Trapster

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Le ton de cet article ou de cette section est trop promotionnel ou publicitaire. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Modifiez l'article pour adopter un ton neutre (aide quant au style) ou discutez-en.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Piégeur.
Trapster.com
logo de Trapster.com
Création Novembre 2007
Fondateurs Pete Tenereillo, Fondateur et CEO
Forme juridique Société
Slogan Votre Smartphone ou GPS vous alerte quand vous approchez d'un contrôle de vitesse
Site web www.Trapster.com

Trapster était un réseau social d'alerte des contrôles de vitesse et "un réseau social de smartphones permettant aux automobilistes de se dépanner mutuellement"

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise Trapster est fondée en 2007 en Californie par Pete Tenereillo et lance l'application du même nom en 2008, qui permet à une communauté d'automobiliste de signaler les radars, les contrôles de police et autres dangers sur la route[1]. L'application est développée pour toutes les plate-formes mobiles existantes pour smartphones : Symbian, Blackberry, Windows Mobile, puis sur iPhone et Android[2]. Elle peut aussi s'installer sur certains GPS de marque TomTom ou Garmin[3]. Entre 2008 et 2010, Trapster est parmi les applications les plus téléchargées de la section navigation de l'App Store aux États-Unis. À la fin 2010, l'application compte 9,4 millions de téléchargements pour un nombre d'utilisateurs mensuels compris entre 2 et 2,5 millions[2].

L'application étant gratuite et ne gagnant pas d'argent avec la publicité, la startup se trouve à court de financement fin 2010[2] et est vendue par son fondateur pour un montant non divulgué à Navteq, filiale de Nokia fournissant des cartes numériques et d'autres contenus pour la navigation[3]. Des sources affirment à posteriori que le montant de la transaction était inférieur à 10 millions de dollar[2]. En 2011, à la suite d'un appel de sénateurs aux États-Unis, Navteq supprime la fonctionnalité qui permettait de reporter les contrôles d'alcoolémie[4]. Combiné avec un rythme de mise à jour plus lent, Trapster perd vite en popularité : six mois après son rachat elle n'est plus dans le top des applications sur l'App Store[2]. En 2013, Trapster revendique 19 millions d'utilisateurs dans le monde, mais très peu sont actifs[2]. Le service est fermé à la fin de l'année 2014 après sept ans de fonctionnement[4].

Service[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Les utilisateurs soumettent des emplacements de radars, dangers routiers ou autres indications (écoles, points de recharge électrique) depuis leur smartphones ou le site web et alertent tous les autres utilisateurs de Trapsters présents dans la zone. Une version high tech de l'appel de phare. Le système est totalement gratuit et basé sur le bénévolat.

Le système cartographique utilisé dans Trapster est Navteq.

Une multitude de jeux de voix [5] téléchargeables gratuitement, permet de personnaliser l'application.

Fonctionnalités additionnelles[modifier | modifier le code]

Elle permet de repérer les alertes autour de son domicile, d'en ajouter et de "voter" sur la validité de ces alertes.
  • Le mode "caravane" permet de se suivre ou de suivre le déplacement d'un proche et de s'envoyer des messages
  • Le système "patrol" permet de maintenir la trace de passage des membres dans un sillage de 30 min après qu'ils ont roulé sur un axe (même non-représenté sur la carte). Il est visible par une trace bleutée sur la carte.
  • Les utilisateurs peuvent créer des groupes de confiance, ou adhérer à des groupes existants pour une plus grande fiabilité des informations routières.
  • Les modérateurs du site, peuvent retirer les fausses alertes en fonction des votes et de leur connaissance du terrain.

Comparaison[modifier | modifier le code]

Avantages :

  • La base de "pièges" est mondiale.
  • Hébergée sur un smartphone, l'application ne nécessite pas d'investissement supplémentaire.
  • Trapster est absolument gratuit, sans publicité.
  • Avertit en cas de dépassement de la vitesse autorisée.

