette liste ne soit exhaustive) l'Autriche et la Suisse[2].

Liste des pays couverts par le service Coyote[14] :

La fonction « éclaireurs » est disponible dans les pays suivants : France, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie et Espagne.[réf. nécessaire]

Solutions concurrentes[modifier | modifier le code]

Les principaux concurrents de Coyote sont Waze, Wikango et Inforad.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le flair du "Coyote" », sur Le Point.fr, (consulté le 27 mars 2017)
  2. a et b « Coyote et Cie strictement interdits en Suisse - Moniteur Automobile », sur www.moniteurautomobile.be (consulté le 28 mars 2017)
  3. « Détecteur de radars : les détails du projet d’interdiction » par Stéphane Long, sur 01net.com.
  4. COYOTE SYSTEM atteste par la présente que l’assistant d’aide à la conduite dont les références sont mentionnées ci-dessus, a bien été mis en conformité selon le respect des exigences présentes dans le protocole d’accord signé le 28 juillet 2011 entre le Ministère de l’Intérieur et l’AFFTAC (Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologie d’Aide à la Conduite)[réf. insuffisante].
  5. Philippe Doucet, « Appareils de détection des radars : que dit la loi ? », sur Le Figaro.fr, (consulté le 27 mars 2017)
  6. « L'appli de la semaine : iCoyote », Le Journal du Net.com, 17 décembre 2013.
  7. « Coyote s'invite sur les écrans des constructeurs automobiles », Blog Coyote,‎ (lire en ligne)
  8. « R-LINK2, le système multimédia connecté intuitif - Renault », sur www.renault-multimedia.com (consulté le 27 mars 2017)
  9. « Nouveau système multimédia Toyota Touch 2 », sur Toyota FR (consulté le 27 mars 2017)
  10. (en) « MirrorLink », sur www.mirrorlink.com (consulté le 28 mars 2017)
  11. « Coyote lance sa propre carte d’info trafic », sur Autoday (consulté le 27 mars 2017)
  12. « Les entreprises obligées de dénoncer les conducteurs en infraction », sur Les Échos Business, (consulté le 27 mars 2017)
  13. « Votre meilleur associé est un Coyote – Coyote Business », sur business.moncoyote.com (consulté le 28 mars 2017)
  14. Le service Europe - Pays couverts, sur moncoyote-forum.com, consulté le 9 mai 2017

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]