Famille Clicquot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Clicquot (orgue))
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Clicquot.

La famille Clicquot est une ancienne famille bourgeoise de Reims en Champagne.

Elle a donné deux branches principales qui sont distinguées, l'une comme négociants et éleveurs de vin de Champagne qui est éteinte en 1805, l'autre comme facteurs d'orgues à Paris qui est subsistante.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Le premier auteur connu est Husson Clicquot, qui était marchand-tonnelier à Reims vers 1550. Son fils, Paul Clicquot, mort en 1601, fut aussi marchand-tonnelier à Reims. Son fils Antoine (I) Clicquot, qui lui succède comme maître tonnelier à Reims, a deux fils: Nicols Clicquot qui s'établit a Paris et donne la dynastie des facteurs d'orgues, et Antoine II Clicquot, marchand tonneliers à Reims, qui est la souche des négociants en vin de Champagne.

Branche ainée subsistante Clicquot de Mentque[modifier | modifier le code]

Antoine (I) Clicquot ((1570-1635), est l' auteur de la branche ainée Clicquot.

Son fils ainé, Nicolas, mort avant 1672, est le père de Robert Clicquot (1644-1719), Maître-facteur d'orgue parisien, dont le fils Louis-Alexandre Clicquot (1680-1760) et le petit-fils, François-Henri Clicqot (1732-1790), sont, à leur tour, célèbres facteurs d'orgue à Paris. Charles Clicquot (1773-1857) épouse Pauline Martin de Mentque. Il obtient l'autorisation impériale d'ajouter le nom de son épouse à son patronyme. Il est colonel-directeur des Parcs de construction militaires, chevalier de Saint-Louis, commandeur de la Légion d'honneur. Il est l'auteur de la branche ainée subsistante Clicquot de Mentque[1].

Branche cadette éteinte Clicquot-Ponsardin[modifier | modifier le code]

Antoine (II) Clicquot, (né vers 1612) est le fils cadet d'Antoine (I) Clicquot ( 1570-1635). Il est l'auteur de la branche cadette des négociants en vin de Champagne qui compte, parmi ses descendants:

  • Guillaume Clicquot, né en 1708, procureur aux traites foraines de Reims, conseiller du roi.
  • Philippe Clicquot (1743-1819), banquier et propriétaire de vignes à Reims.
  • François Clicquot (1774-1805), négociant en champagne. Il épouse le 11 juin 1798, à Reims, Barbe Ponsardin 1777-1866) qui deviendra la célèbre Veuve Clicquot-Ponsardin. Leur fille unique:
  • Clémentine Clicquot (1799-1863) épouse Louis-Marie-Joseph, comte de Chevigné (1818-1877). Leur petite-fille, Marie-Clémentine de Chevigné (1818-1877), épouse Louis de Rochechouart, comte de Mortemart. Leur arrière-petite-fille, Anne de Rochechouart de Mortemart, épouse le 10 mai 1867, Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès: elle deviendra la célèbre duchesse d'Uzès dont le nom est consacré par l'Histoire[2]-[3].

La branche Clicquot-Ponsardin est éteinte depuis 1805.

La dynastie Clicquot de facteurs d'orgue parisiens[modifier | modifier le code]

La dynastie de facteurs d'orgue (ou organiers) s'est établie à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le membre fondateur est Nicolas, qui a pour gendre le facteur parisien Étienne Enocq. de son second mariage avec Antoinette Fuyard, il a un fils Robert Clicquot (1645-1719), qui lui succède comme facteur d'orgue, qui épouse à Reims le 9 mai 1672 Marie Colbert (1652-1734), fille de Jean Colbert, maître écrivain à Reims, probablement un très lointain parent du ministre Colbert.

Principales personnalités[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Simon Clicquot (Reims, - Paris, ), fils aîné du précédent, facteur d'orgues ordinaire du Roi. On ne sait quasiment rien de ses travaux, si ce n'est qu'en 1701 il travaille à l'orgue des Dominicaines de Poitiers.
  • François-Henri Clicquot (Paris, 1732 - Paris, 1790), fils de Louis-Alexandre et beau-frère d'Adrien Lépine, avait le titre de facteur d'orgues du roi. À la mort de son père, il reprend l'atelier familial en restaurant les instruments construits par ses ancêtres. Les travaux très importants effectués à Saint Gervais en 1758 constituent l’un de ses tout premiers chantiers. Il construit ensuite l’orgue monumental de Saint Sulpice (64 jeux) puis celui de Saint Nicolas-des-Champs et de l'église Saint Laurent. Sa renommée s'étend à la France entière (grand orgue de la cathédrale de Nantes). Les instruments qu’il construit sont réputés pour la splendeur de leur harmonie, la couleur de leurs jeux de flûte et la rondeur des batteries d'anches. Ils comptent parmi les plus beaux chefs-d'œuvre de l'« orgue classique français ». Son nom demeure encore aujourd'hui parmi les plus connus de la facture d’orgue grâce aux instruments de Souvigny (1782) et de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (1790), son dernier chef-d’œuvre. En 1789 il commence une Théorie pratique de la facture d'orgue restée à l'état d'ébauche à cause de son décès le lundi de la Pentecôte, .

Instruments réalisés par les Clicquot[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Exemples sonores[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Perrot joue la Romance (extrait) de l’Art du facteur d’orgues de Dom Bedos de Celles sur l’orgue Clicquot de Souvigny

Source[modifier | modifier le code]

  • Norbert Dufourcq, Le Livre de l'Orgue Français, tome III, la Facture, 2e partie, Picard, (ISBN 2-7084-0031-2)
  • Claude Noisette de Crauzat, L'Orgue Français, Atlas, (ISBN 2-7312-0524-5)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, éd. Sédopols, 2012, p.217-218
  2. Diane de Maynard, La descendance de Madame Clicquot-Ponsardin, éd. Mayenne, Joseph Floch, 1975
  3. Souvenirs de la duchesse d'Uzès, née Mortemart, Plon, 1939

Article connexe[modifier | modifier le code]