Coppélia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mlle Bozzacchi dans Coppélia (1870).
Léo Delibes, en 1888

Coppélia, ou la Fille aux yeux d'émail est un ballet en deux actes et trois tableaux d'Arthur Saint-Léon, sur un livret de Charles Nuitter, musique de Léo Delibes, d'après le conte d'Hoffmann L'Homme au sable, représenté pour la première fois à l'Opéra de Paris le sous la direction de François Hainl.

Le rôle de Swanilda, tenu par Giuseppina Bozzacchi, est devenu un rôle mythique du répertoire classique.

Tout comme Giselle, Coppélia est composé sur la structure du leitmotiv, empruntant de nombreux passages au folklore d'Europe centrale : les thèmes slaves et la mazurka y occupent une bonne place, tandis que la csárdás apparaît pour la première fois sur scène.

L'intrigue suit le conte d'Hoffmann L'Homme au sable, dans lequel Frantz est fasciné par la silhouette de Coppélia, aperçue derrière la fenêtre de l'atelier du savant Coppélius. Mais elle s'avère n'être qu'un automate...

Argument[modifier | modifier le code]

Le livret met en scène Swanilda, son fiancé Frantz et le vieux Coppélius, fabricant de poupées automates, dont l'ambition est d'en créer une dotée d'une âme .

Frantz s'éprend de la dernière création du vieillard, entrevue par la fenêtre : Coppélia qu'il croit vivante.

Swanilda, jalouse s'introduit dans l'atelier. Frantz y pénètre à son tour, surpris par Coppélius qui tente à l'aide d'un breuvage de sa composition de l'endormir pour lui ravir son âme.

C'est alors que la poupée Coppélia s'anime, et pour cause : Swanilda a pris la place de la poupée.

Elle brise les automates et s'enfuit avec son fiancé qu'elle épousera à la fête du village...

Autres versions[modifier | modifier le code]

Marius Petipa en donne une nouvelle version en 1884, puis le XXe siècle se le réapproprie, avec George Balanchine (1974), Roland Petit (1975) ou Maguy Marin (1993).

Une version chorégraphiée par Charles Jude est créée le 22 juin 1999 au Grand-Théâtre de Bordeaux et dans une inventive scénographie de Giulio Achilli, qui cite la peinture d’Edward Hopper, Charles Jude nous propose une Coppélia rajeunie et enlevée où ses marins en goguette ont un petit air à la Jerome Robbins de On the Town et de Fancy Free. Cette version était encore en représentation au printemps 2016 à Toulouse[1].

Hommages[modifier | modifier le code]

Panneau du salon des glaces Coppelia à La Havane

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]