Chemin de fer de Guise à Hirson

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Chemin de fer de
Guise à Hirson
Image illustrative de l'article Chemin de fer de Guise à Hirson
La gare d'Étréaupont, au début du XXe siècle,
avant sa reconstruction à voie normale.
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1910
Fermeture 1978
Concessionnaires Nord (1900 – 1937)
SNCF (1938 – 1978)
déclassée (à partir de 1978)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 237 000
Longueur 39,2 km
Écartements Voie métrique (1,000 m) et
voie normale (1,435 m)
Nombre de voies Anciennement à voie unique
Trafic
Propriétaire Département de l'Aisne
Trafic Chemin de fer secondaire
Schéma de la ligne

Le chemin de fer de Guise à Hirson, officiellement appelé ligne de Flavigny-le-Grand à Ohis - Neuve-Maison, a relié ces deux villes du département de l'Aisne. Il est concédé à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il fonctionna entre 1910 et 1978.

La ligne est construite à l'écartement métrique. Totalement détruite pendant la première guerre mondiale, elle est reconstruite en 1919 en écartement normal pour éviter les ruptures de charge, et servira jusqu'en 1978[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une ligne de Guise à Wimy à écartement standard est concédée à titre éventuel par l'État à Compagnie des chemins de fer du Nord, selon les termes d'une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 5 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[2].

En remplacement de la ligne précédente jamais déclarée d'utilité publique, une ligne de Guise à Wimy et à Hirson à écartement métrique est concédée à titre définitif par l'État à Compagnie des chemins de fer du Nord, selon les termes d'une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 4 juillet 1899. Cette convention est approuvée par une loi le 12 avril suivant, qui déclare la ligne d'utilité publique à titre d'intérêt général[3].

En 1918, la voie métrique est remplacée par une voie normale.

La section terminale Ohis-Neuve-Maison était intégrée jusqu'au à la ligne de Busigny à Hirson, jusqu'alors exploitée sous le régime de la signalisation simplifiée et neutralisée à cette date[4].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Guise – Étréaupont – Hirson : (39 km), ouverture 1910, fermeture 1978[5].

Le pont sur le Canal de la Sambre à l'Oise situé entre Lesquielles-Saint-Germain et Grand-Verly était partagé entre la ligne et celle du chemin de fer de Guise au Catelet, nécessitant des mesures de sécurité particulières placées sous l'autorité du chef de gare de Lesquielles-Saint-Germain[4].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La Compagnie du Nord délègue l'exploitation de la ligne :

De 1968 à la reprise de l'exploitation par la SNCF, l'ensemble de la ligne était exploité suivant le réglement général de l'exploitation de la Compagnie des chemins de fer secondaires, avec suppression du cantonnement[4].

En 1969, la ligne était exploitée en semaine par un aller-retour fret quotidien, tracté par une locomotive BB 63000 du dépôt d'Aulnoye, suivant l'horaire suivant :

  • Départ d'Hirson à 8h33, arrivée à Guise à 11h01 ;
  • Départ de Guise à 12h30, arrivée à Hirson à 14h58[4].

Pour les marchandises, le trafic de la ligne était alors essentiellement assuré à Guise par les établissements Godin et à Effry par les établissements Briffault[4].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Locomotive type 150T construite par SLM à Winterthur.

Locomotives à vapeur :

  • type 130 T, construites en 1906 aux ateliers Saint-Martin (Nord-Belge), nos 1 à 6, poids à vide 24 tonnes ;
  • type 150 T, livrées en 1911 par SLM Winterthur, 2 unités, nos 51 à 52, poids à vide 41,5 t.

En 1919, le matériel roulant à voie métrique est transféré sur le chemin de fer d'Aire-sur-la-Lys à Berck-Plage.

Vestiges et matériels préservés[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Axe vert de la Thiérache et EuroVelo 3.

La majeure partie de l'emprise de la ligne, rachetée par le conseil départemental de l'Aisne, a été transformée en voie verte dénommée l'axe vert de la Thiérache. Celui-ci permet de découvrir les anciennes gares (à l'exception de celle de Sorbais) [6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Blaise Pichon, « OHIS-NEUVE-MAISON - WIEGE-FATY-ROMERY », (consulté le 4 juillet 2017)
  2. « N° 14214 - Loi qui approuve la convention passée, le 5 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer du Nord : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 333 - 339 (lire en ligne).
  3. « N° 38134 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer à voie étroite de Guise à Wimy et à Hirson, et approuve la convention provisoire passée, le 4 juillet 1899, entre le ministre des Travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Nord : 12 avril 1900 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 60, no 2164,‎ , p. 2189 - 2192 (lire en ligne).
  4. a, b, c, d et e M. Parmentier, article cité en bibliographie.
  5. a et b « Aisne (02) », Liste des chemins de fer secondaires, FACS (consulté le 23 juin 2015).
  6. « Thiérache - Axe Vert », sur carnetdesentier.com (consulté le 24 juin 2015).
  7. « EV3 : La Scandibérique / Axe Vert de Thiérache, de Hirson à Guise », Les véloroutes et voies vertes de France (consulté le 4 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]