Inconvénients :

  • Le sens de déplacement n'est pas pris en compte.
  • Nécessite une couverture GSM/DATA (obligatoire).
  • Consomme des données sur un forfait DATA, environ 8 Mo/jour en mode "widget" sans carte[6] (surfacturé à l'étranger) [7]
  • Communautaire, la base de données n'est pas officielle.
  • Peut être détourné de sa vocation première par des utilisateurs.
  • Carte de visualisation ayant des manques sur certaines régions du monde (Asie).

Légalité[modifier | modifier le code]

Les avertisseurs de radar en général ont vu leur légalité mis en cause à plusieurs occasions dans différents pays, car ils peuvent être considérés comme incitant à enfreindre les règles du code de la route.

En mars 2011, quatre sénateurs des États-Unis ont lancé un appel à Apple, Google et BlackBerry pour qu'ils suppriment de leur kiosque les applications contenant des bases de données de Drive Under Influence checkpoints, c'est-à-dire de contrôles d'alcoolémie. Ils accusaient ces applications d'être dangereuses pour la sécurité publique en aidant les conducteurs ivres à échapper aux contrôles[8]. Cet appel visait en particulier deux applications : Trapster et une autre moins connue Phantomalert[9]. Trapster a été retiré de BlackBerry World mais pas de l'App Store. Il n'y a pas eu d'obligation légale à la suite de cet appel : en 2013, des applications reportant les Drive Under Influence checkpoints étaient toujours présentes sur l'App Store, mais Navteq a préféré supprimer préventivement cette fonctionnalité de Trapster[2].

En France, aussi en 2011, il y eu un projet d'interdiction des dispositifs avertisseur de radar incluant, entres autres, les applications communautaires sur smartphone. Le projet initial proposait d'interdire complètement la commercialisation et la fabrication des avertisseurs[10]. Les fabricants français ont fait du lobbying contre cette mesure invoquant entre autres la défense des emplois français. Pendant les débats sur le texte, des applications internationales comme Trapster ont été vues par des utilisateurs comme une solution de remplacement aux produits français en cas d'interdiction[11]. Le décret mis en application le 4 janvier 2012 a interdit l'utilisation des avertisseurs de radar, mais a autorisé les aides à la conduite signalant des zones de dangers assez larges pouvant inclure un radar. Les fabricants français ont mis à jour leurs appareils et applications pour qu'ils soient conformes à la réglementation. L'utilisation d'avertisseur est devenue passible de 1500€ d'amende et d'un retrait de six points de permis[12]. Trapster étant basé aux États-Unis, il n'a pas été modifié pour signaler des zones de dangers, ce qui rendait le service illégal en France[13],[14]. L'application Waze, beaucoup plus populaire à partir de 2013, a fourni les coordonnées exactes des radars jusqu'en février 2014[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Speed traps -- new way to avoid them »,‎ (consulté le 3 avril 2016)
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) Ludovic Privat, « Nokia’s Trapster Could Have Been Waze », sur http://www.gpsbusinessnews.com,‎ (consulté le 2 avril 2016)
  3. a et b « Nokia s'empare du détecteur de radars Trapster », sur http://www.latribune.fr,‎ (consulté le 2 avril 2016)
  4. a et b (en) « Avoid the Law No More: Trapster Dies with 2014 »,‎ (consulté le 2 avril 2016)
  5. les voix sur youtube
  6. Consommation données
  7. roaming sur wikipedia.
  8. (en) « U.S. senators ask Apple to pull police-evasion apps », sur http://www.cnet.com,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  9. (en) « Smartphone App Surges After Senators Complain It Helps Drivers Avoid DUI Checkpoints », sur http://www.foxnews.com,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  10. « Avertisseur de radars : les détails du projet d'interdiction », sur http://www.01net.com,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  11. « Apple, l’ultime dindon de la farce des avertisseurs de radars ? »,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  12. « GPS, avertisseurs de radars et outils d'aides à la conduite : 10 trucs à savoir », sur http://www.lefigaro.fr,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  13. « Trapster vous informe des dangers routier sur Windows Phone »,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  14. « Que risque-t-on à utiliser un avertisseur de radars? », sur http://www.autoplus.fr/,‎ (consulté le 10 avril 2016)
  15. « Waze ne dira plus où sont les radars »,‎ (consulté le 10 avril 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]