Classe Marshal Ney

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Classe Marshal Ney
Image illustrative de l'article Classe Marshal Ney
Le HMS Marshal Ney en 1915.
Caractéristiques techniques
Type Monitor
Longueur 108,2 m
Maître-bau 27,4 m
Tirant d'eau 3,2 m
Déplacement 6 900 tonnes
Propulsion 2 moteurs diesel
Puissance 1 500 cv
Vitesse 6,6 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage Bulges et coffres blindés[1]
Armement Origine : 2 canons de 15 pouces (381 mm)
8 canons de 4 po. (en) (102 mm)
3 canons de 3 po. antiaériens (76 mm)
3 canons de 12 livres
En 1931, pour le Marshal-Soult : 2 canons de 15 pouces
8 canons de 4 pouces
2 canons de 3 po. antiaériens[1]
Rayon d’action 1 500 milles marins[1]
Autres caractéristiques
Équipage En 1931, pour le Marshal-Soult : 280[1]
Histoire
Constructeurs Palmers Shipbuilding and Iron Company
A servi dans Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Date début commande 1915
Période de service 1915-1957
Navires construits 2
Navires prévus 2
Navires démolis 2
Navires préservés 0
Classe Abercrombie Suivant

La classe Marshal Ney est une classe de deux monitors construits pendant la Première Guerre mondiale pour la Royal Navy.

Conception[modifier | modifier le code]

Le HMS Marshal Soult.
Essais du HMS Marshal Ney le 26 août 1915.

Le besoin de monitor pour bombarder les positions ennemies au bord de la Manche essentiellement le long de la côte belge[1] est devenu évident au début de la guerre. Ces navires sont conçus avec une certaine hâte. La conception de ces monitors est confiée par le Director of Naval Construction (en) (directeur des constructions navales) Eustace Tennyson d'Eyncourt à son assistant Charles S. Lillicrap. Au moment où les navires de la classe Marshal Ney sont lancés, quelques 33 monitors de diverses sortes sont commandés. La modernisation des HMS Renown et HMS Repulse induit que des tourelles de canons de 15 pouces ayant une portée de 29 400 m[2] sont disponibles. Le First Sea Lord John Arbuthnot Fisher, et le Lord de l'Amirauté Winston Churchill décident que ces deux tourelles seront montées sur les deux monitors en question. Ces deux unités, initialement désignées M 13 et M 14, prennent les noms de deux maréchaux français d'Empire : Nicolas Jean-de-Dieu Soult et Michel Ney[2].

Pour les machines, ces deux monitors stationnés à Douvres sont équipés de moteurs diesel avec une réserve, pour le Marshal-Soult de 235 tonnes de mazout[1], ce qui est une nouveauté - à l'époque la majorité des navires est à vapeur. L'utilisation de moteurs diesels signifie qu'ils n'ont pas besoin de chaufferies, diminuant ainsi le tirant d'eau. Les moteurs diesels permettent aussi de réduire la taille des échappements (cheminées). Ces moteurs sont conçus originellement pour des cargos beaucoup plus petits, ils sont donc particulièrement lents.

Ceux du Marshal Ney ont été construits avant-guerre par la société allemande MAN, ce qui fait qu'il était extrêmement difficile de trouver les techniciens spécialisés et les pièces de rechange nécessaires pour ceux-ci.

Le Marshal Soult est lui équipé de moteurs Vickers qui bien que peu puissants sont fiables. Ce navire, allant à une vitesse maximale de 7 nœuds, reste jusqu'en 1917 le plus efficace de sa catégorie dans son rôle de bombardement côtier. Bien que ces attaques ont fait relativement peu de dégâts et très peu de victimes, ils ont forcé l'armée impériale allemande et la marine impériale allemande à renforcer massivement leurs défenses côtières[2].

Le Marshall-Ney tient, en 1931, le rôle de ponton sous le nom de Vivid depuis juin 1922 dans le port de Gosport puis connu comme le Drake en janvier 1934 et le Alaunia II de 1947 jusqu'en 1957 tandis que le Marshall-Soult est classé dans les bâtiments spéciaux[1]. Ce dernier est vendu en 1946.

Navires[modifier | modifier le code]

  • HMS Marshal Ney, lancé le 17 juin 1915, commissionné en août 1915, démoli en 1957.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g P. Vincent-Bréchignac, Les Flottes de combat 1931, Paris, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales,‎ , 704 p., p. 242.
  2. a, b et c (en) « Royal Navy Monitors: Big, Bigger and Biggest », sur Avalanche Press,‎ (consulté le 18 juin 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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