Henri Ledroit

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Henri Ledroit
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Henri Ledroit, né le à Villacourt et décédé le à Nancy est un contreténor français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Ledroit a fait ses études (piano, musique de chambre, harmonie, histoire de la musique, chant) aux conservatoires de Nancy et Paris.

Il rencontre en 1972 Alfred Deller lors d'un stage à Lacoste, où Deller réside une partie de l'année. Deller remarque ses dispositions vocales exceptionnelles, l'encourage et lui fait travailler sa voix de contreténor.

Henri Ledroit se perfectionne dans le chant baroque auprès de Nikolaus Harnoncourt, Nigel Rogers, ainsi que de René Jacobs avec qui il donne aussi de nombreux concerts. Il prend part à de nombreuses représentations à travers l'Europe, notamment avec le Clemencic Consort (musique du Moyen Âge), Philippe Herreweghe (Passion selon saint Matthieu en 1980), Jean-Claude Malgoire, Ton Koopman et Michel Corboz. Remplaçant Paul Esswood au pied levé dans David et Jonathas de Marc-Antoine Charpentier, où il n'avait été engagé que pour interpréter le rôle de la pythonisse en alternance avec René Jacobs), il soulève l'enthousiasme[1].

Dès 1976, Henri Ledroit commence une carrière lyrique, et enregistre notamment :

En 1983, il chante Orlando de Haendel dans la mise en scène de Christian Gangneron (ARCAL), dont malheureusement il n'existe aucune trace sonore, puis en 1985, l'Ormindo de Francesco Cavalli.

Parallèlement, il donne des concerts en France et en Europe. Il participe aussi à des productions contemporaines, Georges Aperghis avec En un Tour de Main (pour alto solo) en 1986, Un déchainement si prolongé de la grâce de Jacques Lenot. Son dernier enregistrement sera, en 1987, l'anonyme Tristan et Iseult, avec la Boston Camerata dirigée par Joel Cohen.

Il décède d'une septicémie au CHU de Nancy-Brabois (source : sa famille), le 10 mai 1988, à l'âge de 42 ans.

Discographie[modifier | modifier le code]

Si Solstice[2] et Ricercar ont publié la majorité de ses enregistrements, bien d'autres labels ont enregistré Henri Ledroit, comme CBS, Still, RCA, Harmonia Mundi. Cette dispersion rend difficile la collation d'une discographie exhaustive.

Le label belge Ricercar a réalisé 7 enregistrements avec le musicologue Jérôme Lejeune, dont :

  • La cantate Orphée descendant aux enfers (H 471), Stances du Cid (H 457, 458, 459), Tristes déserts (H 469), Ah! qu'on est malheureux (H 443), Amour vous avez beau redoubler mes alarmes (H 445), Rendez-moi mes plaisirs (H 463), Auprès du feu (H 446), Le bavolet (H 499 a), Epitaphium Carpentarii (H 474) de Marc-Antoine Charpentier (Ricercar 1987) ;
  • les Deusche Barock Kantaten, volumes I & II ;
  • les cantates de la famille Bach ;
  • Motetti Ed Arie (compositeurs en lien avec la ville de Venise) ;
  • Motets à voix seule, (Gérard Lesne, écho) de Henri Dumont, Ricercar Consort (1984) Diapason d’or.
  • Motets pour La Chapelle du Roy de Henry Dumont, La Chapelle Royale, dir. Philippe Herweghe. Harmonia Mundi
  • des enregistrements inédits (constitués, après son décès, de prises et d'enregistrements non retenus pour le choix d'albums. Périodes 1982,1983,1984,1987).

Parmi ses autres enregistrements, on peut citer :

  • Six cantates profanes de Haendel, avec Noëlle Spieth, clavecin, et David Simpson, violoncelle, Solstice.
  • Guillaume-Gabriel Nivers, Œuvres vocales et instrumentales, avec Louis Thiry à l'orgue réalisé par le facteur Louis-Alexandre Clicquot en 1739 à l'église Saint-Jacques Saint-Christophe d'Houdan, Solstice, 1985.
  • Miserere H 219, Pour la seconde fois que le Saint Sacrement vient au même reposoir H 372, Pour le Saint sacrement au reposoir H 346, Motet pour l'offertoire de la messe rouge H 434, de Marc-Antoine Charpentier. Chœur et orchestre de la Chapelle Royale, dir. Philippe Herweghe. Harmonia Mundi 1985
  • Messe de Minuit H 9 de Marc-Antoine Charpentier, La Grande Ecurie & la Chambre du Roy dir. Jean Claude Malgoire. CBS Sony 1982
  • Motets de François Couperin, Ian Honeyman, Michèle Ledroit, René Schirrer, Jean-Charles Ablitzer, continuo. CD Still 1984.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Quel timbre fabuleux ! À faire pâlir les étoiles. Il nous aura ébloui. » (Télérama); « Henri Ledroit est le contreténor français que les amateurs de musique ancienne attendaient. Un timbre très clair, pur, souplement mené, un style parfait et un musicalité naturelle » (Scherzo)
  2. Depuis 1982, Henri Ledroit avait réservé au label Solstice la quasi-totalité de ses enregistrements discographiques.

Liens externes[modifier | modifier le code]