Comité révolutionnaire central

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir CRC.

Le Comité révolutionnaire central (CRC) est un parti politique français de tendance socialiste blanquiste, actif depuis 1881. Il a partiellement essaimé en 1898 en plusieurs branches, dont l'une donnera la SFIO, ancêtre du Parti socialiste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Comité révolutionnaire central a été créé en 1881 par Edouard Vaillant pour poursuivre le combat d'Auguste Blanqui (1805-1881). Le CRC se situe dans la ligne blanquiste : activisme révolutionnaire et goût de la conspiration, athéisme et patriotisme en référence au jacobinisme de la Révolution française, socialisme.

Le CRC sera fragilisé en 1888 par la scission d'une partie des cadres et militants qui le quittent pour suivre le général Boulanger (Henri Rochefort, Ernest Granger, Ernest Roche) et par la mort brutale du Général Emile Eudes (cofondateur du CRC et ancien Ministre de la Guerre de La Commune mort brutalement en 1888). Les "blanquistes boulangistes" créent le Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR). Le boulangisme, qui synthétise nationalisme jacobin et socialisme, apparaît à certains comme une voie possible vers le socialisme.

Après la scission boulangiste, Vaillant recentre le CRC sur l'action syndicale et l'idée de grève générale. Il est renforcé en 1896 par l'accueil d'élus et de responsables régionaux exclus du POSR de Jean Allemane (regroupés en 1897 sous le label d'Alliance communiste révolutionnaire (ACR)).

En 1898, le Comité révolutionnaire central donne naissance au Parti socialiste révolutionnaire (France) (PSR)[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, La Troisième République, Fayard, coll. « Biographies Historiques », (ISBN 9782213638850), p. 481