Charles Heyman

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Charles Heyman
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Décès
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Lieu de travail
Distinction

David Charles Heyman (1881-1915) est un peintre aquarelliste et graveur aquafortiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un coin de Bagnolet (eau-forte, avant 1913)[1].
Dans le Hagdigue (eau-forte, avant 1913)[1].

Né à Paris 18e le 9 août 1881, Charles Heyman est le petit-fils du peintre Jean-François Millet par sa mère[2].

En 1898, âgé de dix-sept ans, il découvre les gravures d'Alphonse Legros exposées à la galerie de Samuel Bing (Paris). Il rencontre ensuite Auguste Lepère, Henri Rivière, Gustave Leheutre (1861-1932), prend des cours auprès de ces deux derniers, puis le jeune-homme décide de se consacrer à l'art de la gravure, vouant une admiration pour Charles Meryon et ses représentations de rues de Paris[3]. Il intègre ensuite l'atelier de Fernand Cormon où il demeure trois ans.

Il est l'auteur d'aquarelles et de plus de 170 pièces gravées originales, somme remarquable étant donnée la brièveté de sa carrière : vues de Paris et de sa banlieue, marines et paysages normands et bretons, usines, trains et voies ferrées sont ses principaux sujets[4].

Le critique Noël Clément-Janin le remarque et lui demande d'illustrer en 1911 l'album Coups d'œil sur Paris publié chez le galeriste-éditeur Charles Hessèle, rue Lafitte, comportant 84 eaux-fortes, plus 63 de ses dessins gravés sur bois par Pierre-Eugène Vibert. En juillet 1913, Clément-Janin salue l'œuvre de Heyman dans La Revue de l'art ancien et moderne[2].

Une autre de ses galeristes est Edmond Sagot (Paris) qui lui conseille d'explorer de nouveaux sujets (gares, wagons, hangars...)[2].

Mobilisé en août 1914, il meurt le 15 mai 1915 sur le front lors de la prise d'Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais)[5].

Conservation[modifier | modifier le code]

Le Cabinet des estampes de la BnF[6] conserve neuf eaux-fortes :

  • Quatre cartons d'invitation (Charles Hessèle, s.d.)
  • Un talus à Frépillon (1907)
  • Une cour près Saint-Julien-le-Pauvre (1908)
  • Train de marchandises (1912)
  • Un marchand rue Saint-Médard (1912)
  • Station de la Plaine (1913, deux états)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Charles Holme (éditeur), Modern etchings, mezzotints and dry-points, Londres, The Studio Publisher, 1913, p. 177-178.
  2. a b et c Bailly-Herzberg 1985, p. 153.
  3. Bailly-HerzBerg 1985, p. 153.
  4. G. Schurr, 2014, p. 523
  5. Mémoire des hommes, notice en ligne.
  6. Notice, Catalogue général de la BnF.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Ginisty, Les Artistes morts pour la Patrie. Août 1914 - décembre 1915, Paris, Librairie Félix Alcan, 1916, p. 31-32lire en ligne.
  • (en) « Charles Heyman », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  • Janine Bailly-Herzberg, « Heyman, Charles », dans Dictionnaire de l'estampe en France de 1830 à 1950, (ISBN 9782080120137), p. 153.
  • Pierre Sanchez et Xavier Seydoux, Charles Heyman (1881-1915). Catalogue raisonné de l'œuvre gravé, préface de Michel Wiedeman, Paris, L'Échelle de Jacob, 2000.
  • « Heyman Charles », dans Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Les Petits Maîtres de la peinture 1820-1920, Paris, Les éditions de l'amateur, 2014, p. 523.

Liens externes[modifier | modifier le code]