Ahmedou Hamahoullah

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Ahmedou Hamahoullah appelé aussi cheikh Hamallah est une personnalité religieuse malienne né à Kamba Sagho au Mali en 1881 d’un père érudit de Tichitt en Mauritanie et d’une mère peule du Mali[1]. Il est le fondateur d'une branche de la Tijaniyya désignée sous le nom de hamallisme ou hamawiyya.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Enseignement religieux[modifier | modifier le code]

Opposition à la France[modifier | modifier le code]

Le , la maison du cheikh Hamallah est encerclée dès l'aube. L'avion qui le transporte décolle à 6 heures. Presque tous les talmid tidjanes de Nioro sont arrêtés le même jour et torturés[réf. nécessaire], avant d'être déportés dans les camps de concentration d'Ansongo, de Bourem et de Kidal.

Entre-temps, Chérif Hamahoullah arrive à Dakar le même jour. Le Haut commissaire en Afrique française du gouvernement de Vichy fait conduire à son palais dakarois Cheikh Hamahoullah, menottes aux poignets, avant de le présenter à une assemblée de grands marabouts Sénégalais comme Seydou Nourou Tall réunis pour la circonstance.

Sur l'ordre du gouverneur Boisson, Cheikh Hamallah est reconduit en prison. Le 21 juin, le chérif de Nioro est embarqué dans un avion militaire à destination de l'Algérie.

En 1942, Cheikh Hamallah est de nouveau déporté en France. Il est ensuite transféré à Évaux-les-Bains, dans la Creuse au début d'avril 1942 où il a pour compagnons de détention des personnalités de la IIIe République Française, dont Édouard Herriot.

Un prétendu document de la Sûreté nationale relate que cheikh Hamallah n'a pu s'adapter ni au climat ni aux conditions de vie en France. La demande de transfert en Corse, en date du 28 août 1942, du médecin attaché à son centre d'internement est refusée, et en octobre 1942, le maître de Nioro serait selon le dire du pouvoir coloniale, déjà gravement malade. Il a été, semble-t-il, transféré d'urgence à l'hôpital d'Aubenas avant d'être envoyé à celui de Montluçon. Là, il a été traité par le docteur Bons d'après les autorités coloniales française.[réf. nécessaire]

Toutefois aucun document officiel émanent des autorités médicales n'attestent de son décès. D'ailleurs le nom figurant sur l'acte de décès établi par la mairie est différent de celui du cheikh de la Tijaniyya.

Le décès du maître de Nioro n'a été porté à la connaissance des Africains que le 7 juin 1945. Il a été réaffirmé par une déclaration du sénateur Amadou Doucouré, du Soudan français, publiée dans Paris-Dakar du 7 août 1947.

Il repose à Montluçon d'après les autorités coloniales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un Agneau de Dieu : le Cheikh Hamallâh, A.Q., L'Île verte éditions, 2015, (ISBN 979-1095843009)
  • L’islam et la colonisation en Afrique : Cheikh Hamahoullah, homme de foi et résistant d'Alioune Traoré (1983).
  • Hamallah le protégé de Dieu de Seydina Oumar Dicko (2002)
  • Confrérie et pouvoir, la Tijâniyya hamawiyya en Afrique de l’Ouest : 1909-1965 de Boukary Savadogo (thèse soutenue en 1998)