Conférence de San Francisco

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La conférence de San Francisco, se déroulant dans la ville du même nom, a été initiée par les États-Unis et a regroupé 51 États (48 États et 3 sièges pour l'URSS : un pour l'Ukraine, un pour la Biélorussie et un dernier pour l'URSS elle-même) du 25 avril au 26 juin 1945 afin d'établir une alliance commune. Sa convocation avait été décidée en février lors de la conférence de Yalta. C'est à l'issue de la Conférence de San Francisco que naquit l'Organisation des Nations unies (ONU), avec la signature de la Charte des Nations unies.

C'est Georges Bidault, ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire dirigé par Charles de Gaulle, qui était le chef de la délégation française à cette conférence. Il a obtenu, avec l'appui de l'Union soviétique, du Canada, et de plusieurs pays latino-américains, que le français soit langue de travail à égalité avec l'anglais[1]. C'est sur les instructions de De Gaulle que Georges Bidault fit prévaloir le maintien du français comme langue officielle de l'ONU et comme langue de travail du Secrétariat de cette organisation avec l'anglais[2].

Critique[modifier | modifier le code]

En novembre 2001, le mensuel Le Monde diplomatique publie un article de l'écrivain et journaliste néo-zélandais Nicky Hager, expliquant notamment la façon dont les États-Unis ont profité de la localisation de la Conférence sur leur territoire pour espionner massivement les diplomates présents dans leurs communications avec leur capitale respective. « Recueillis par les compagnies télégraphiques, leurs télégrammes, cryptés, furent décodés par des officiers opérant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, puis transmis aux négociateurs américains. Ce fut un succès total... »[3].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]